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Logement et pauvreté
La croissance économique n’a pas profité à tout le monde Le recensement de 2006 en chiffres Les locataires sont plus pauvres qu’il y a 25 ans Logement et pauvreté : un lien direct Quand des locataires n’y arrivent tout simplement plus... Femmes et logement : encore locataires et mal logées Un peu mieux pour les familles, pas pour les personnes seules Un parc de logements qui se dégrade Les Autochtones : des conditions de logement déplorables Les sans-abri : la catastrophe s’amplifie L’avenir du logement social n’est pas encore assuré TABLEAU : |
Un parc de logements qui se dégradeLe recensement de 2006 révèle qu’au Québec, 112 755 logements locatifs ont besoin de réparations majeures et 328 365 de réparations mineures. Lors du recensement de 2001, ces chiffres étaient respectivement de 95 875 et de 280 180. En termes de pourcentages, ce sont 8,9 % des appartements qui ont maintenant besoin de réparations majeures et 25,9 % de réparations mineures.
Photo : Jacynthe Morin. La situation est encore pire dans certaines villes ou quartiers. À Montréal par exemple, le pourcentage de logements nécessitant des réparations majeures est de 10,6 % et il atteint 14,6 % dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, 14,1 % dans Côte-des-Neiges, 13,7 % dans Notre-Dame-de-Grâce, 13,6 % dans Saint-Henri et Lachine, 13,3 % sur le Plateau Mont-Royal. À Salaberry-de-Valleyfield, il est de 11,8 %. À Québec, où il est de 7,5 % pour l’ensemble de la ville, il monte à 10,9 % dans le quartier Saint-Sauveur. Un parc de logements locatifs qui vieillitLes associations de propriétaires reconnaissent également l’ampleur des problèmes de qualité des logements, mais elles blâment à l’unisson la méthode actuelle de fixation des loyers au Québec, en particulier l’ajustement accordé pour les travaux majeurs, qui décourage, à leur avis, le bon entretien des logements. Si c’est la méthode de fixation des loyers du Québec qui est en cause, comme le prétendent les associations de propriétaires, comment peuvent-elles expliquer que les besoins de réparations majeures soient supérieurs à l’échelle du Canada (9,6 %) et dans sept provinces canadiennes sur les neuf restantes qui ont autant de règles différentes en matière de fixation des loyers ? Il est vrai que les besoins de rénovation ont plus crû rapidement au Québec que dans l’ensemble du Canada entre 2001 et 2006, mais ils y sont encore inférieurs et, s’il faut en trouver la raison, c’est beaucoup plus du côté du vieillissement du parc de logements locatifs qu’il faut chercher que du côté de la méthode de fixation des loyers. Au Québec, 76,6 % des appartements ont plus de vingt ans et 58,4 % ont plus de trente ans. Or, ces pourcentages sont respectivement de 75,6 % et de 53,4 % à l’échelle du Canada. Véronique Boudreault
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