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Logement et pauvreté
La croissance économique n’a pas profité à tout le monde Le recensement de 2006 en chiffres Les locataires sont plus pauvres qu’il y a 25 ans Logement et pauvreté : un lien direct Quand des locataires n’y arrivent tout simplement plus... Femmes et logement : encore locataires et mal logées Un peu mieux pour les familles, pas pour les personnes seules Un parc de logements qui se dégrade Les Autochtones : des conditions de logement déplorables Les sans-abri : la catastrophe s’amplifie L’avenir du logement social n’est pas encore assuré TABLEAU : |
Logement et pauvreté : un lien directLes statistiques ne trompent pas : ce sont les personnes et les familles qui possèdent les plus faibles revenus qui courent davantage de risques de consacrer un pourcentage trop élevé de leur revenu en loyer.
À la Chaudronnée de Sherbrooke (photo : Denis Thériault). Lors du recensement de 2006, les ménages locataires qui devaient payer 30 % et plus de leur revenu en coûts de logement avaient un revenu médian de 14 778 $, ce qui est beaucoup plus bas que celui de l’ensemble des ménages locataires qui était au même moment de 29 416 $. Lorsque c’est 50 % ou plus de leur revenu qui passait en loyer, le revenu médian des locataires était de 9 498 $. Ce revenu baissait à 5 828 $ parmi les ménages consacrant plus de 80 % de leur revenu en loyer. Ça joue dans les deux sensEn revanche, le pourcentage trop élevé du revenu consacré au loyer empêche les locataires de subvenir à tous leurs autres besoins. L’Association canadienne des banques alimentaires, rebaptisée depuis ce temps Banques alimentaires Canada, affirmait dans son Bilan faim 2007 que « les opérateurs de banques alimentaires de tout le pays ont rapporté que le coût du logement est une contribution majeure du besoin d’aide alimentaire d’urgence[1] ». D’après le dernier Bilan faim, en mars 2008 au Québec, 156 215 personnes, dont 35,7 % d’enfants, ont été aidées par des banques alimentaires. De ce nombre, 59,6 % recevaient des prestations d’aide sociale, 10,3 % avaient un revenu d’emploi, 9,5 % avaient des revenus de pension, 6,4 % recevaient de l’assurance-emploi et 6,0 % étaient sans revenu[2]. Les problèmes de logement et d’insécurité alimentaire se répercutent par ailleurs sur la santé des personnes. Banques alimentaires Canada le reconnaît volontiers : « Le logement doit être considéré comme un élément crucial de la politique sociale et de santé, puisqu’un logement adéquat est clairement lié aux résultats de la politique de la santé mentale et physique, au développement de l’enfant et au bien-être social[3] ». Les riches sont plus riches De 1995 à 2005, le revenu réel des ménages appartenant au cinquième de la population qui était déjà le plus riche a augmenté en moyenne de 2,1 % par année, alors que celui du cinquième le plus pauvre a pour sa part connu une hausse de 0,2 %. Le reste de la population a vu son revenu augmenter de 1,2 %. Ce n’est pas le FRAPRU qui l’affirme, mais un document que l’Organisation de coopération et de développement économiques a publié à l’automne 2008, sous le titre Croissance et inégalités : Distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE. Dans une note particulière sur le Canada, l’OCDE ajoutait : « Les riches du Canada sont particulièrement riches comparés à leurs semblables dans les autres pays. Le revenu moyen des 10 % les plus riches est de 71 000 dollars US en termes de pouvoir d’achat, ce qui représente un tiers de plus que la moyenne de l’OCDE qui est de 54 000 $ dollars US ». Notes
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