D’autres facteurs de risque

L’âge a une influence certaine sur le risque de consacrer un pourcentage trop élevé de ses revenus au paiement de son loyer.

Ainsi, 122 430 ménages locataires de 65 ans et plus consacrent plus que la norme de 30 % de leur revenu pour se loger. C’est 45,5 % de l’ensemble. Ce pourcentage est de 38,3 % chez les ménages de 55 à 64 ans et de 31,7 % chez ceux de 18 à 54 ans.

C’est toutefois chez les ménages de 55 à 64 ans qu’on retrouve le plus haut pourcentage de ménages consacrant plus de la moitié de leur revenu en loyer, celui-ci étant de 20,5 %, alors qu’il est de 15,8 % chez les 18 à 54 ans et de 14,1 % chez les 65 ans et plus.

La précarité financière des ménages locataires de moins de 25 ans les met dans une catégorie un peu à part, qu’ils soient ou non aux études. Le quart des 101 010 locataires de cet âge enfouit 50 % et plus de son revenu en loyer. Pire, 10 665 ménages de moins de 25 ans, représentant 10,6 % de l’ensemble, devraient mettre plus de 100 % de leur revenu pour se loger, s’ils n’avaient pas recours à l’endettement ou ne recevaient pas d’aide, entre autres de leur famille, pour payer leur loyer.

L’immigration

Une étude publiée en 2005 par l’INRS-Urbanisation[1] et basée sur les données du recensement de 2001 démontrait que davantage de personnes issues de l’immigration consacraient un pourcentage trop élevé de leur revenu en loyer que la moyenne des locataires.

Alors que 17,3 % de l’ensemble des ménages locataires payaient plus de la moitié de leur revenu en loyer, ce pourcentage était de 20,2 % chez les personnes immigrantes. Les locataires ayant immigré au cours des cinq années antérieures étaient évidemment les plus à risque (27,4 %), mais les ménages dont l’immigration remontait pourtant entre 10 et 20 ans n’étaient pas épargnés (19,2 %)[2].

Notes

  1. Xavier Leloup, avec la collaboration de Virginie Ferreira, Conditions de logement des ménages immigrants au Québec. Une réalité contrastée, mars 2005. Retour au texte
  2. Idem, p. 116. Retour au texte