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Logement et pauvreté
La croissance économique n’a pas profité à tout le monde Le recensement de 2006 en chiffres Les locataires sont plus pauvres qu’il y a 25 ans Logement et pauvreté : un lien direct Quand des locataires n’y arrivent tout simplement plus... Femmes et logement : encore locataires et mal logées Un peu mieux pour les familles, pas pour les personnes seules Un parc de logements qui se dégrade Les Autochtones : des conditions de logement déplorables Les sans-abri : la catastrophe s’amplifie L’avenir du logement social n’est pas encore assuré TABLEAU : |
Ça a laissé des traces !Une pénurie de logements locatifs qui traîne en longueur, ça laisse des traces. Pas moins de 5400 ménages ont dû recevoir de l’aide du gouvernement et de leur municipalité à un moment ou l’autre depuis l’été 2001, parce qu’ils se sont retrouvés sans logis, dont 3874 à Montréal seulement. Parmi ces ménages, autour de 2700 reçoivent toujours de l’aide. Ces chiffres ne tiennent pas compte des ménages qui ont dû se résigner à déménager dans d’autres villes ou régions, se sont débrouillés avec les moyens du bord ou vivent dans des logements surpeuplés ou trop chers. Ils ne comptent pas non plus les ménages qui sont allés vivre de manière temporaire ou plus permanente chez des parents, des amis, des connaissances ou ont choisi de cohabiter avec d’autres ménages. Le recensement de 2006 dénombrait 36 725 ménages locataires dits non familiaux, parce qu’ils comprenaient plus d’une famille ou qu’ils étaient composés de familles vivant avec des personnes qui n’étaient pas apparentées. Ces ménages représentaient 2,9 % de l’ensemble des locataires, ce pourcentage montant à 3,4 % à Montréal et 3,5 % à Gatineau. Des loyers en hausseLa trace la plus profonde de la pénurie est cependant la hausse du coût du logement depuis l’an 2000. Le Rapport sur le marché locatif de la SCHL permet de constater comment les propriétaires ont profité de l’avantage que leur accordait un marché plus serré. Ainsi, au Québec, le loyer moyen des logements de deux chambres à coucher qui était de 495 $ en 2000 a grimpé à 628 $ à l’automne 2008, pour une hausse de 26,9 %. La hausse est encore plus importante dans la région métropolitaine de Montréal où se retrouvent les 2/3 des logements pris en considération par l’enquête[1]. S’il est vrai, comme les associations de propriétaires se plaisent à le répéter, que les loyers demeurent moins chers au Québec que dans l’ensemble du Canada, la hausse subie depuis 2000 au Québec, elle, a été supérieure à la moyenne canadienne qui a été de 24,07 %. Les hausses de loyer selon la SCHL - 2000 à 2008
Source : Société canadienne d'hypothèques et de logement, Rapports sur le marché locatif, automne 2000 et automne 2008. Salima Kamanda
Note
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