Bulletin 131 – Août 2015

Le bulletin «Toujours au front» – Spécial élections fédérales est en ligne

Bulletin131VignetteLe bulletin numéro 131, spécial campagne électorale fédérale, est en ligne du FRAPRU est sorti des presses. Vous trouverez également tous les articles en ligne.

Dans cette édition:
Assurer l’avenir du logement social;
Toujours une urgence!;
Le logement chez les Autochtones : «Un verrou qui bloque l’accès aux autres droits humains»;
Harper et le logement: la loi du laisser-faire;
Un sombre bilan pour les Conservateurs;
Les demandes du FRAPRU.

Assurer l’avenir du logement social

P. 1 Bannières+personnalités sur René-Lévesque(Toma Iczkovits)

« Péril en la demeure ». C’est l’expression que le Parti libéral du Canada avait choisie en 1990 pour intituler le rapport de son groupe de travail sur le logement. Si l’expression était adéquate à l’époque, elle l’est bien davantage vingt-cinq ans plus tard, au moment de la campagne qui mènera à l’élection d’un nouveau gouvernement, le 19 octobre.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), l’organisme responsable de l’habitation pour le gouvernement canadien, évalue que 1 552 145 ménages ont des besoins impérieux de logement au Canada. De plus, un rapport de recherche, publié en 2014, affirme que plus de 235 000 personnes vivent des situations d’itinérance, à un moment ou à un autre d’une année, au Canada[1]. Lire la suite »

Toujours une urgence !

P. 2 InstallationJour1(Toma Iczkovits)En février 2016, le Canada comparaîtra devant le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Lors de ses deux derniers passages devant ce comité, en 1998 et 2006, il s’était fait recommander de considérer la lutte contre les problèmes d’itinérance et de logement comme « une situation d’urgence nationale ». L’urgence est toujours aussi présente aujourd’hui.

En se basant sur les données de l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) évalue que 1 552 145 ménages, dont 989 385 locataires, ont des « besoins impérieux de logement » au Canada. Ceci signifie soit qu’ils doivent payer un pourcentage trop élevé de leur revenu pour se loger, soit qu’ils habitent un logement dont la qualité n’est pas convenable, soit que leur habitat n’est pas de taille suffisante, soit qu’ils vivent une combinaison de ces problèmes. Au Québec, ce sont 348 485 ménages qui ont des « besoins impérieux de logement », parmi lesquels 270 340 locataires. Lire la suite »

Le logement chez les Autochtones : «Un verrou qui bloque l’accès aux autres droits humains»

IMG_2025-d3e53L’Enquête nationale auprès des ménages, menée en 2011 par Statistique Canada, révèle que sur les 320 035 logements situés dans les communautés des Premières nations, reconnues comme « réserves » au Canada, en vertu de Loi sur les Indiens, 43 % ont besoin de réparations majeures, alors que 37 % sont de taille insuffisante, compte tenu de la grosseur de leur famille. Dans les communautés situées au Québec, 34 % des 38 615 logements nécessitent des réparations majeures et 32 % ne sont pas de taille convenable.

La situation n’est pas moins difficile pour la population inuite vivant dans l’une ou l’autre communauté de ce peuple à travers le Canada. Ainsi, 41 % des 43 460 logements qui y sont situés ont besoin de réparations majeures, alors que 52 % sont de taille insuffisante. Lire la suite »

Harper et le logement: la loi du laisser-faire

P. 3 Bannière de tête sur rue Boisseau (P. Landry)Élu pour la première fois à la tête d’un gouvernement majoritaire, le 2 mai 2011, Stephen Harper a carrément adopté la politique du laisser-faire dans le domaine de l’habitation.

Il a tout d’abord poursuivi les investissements fédéraux dans le logement dit abordable, en annonçant leur prolongation jusqu’à la fin mars 2019. Le budget consacré à l’aide à des ménages considérés comme toujours mal-logés stagne cependant à son niveau de 2001, soit 250 millions $ par année. Compte tenu de la hausse du coût de la vie et surtout de celle des coûts de la construction, cette somme, déjà très largement insuffisante, il y a quinze ans, est devenue carrément ridicule. Lire la suite »

Les demandes du FRAPRU

P. 4 Verso Occup Trudeau_porte affiches (VL)Le FRAPRU réclame que l’ensemble des partis politiques en lice aux élections du 19 octobre s’engagent à:

Maintenir les subventions à long terme aux logements sociaux existants et ce, de manière rétroactive, de manière à ce que ceux qui les ont perdues dans les dernières années puissent les recouvrer ;

Augmenter le budget actuel de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) de 2 milliards $ par année et destiner ces sommes spécifiquement au financement de nouveaux logements sociaux.  Lire la suite »

Un sombre bilan pour les Conservateurs

Le bilan des Conservateurs en matière de logement est désastreux et il l’est tout autant dans les autres domaines sociaux, économiques et politiques.

Économie et emploi

Le Canada est reconnu comme un pays riche et industrialisé. Toutefois, la richesse n’y est pas répartie de manière à assurer un niveau de vie décent pour toutes et tous. Près de 15% de la population canadienne vit sous le seuil de pauvreté relative. Le gouvernement conservateur en fait trop peu pour améliorer cette situation. Lire la suite »