
- Le groupe des Habitations Unies-Vers-Toît (HUVT) devant le projet en construction. Il s’agit d’un projet de 65 unités sur la rue Notre-Dame dans le secteur Gatineau. (photo : François Roy).
Gatineau compte 35 900 ménages locataires auxquels s’ajoutent régulièrement d’autres en provenance d’Ottawa, à la recherche d’un logement moins cher. Cela exerce une pression intense sur le parc de logements gatinois : seulement deux logements sur cent étaient vacants en octobre 2008 et leur loyer moyen, le plus élevé au Québec, était de 653 $ par mois [1]. Pour faire face à cette pénurie, Logemen’occupe demande aux candidats et aux candidates d’appuyer la réalisation d’au moins 500 nouveaux logements sociaux par année.
En octobre 2006, le maire de Gatineau, Marc Bureau, a promis de « construire 700 logements sociaux pour la période 2006-2009 ». Au bout des trois ans, Logemen’occupe estime qu’à peine la moitié est effectivement construite ou en chantier.
À plusieurs reprises, le groupe a interpellé le maire pour que la Ville obtienne une plus grande part des logements subventionnés par le programme AccèsLogis et qu’elle soit maître d’œuvre de leur développement. Son acharnement a donné des résultats : depuis l’an dernier, Gatineau gère localement la réalisation des unités qui lui sont octroyées. On ne sait toutefois pas quelle part elle recevra parmi les 3000 logements annoncés dans le budget Jérôme-Forget de mars dernier.
Pour accélérer la livraison des logements, l’organisme demande aussi la constitution d’une réserve de terrains et l’accroissement de la contribution municipale au financement des projets.
L’aide d’urgence accordée aux sans-logis à cause de la pénurie de logements, n’est par ailleurs disponible que durant les semaines précédant et suivant immédiatement le 1er juillet. C’est un problème à Gatineau qui, sur le modèle d’Ottawa, connaît des fins de baux et des déménagements à l’année longue. Logemen’occupe demande donc aux candidats et aux candidates de s’engager à offrir tout au long de l’année de l’hébergement d’urgence pour les sans-logis. Selon le groupe, la Ville doit aussi se doter d’une politique et d’un service de développement social pour assumer cette responsabilité, au lieu que ce soit la police et à la sécurité publique, comme cela se fait actuellement.

