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N° 119 – Septembre 2009 – Spécial élections municipales


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Les enjeux en matière de logement social à…

Saguenay

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Sonia Côté
Loge m’entraide

Au cours de son dernier mandat, le maire Jean Tremblay a respecté son engagement électoral de 2005, celui d’investir au-delà du Fonds obligatoire de développement du logement social totalisant plus de 2 millions $. Malgré tout, Ville de Saguenay a vécu en juillet 2009 sa première pénurie de logements depuis plus de vingt ans. Les effets de la crise économique (fermeture d’usines, pertes d’emploi dans le domaine forestier, augmentation du taux de chômage, etc...) combinés à des hausses de loyer (10,2 % entre 2005 et 2008) ont un impact majeur sur les conditions de vie des ménages locataires : 700 sont en attente de HLM et 3520 consacrent plus de 50 % de leur revenu au logement.

Dans ce contexte, Loge m’entraide réclame que tous les candidats à la mairie de Saguenay s’engagent à aller une fois de plus au-delà des sommes versées dans le Fonds de développement du logement social et à céder des terrains et-ou des immeubles municipaux afin d’assurer à long terme la réalisation de nouvelles coopératives d’habitation.


Rouyn-Noranda

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Sophie Alix
Alternative pour elles, maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants

Depuis 2007, les locataires de Rouyn-Noranda sont victimes d’une grave crise du logement. Le taux de vacance était à 0,9 % en avril dernier (0,0 % dans les logements pour familles) et, selon le recensement de 2006, 970 ménages consacrent plus de la moitié de leurs revenus au logement. Pourtant, l’Office municipal d’habitation n’a pas de nouveaux projets de logement social dans ses cartons et la Ville n’a fait aucune démarche pour obtenir des unités auprès du gouvernement québécois !

Les élections municipales sont l’occasion de vérifier si le problème est pris au sérieux par les candidats et les candidates à la mairie. Les personnes et les familles mal logées de notre ville ont, plus que jamais, besoin de nouveaux logements sociaux. On ne peut sérieusement pas croire que le « privé va tout régler » alors qu’un 4 1/2 neuf se loue à plus de 850 $ par mois...


Trois-Rivières

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Diane Vermette
Comité logement Trois-Rivières

Trois-Rivières est dotée d’un fonds de développement du logement social depuis la fusion municipale de 2001. Un comité a même été mis sur pied par le maire afin de réfléchir à son utilisation. Toutefois, ce comité ne s’est pas réuni depuis 2006.

Même si les terrains vacants sont rares, le maire a carrément écarté toute inclusion de logements sociaux sur l’énorme terrain de la Tripap, l’usine de pâtes et papiers fermée depuis l’été 2000. Il a plutôt donné son appui à un projet de 1000 condos de luxe !

Malgré tout, un projet d’une douzaine de logements adaptés réalisés par l’Office municipal d’habitation (OMH) est actuellement en cours. Un autre petit terrain a été donné à l’OMH pour développer un immeuble de 6 logements. Cela ouvre la porte à la revendication du Comité logement : que la ville réserve tous ses terrains vacants pour la construction de logements sociaux. C’est ce sur quoi les candidats seront interpellés dans les prochaines semaines.


Sherbrooke

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Normand Couture
Association des locataires de Sherbrooke

À Sherbrooke, nous avons profité, durant les quatre mandats du maire Jean Perrault, d’une porte ouverte pour le développement du logement social. Ce dernier a même utilisé sa présidence à l’Union des municipalité du Québec, puis à la Fédération canadienne des municipalités, pour revendiquer des investissements en logement social auprès des paliers supérieurs. Mais voilà, M. Perrault quitte ses fonctions.

Une campagne active s’annonce pour l’Association des locataires de Sherbrooke. Il faudra convaincre les candidats et les candidates à la mairie de l’importance du logement social. Les engagements suivants doivent aussi être obtenus : augmenter le budget accordé au fonds de développement du logement social, poursuivre le travail pour l’adoption d’un code du logement, faire des pressions pour l’adoption d’un code provincial du logement et doter la Ville d’un programme d’achat et de réserve de terrains en vue de développer des logements sociaux.


Rimouski

À Rimouski, malgré l’ampleur et la diversité des besoins des locataires, les seuls projets avalisés par la Ville sont ceux de l’Office municipal d’habitation. Le plus récent est un projet de 65 logements pour personnes âgées en légère perte d’autonomie. L’administration refuse systématiquement les projets de coopératives ou d’OSBL d’habitation qui lui sont déposés. Il ne s’en est donc pas construit depuis 15 ans ! Tous les candidats à la mairie doivent se positionner clairement en faveur de l’ensemble des formules de logement social, de manière à répondre à la diversité des besoins.

Pour sortir du régime arbitraire actuel, le Comité logement revendique la création d’une table de concertation multisectorielle sur le logement qui recommanderait au conseil municipal des projets de construction.

Afin de régler la pénurie de logements qui perdure, la ville doit aussi faire les pressions politiques nécessaires pour faire adopter la poursuite et la bonification du programme AccèsLogis.

Jacques Métras
Comité logement Rimouski-Neigette


Longueuil

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La gang de La Virevolte.

L’avenir du développement du logement social à Longueuil nous semble plutôt sombre. Depuis les dernières années, trop peu de projets portés par des ménages requérants ont vu le jour. Le développement du logement s’est fait presque exclusivement par l’Office municipal d’habitation. Nous saluons ce développement car les besoins sont nombreux sur notre territoire. Par contre, nous nous inquiétons de la rareté des terrains et des bâtiments vides disponibles pour du développement. Malgré les différentes promesses de la Ville, celle-ci n’a pas vu l’urgence et l’importance de constituer un fonds permettant d’acquérir les terrains vacants. Le privé a le beau jeu et, ici comme ailleurs, c’est la multiplication de condos que l’on voit. Malgré tout, nous gardons la flamme bien allumée et nous serons de tous les combats pour que le développement du logement social initié par la communauté prenne la place qui lui revient.

Julie Leblanc
Maison La Virevolte


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Dernier ajout : 9 septembre 2010.

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