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Le FRAPRU réclame plus pour contrer les propriétaires délinquants

11 décembre 2009.

Montréal, le 11 décembre 2009 — Réagissant à l’annonce faite ce matin par le responsable de l’habitation de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, le Front d’action populaire en réaménagement urbain apprécie que les 78 logements en piteux état de la rue Vézina qui ont fait la manchette cette semaine, propriétés de Robert Sebag, soient prochainement transférés, avec le concours de la Ville, à l’organisme sans but lucratif d’habitation Happopex. Le FRAPRU demande toutefois à la Ville de faire plus pour mettre un terme à la négligence des propriétaires délinquants, en donnant notamment beaucoup plus de dents à sa réglementation sur la salubrité et en imposant plus rapidement des amendes plus sévères en cas d’infraction au code du logement. Pour protéger la santé et la sécurité des ménages, l’organisme veut aussi que la Ville se donne les moyens de reproduire ce type de transformation en habitation sociale dans d’autres immeubles problématiques.

« Les propriétaires privés comme Robert Sebag sont trop nombreux à Montréal et trop de ménages les subissent péniblement faute d’avoir accès à des logements décents et abordables », selon Marie-José Corriveau, porte-parole de l’organisme. Selon le FRAPRU, pour décourager ces propriétaires délinquants, la Ville doit non seulement accroître le nombre de ses inspecteurs et procéder elle-même aux travaux si nécessaires, mais il faut également imposer des amendes beaucoup plus dissuasives, qui pourraient faire la différence lors de la revente ou de l’expropriation des immeubles problématiques. « Leur action est franchement criminelle ; ils mettent en danger la santé et la sécurité des locataires », s’insurge la porte-aprole du groupe de défense des droits des locataires.

Le FRAPRU ne peut s’empêcher de remarquer qu’on règlera le problème en retirant l’immeuble du marché privé pour le transférer dans le domaine du logement social sans but lucratif, avec le programme AccèsLogis. « Mais pour que cela puisse être refait ailleurs, dans d’autres immeubles du même genre, la Ville doit s’assurer que le programme AccèsLogis va être reconduit au prochain budget, ce qui n’est pas acquis à l’heure actuelle », précise la porte-parole de l’organisme. Le FRAPRU demande donc au maire Gérald Tremblay d’en faire la demande dès à présent au Premier ministre et de faire adopter une résolution en ce sens lors de la prochaine assemblée du conseil municipal.

Par ailleurs, le FRAPRU s’associe la Ville et presse Québec de revoir dans les plus brefs délais le Code civil afin que les poursuites intentées contre les mauvais propriétaires de logements locatifs ne puissent plus être abandonnées lorsque leurs immeubles sont vendus, ce qui obligent les locataires lésés à reprendre toutes leurs démarches. « Mais attention, une telle modification au Code civil ne doit pas dispenser les mauvais propriétaires vendeurs de leurs responsabilités », indique Madame Corriveau.

Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Dernier ajout : 23 mai 2013.

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