C’est dans le budget Bachand que le gouvernement Charest a annoncé les grandes lignes de son deuxième Plan de lutte contre la pauvreté qui s’étendra jusqu’en 2014-2015.
Pour l’essentiel, ce Plan se résume à l’investissement de 210 millions $ pour la réalisation de 3000 logements sociaux additionnels dans le cadre du programme AccèsLogis. L’autre mesure un tant soit peu significative est la mise en place d’un nouveau Crédit d’impôt pour la solidarité qui remplacera des mesures fiscales déjà existantes comme le Remboursement d’impôt foncier (RIF). Elle ne vise, de l’aveu même du ministre des Finances, qu’à « atténuer grandement » les effets des hausses de taxes et de tarifs sur les ménages les moins nantis ». Toute une lutte contre la pauvreté !
C’est pour arriver à un plan de lutte aussi rachitique que le gouvernement Charest s’est livré à une vaste tournée de consultations nationales, puis régionales à l’été et à l’automne 2009. Le message est clair : la lutte contre la pauvreté n’est pas à l’agenda gouvernemental.
Quant au logement social, l’occasion d’assurer son avenir à plus long terme a été ratée avec le Plan sur la pauvreté. La lutte est donc à recommencer dès maintenant pour l’obtention de nouveaux logements dans le prochain budget. Or, cette lutte se mènera dans un contexte qui s’annonce plus difficile que jamais, compte tenu des compressions budgétaires exigées de tous les ministères et de l’absence à peu près totale de contributions fédérales pour de nouveaux logements.

