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Crise du logement: Front commun contre le financement du privé

Québec, le 28 octobre 2021 – Une semaine après le discours inaugural qui ne plaçait pas la situation préoccupante du logement dans les priorités de la session parlementaire, l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ),  le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) interpellent le gouvernement Legault, avec l’appui des porte-parole en habitation des trois partis d’opposition, Marie-Claude Nichols, députée de Vaudreuil (PLQ), Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion (QS) et Véronique Hivon, députée de Joliette (PQ).

Alors que la majorité des villes du Québec sont aux prises avec une sévère pénurie de logements locatifs, dont les effets s’ajoutent à ceux de la spéculation immobilière, et qu’on assiste à l’effritement du parc de logements locatifs encore abordables, les 5 regroupements impliqués dans le développement du logement social et communautaire craignent que les problèmes de logement vécus par les locataires ne s’intensifient si le gouvernement du Québec n’annonce pas rapidement des fonds supplémentaires.  Ils pressent Québec de le faire dès la mise à jour financière prévue cet automne.

Malgré des appels répétés, le logement social et communautaire — le seul de propriété collective dont on a la certitude qu’il sera abordable de façon pérenne — continue d’être réalisé au compte-gouttes. Depuis l’élection de la Coalition avenir Québec, à peine 3750 ont été bâtis, malgré la promesse d’en livrer 15 000. Résultat : les logements hors marché privé représentent un faible pourcentage des logements construits ces dernières années, et il y a de moins en moins d’alternatives pour les locataires qui cherchent à se loger décemment.  Les logements privés récemment construits s’avèrent hors de prix, ne répondant pas aux besoins de la majorité des ménages locataires du Québec, dont le revenu médian est de 37 392$, encore moins à ceux des ménages à revenus faibles et modestes, s’inquiètent les regroupements.

Pour répondre aux besoins urgents, Québec a pourtant un programme pour assurer le développement de logements sociaux et communautaires. Or, celui-ci est sous-financé et malgré des consultations tenues il y a cinq ans, les améliorations demandées par les groupes communautaires pour accélérer le développement se font toujours attendre. De plus, les regroupements constatent que le gouvernement travaille à une autre révision de son programme, cette fois en catimini. Ils souhaitent être consultés et sonnent l’alarme avant que les travaux ne soient trop avancés.

Selon les regroupements et les partis d’opposition, plusieurs indicateurs, dont les propos publics de la ministre de l’Habitation, laissent croire que Québec voudrait ouvrir son programme dédié au développement du logement social et communautaire au secteur privé à but lucratif, reprenant ainsi le modèle des programmes fédéraux, dont les résultats ont été décriés entre autres par le Directeur parlementaire du budget. Cela serait complètement inacceptable aux yeux des groupes.

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Grand forum sur les crises du logement

Le manque de logements sociaux, l’insalubrité, les logements de taille inadéquates ou trop chers, les hausses de loyers abusives et les pratiques discriminatoires sont monnaie courante au Québec. La pénurie de logements locatifs encore abordables, la spéculation immobilière qui s’intensifie, la pandémie et les changements climatiques rendent la situation carrément dramatique.

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Des engagements plus ambitieux demandés pour le droit au logement et le logement social à Montréal

Montréal, le 7 octobre 2021 – Quelques centaines de personnes manifestent au centre-ville de Montréal cet après-midi, à l’appel des groupes membres de Montréal du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), du Regroupement des comités logement et associations de locataire du Québec (RCLALQ) et du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes du Québec (RAPSIM), pour exiger des candidats et des candidates en lice à la mairie de Montréal des engagements clairs et ambitieux pour le développement du logement social, contre l’effritement du parc de logements locatifs encore abordables et pour un plan solide de lutte à l’itinérance. Plusieurs autres organismes communautaires se sont joints à la manifestation qui a pris fin devant l’hôtel de ville. Pour lancer cette journée de mobilisation, tôt ce matin des bannières interpellant Valérie Plante et Denis Coderre ont été déroulées devant les bureaux officiels de leurs partis.

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Bulletin électoral du FRAPRU : Conservateurs et Libéraux obtiennent les pires résultats sur le logement social

Montréal, le 17 septembre 2021 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se réjouit que, pour une rare fois, le logement ait été un des enjeux qui ont retenu l’attention durant la campagne électorale fédérale qui s’achève. Cependant, il déplore que le Parti libéral et le Parti conservateur, qui mènent dans les sondages, n’aient pas pris d’engagements clairs en faveur des personnes mal-logées, même si leurs discours pouvaient laisser croire qu’ils s’en préoccupaient. Le regroupement craint que les graves problèmes vécus par les 1,2 million de ménages locataires canadiens (dont 244 120 au Québec), qui ont des besoins impérieux de logement, ne soient banalisés.  

« Les solutions mises de l’avant par les partis qui risquent de prendre le pouvoir lundi sont des incitatifs au marché privé pour construire et pour acheter », résume Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU. « Or, cela ne permettra pas aux locataires à faible et modeste revenus qui ont des besoins urgents de sortir de la crise », souligne-t-elle au moment où l’organisme publie son bulletin de fin de campagne, en attribuant à chacun des partis des notes pour leurs engagements en logement.

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Des militantes et des militants du FRAPRU interpellent Justin Trudeau sur la crise du logement

Montréal, le 14 septembre 2021 – À moins d’une semaine de la fin de la campagne électorale, déçus de l’absence d’engagements de son parti pour améliorer la situation des ménages locataires ayant des besoins impérieux de logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et les comités logement de sa circonscription interpellent bruyamment le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau. Une action tintamarre rassemblant 80 personnes se tient devant son bureau de campagne, au 7000 avenue du Parc, à Montréal.

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Vous ne trouvez pas de logement?

Si vous craignez de vous retrouver sans logement à la fin de votre bail, n’attendez pas: contactez le Comité logement de votre secteur ou le FRAPRU (514 522-1010). Si vous résidez dans l’une des villes où un service d’aide d’urgence local est disponible à l’année (voir la liste ci-bas), contactez votre Office d’habitation (OH ou OMH) ou le service d’aide local pour faire part de votre situation et demander de l’aide. Pour les autres villes, contactez le service à la clientèle de la SHQ, au 1 800 463-4315 (appuyez ensuite sur le #1 et ensuite sur le #7) et contactez le FRAPRU si vous n’obtenez pas l’aide attendue.

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La gravité de la crise du logement commande des engagements ambitieux de la part des partis fédéraux

Pour du logement vraiment abordable, il faut cibler le logement social (photo: André Querry)

Montréal, le 23 août 2021 – Alors que les locataires du Québec et d’ailleurs au Canada sont aux prises avec une sévère et durable crise du logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) interpelle les partis voulant former le prochain gouvernement canadien afin qu’ils prennent des engagements clairs en faveur du logement social. Selon Véronique Laflamme, porte-parole de l’organisme, « le logement social est la seule formule qui soit abordable de façon pérenne et qui permette de diminuer significativement le nombre astronomique de ménages locataires ayant des besoins urgents».

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Nouvelle brochure sur l’évolution des interventions fédérales en logement

À la veille d’élections fédérales, le FRAPRU lance une nouvelle brochure Évolution des interventions fédérales en logement et presse Ottawa de reprendre le rôle moteur qu’il a historiquement joué dans le financement de nouveaux logements sociaux. Cette nécessité s’impose en raison de la crise actuelle du logement et des dommages causés par le retrait fédéral du financement de nouveaux logements sociaux à partir du début des années 1990. Le FRAPRU estime à 80 000 le nombre de logements publics, coopératifs et sans but lucratif dont le Québec a été privé en raison de ce désengagement unilatéral de la part d’Ottawa.

Bilan du 1er juillet : le FRAPRU exige des mesures structurantes pour sortir de la crise

Montréal, le 2 juillet 2021 – Lors de son bilan annuel de la journée des déménagements, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) affirme que près de 500 ménages locataires du Québec étaient toujours à la recherche d’un nouveau logement le 1er juillet. Il précise que les chiffres dont il dispose ne tiennent compte que des ménages qui sont accompagnés par les services d’aide mis en place par les municipalités. Ils excluent les locataires qui ne les ont pas contactés parce qu’il n’y en avait pas dans leur municipalité ou parce qu’ils ont choisi de se débrouiller par leurs propres moyens. Il ne compte pas non plus les nombreux ménages qui ont été accompagnés au cours des derniers jours et qui ont réussi à signer un bail pour le 1er juillet. Le FRAPRU souligne que ce chiffre est supérieur à celui de l’an passé, mais aussi à ce qu’il était il y a vingt ans, en 2001, alors que le gouvernement québécois avait dû reconnaître, après bien des hésitations, l’existence d’une crise du logement.

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Le gouvernement fédéral doit reprendre le rôle qu’il a longuement joué en logement social

Montréal, le 10 juin 2020 – À l’approche d’une éventuelle élection fédérale, le FRAPRU presse Ottawa de reprendre le rôle moteur qu’il a historiquement joué dans le financement de nouveaux logements sociaux. Selon l’organisme, cette nécessité s’impose en raison de la crise actuelle du logement et des dommages causés par le retrait fédéral du financement de nouveaux logements sociaux à partir du début des années 1990. Une brochure publiée par le FRAPRU estime à 80 000 le nombre de logements publics, coopératifs et sans but lucratif dont le Québec a été privé en raison de ce désengagement unilatéral de la part d’Ottawa.

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