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Bilan du 1er juillet : le FRAPRU exige des mesures structurantes pour sortir de la crise

Montréal, le 2 juillet 2021 – Lors de son bilan annuel de la journée des déménagements, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) affirme que près de 500 ménages locataires du Québec étaient toujours à la recherche d’un nouveau logement le 1er juillet. Il précise que les chiffres dont il dispose ne tiennent compte que des ménages qui sont accompagnés par les services d’aide mis en place par les municipalités. Ils excluent les locataires qui ne les ont pas contactés parce qu’il n’y en avait pas dans leur municipalité ou parce qu’ils ont choisi de se débrouiller par leurs propres moyens. Il ne compte pas non plus les nombreux ménages qui ont été accompagnés au cours des derniers jours et qui ont réussi à signer un bail pour le 1er juillet. Le FRAPRU souligne que ce chiffre est supérieur à celui de l’an passé, mais aussi à ce qu’il était il y a vingt ans, en 2001, alors que le gouvernement québécois avait dû reconnaître, après bien des hésitations, l’existence d’une crise du logement.

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Vous devez déménager et ne trouvez pas de logement?

Si vous craignez de vous retrouver sans logement à la fin de votre bail, n’attendez pas: contactez le Comité logement de votre secteur ou le FRAPRU (514 522-1010). Si vous résidez dans l’une des villes où un service d’aide d’urgence local est organisé (voir la liste ci-bas), contactez votre Office d’habitation (OH ou OMH) ou le service d’aide local pour faire part de votre situation et demander de l’aide. Pour les autres villes, contactez le service à la clientèle de la SHQ, au 1 800 463-4315 (appuyez ensuite sur le #1 et ensuite sur le #7).

Service d’aide et de référenceTéléphone
OMH de Montréal   514 868-4002
OMH de Québec418 780-5211
OH Drummond819 474-1227,
poste 9
OH de l’Outaouais   819 568-AIDE (2433)
OMH de Laval   450 688-0184
OMH de Lanaudière Sud450-471-9424, poste 224 
OH de Brome-Missisquoi   450 263-2143, poste 106,
ou 1-833-843-2143
OH Rimouski-Neigette581 472-7275
Association des locataires de Sherbrooke819 791-1541
Longueuil (Vieux-Longueuil, St-Hubert, Greenfield Park, Lemoyne)311
Boucherville450 449-8100 poste 8904
Brossard450 923-6311
Saint-Bruno-de-Montarville514 926-7636
Saint-Lambert450 466-3890
OMH de Beauharnois450 429 5798
MRC du Roussillon450 638-1221 poste 2020
MRC des Laurentides819 425-5555 poste 1090
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Le Comité logement du Plateau Mont-Royal récipiendaire du prix François Saillant pour son projet de reconversion de l’ancienne Institution des Sourdes

Montréal, le 18 mai 2021 – Le prix François Saillant, visant à reconnaître une action collective participant à l’avancement du droit au logement au Québec, est attribué au Comité logement du Plateau Mont-Royal pour son initiative de reconversion de l’ancienne Institution des Sourdes et Muettes, située sur la rue Saint-Denis, à Montréal. Cet organisme sans but lucratif (OSBL) d’habitation est directement associé à la communauté sourde. L’annonce en a été faite lors du 14e Rendez-vous de l’habitation organisé de manière virtuelle par la Société d’habitation du Québec.

Vidéo de présentation du projet:

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Crise du logement : «le gouvernement Legault doit descendre de sa tour d’ivoire», clame le FRAPRU

Montréal, le 8 mai 2021 – Alors que le gouvernement Legault s’obstine à nier une crise du logement pourtant bien réelle au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) lance une série d’actions régionales afin d’obtenir des investissements supplémentaires dans le logement social. Cet après-midi, 250 militantes et de militants pour le droit au logement ont manifesté dans les rues du Sud-Ouest de la métropole, secteur montréalais où le loyer moyen a le plus augmenté en un an. Alors que le premier ministre François Legault déclarait la semaine dernière à l’Assemblée nationale, en parlant du logement social : « s’il faut en faire plus, on va en faire plus », le FRAPRU et ses groupes membres l’exhortent à procéder sans attendre pour répondre aux besoins les plus criants.

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Logement social : c’est dès maintenant que François Legault doit en faire plus, selon le FRAPRU

Québec, le 29 avril 2021 — Après avoir entendu les explications du premier ministre François Legault quant à son estimation du prix du loyer médian à Montréal, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) n’est pas rassuré par sa désinvolture quant aux crises du logement vécues actuellement par les locataires du Grand Montréal, mais également de tout le Québec.  En réaction au dernier budget québécois, le FRAPRU déplorait que le gouvernement n’ait pas compris l’urgence d’agir, notamment en matière de financement du logement social. Après avoir entendu le premier ministre affirmer ce matin, en parlant du programme québécois AccèsLogis qui finance la réalisation de coopératives et d’organismes sans but lucratifs d’habitation, que « s’il faut en faire plus, on va en faire plus », le FRAPRU l’enjoint à passer sans plus tarder de la parole aux actes en augmentant le nombre de nouveaux logements sociaux dont la réalisation pourra démarrer cette année.

Oui il y a une crise du logement

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Réaction du FRAPRU au budget Freeland: Des demi-mesures qui ne répondent pas à tous les besoins urgents de logement

Montréal, le 19 avril 2021 – Même s’il salue l’annonce du financement d’une deuxième phase de l’Initiative de création rapide de logement (ICRL), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) aurait souhaité que le budget de la ministre Chrystia Freeland contienne des investissements beaucoup plus significatifs et complets en matière d’aide au logement. « On espérait beaucoup mieux, compte tenu de l’adoption récente d’une loi reconnaissant le droit au logement, des promesses du dernier discours du Trône de bonifier la Stratégie sur le logement et des promesses de la nouvelle ministre des Finances disant vouloir reprendre la lutte contre les inégalités sociales », a réagi Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU, en ajoutant que le budget présenté aujourd’hui n’est malheureusement pas à la hauteur de la crise actuelle du logement.

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Un Québec résilient aurait eu besoin de plus d’aide au logement

Québec, le 25 mars 2021 — « Le gouvernement n’a pas compris l’urgence d’agir », telle est la réaction du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) au troisième budget intitulé Un Québec résilient et confiant présenté aujourd’hui par le ministre des Finances, Éric Girard. Selon la porte-parole du regroupement pour le droit au logement, Véronique Laflamme, « pour améliorer la résilience du Québec comme il le prétend, le budget aurait dû prévoir des investissements beaucoup plus ambitieux pour le logement social et annoncer un plan sur plusieurs années ». Le regroupement est d’autant plus déçu que près de la moitié des investissements annoncés proviennent des fonds fédéraux

Alors que la pénurie de logements s’étend dans plusieurs municipalités et que les loyers montent en flèche, le FRAPRU est en partie soulagé que le gouvernement ait prévu le financement de nouvelles unités, comme lui demandaient non seulement les organismes communautaires, mais aussi de nombreuses municipalités. Or, les 500 unités budgétées sont très largement insuffisantes pour répondre rapidement aux besoins urgents des 244 120 ménages locataires qui avaient des besoins impérieux de logement lors du dernier recensement, et ce avant la pandémie et la pénurie des dernières années. « Comparativement aux besoins, ça semble une goutte d’eau Pour les regroupements communautaires en habitation, le seuil minimal était de 5000 nouvelles unités pour la prochaine année. La Ville de Montréal, à elle seule, demandait 1500 unités, pour pouvoir atteindre son objectif de 6000 logements sociaux durant le présent mandat de l’administration Plante, alors que celle de Québec en réclamait 500 par année pour les 5 prochaines années.. Selon le FRAPRU, le manque d’ambition du gouvernement Legault est d’autant plus inexplicable que le Québec disposait d’un montant rétroactif de plus de 132,6 millions $ reçu d’Ottawa, en vertu de la nouvelle Entente Québec-Canada sur le logement.

500 nouvelles unités pour tout le Québec !? Des besoins qui ne peuvent plus attendre

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La discrimination lors de la recherche de logement, c’est illégal! Des recours existent pour les locataires qui en sont victimes

Au Québec, un propriétaire ne peut vous refuser un logement sur la base de votre âge (y compris celui de vos enfants), votre état civil, votre condition sociale (occupation ou provenance des revenus), sexe, orientation sexuelle, identité ou expression de genre, « race », couleur, origine ethnique ou nationale, langue, religion, handicap, convictions politiques. Si cela vous est déjà arrivé et que vous craignez que cela se reproduise, il serait préférable de vous faire accompagner d’une autre personne lors de la visite d’un logement; elle pourrait éventuellement en témoigner.

VOUS AVEZ DES RECOURS…

Si vous cherchez un logement et qu’on vous exclut sur la base d’un des 14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

Si vous cherchez un logement et que le propriétaire vous demande de remplir un formulaire comportant des questions très personnelles qui vous mettent mal à l’aise, en lien avec les motifs de discrimination prévus par la Charte.

Si vous n’avez pas fourni toutes les informations demandées et que votre demande a été rejetée sur cette base ou que vous avez répondu à toutes les questions et vous croyez qu’on a refusé de vous louer à cause de vos réponses.

Il est possible qu’on vous ait discriminé. En demandant rapidement une intervention de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPJQ), vous pourriez obtenir une résolution rapide de la situation.

Pour dénoncer la discrimination d’un propriétaire, contactezla Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. C’est confidentiel et gratuit.

📞 1 800 361-6477

N’oubliez pas! Lors d’une visite, il vaut mieux se faire accompagner !

Le comité logement de votre secteur est là pour vous appuyer!

À consulter également:  fiche d’information à l’intention des locataires préparée par la CDPJQ.

Un retour sur ce que nous apprennent les derniers Rapports de la SCHL sur le marché locatif

Retour, en quelques faits saillants, sur les derniers rapports de la SCHL sur le marché locatifs diffusés le 28 janvier 2021:

  • À Montréal, la hausse du taux d’inoccupation est principalement due au nombre important de logements vacants au centre-ville et, dans une moindre mesure, dans Côte-des-Neiges et sur le Plateau Mont-Royal. L’abandon de nombreux logements dans ces secteurs est sans doute attribuable aux impacts de la pandémie (baisse de l’immigration, baisse du tourisme et baisse du nombre d’étudiantes et étudiants devant se loger autour des institutions d’enseignement supérieurs) ; ils seront cependant temporaires. Cependant, le taux d’inoccupation est resté aussi bas que l’an dernier (1,5% en moyenne) pour les logements dont les loyers sont accessibles aux ménages ayant un revenu de moins de 36 000 $ par an.
  • Dans les couronnes nord et sud de Montréal, le taux d’inoccupation est très bas, tout comme  à Montréal-Nord (0,6%) et à Saint-Léonard.
  • Le taux d’inoccupation a baissé dans plusieurs villes et/ou y est resté extrêmement bas à Gatineau (1,6%), à Joliette (0,4%), à Alma (0,9%), à Victoriaville (1,8%), à Val-D’Or (0,9%), à Rivière-du-Loup (1,3%), à Lachute (1%), à Amos (1,1%), à Saint-Hyacinthe (0,6%), à Gaspé (1%), à Drummondville (1,8%), à Rouyn-Noranda (1,1%) et à Matane (2%).
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La pénurie de logements se poursuit au Québec

Montréal, le 28 janvier 2021 — Les Rapports sur le marché locatif publiés ce matin[1] par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) confirment que la pénurie de logement locatifs se poursuit et souvent s’aggrave dans toutes les régions métropolitaines du Québec, malgré les facteurs temporaires liés à la pandémie qui ont pu diminuer la demande dans les grandes villes depuis l’an passé. Les données de la SCHL confirment également que la hausse marquée du coût du loyer moyen continue. « Les rapports doivent convaincre les gouvernements de passer à la vitesse supérieure pour contrer les effets désastreux de cette crise », a réagi la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

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