Pénurie de logement et gentrification à Montréal : Les membres du FRAPRU déterminés à obtenir des logements sociaux !

Montréal, le 15 avril 2019 – Alors que Montréal fait face à une pénurie de logements locatifs et que la spéculation immobilière fait bondir le prix du logement, les membres montréalais du FRAPRU revendiquent des investissements en logement social à la hauteur des besoins. Que ce soit pour dénoncer les reprises de possessions factices, la transformation de logements modestes en condos, l’accaparement de logements par les plateformes touristiques comme Airbnb, la discrimination effrontée lors de la location qui est pratiquée contre les ménages avec enfants et les personnes racisées, ou encore la main mise des propriétaires et des promoteurs sur le développement résidentiel, les groupes montréalais du FRAPRU organisent, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 juin, une série de dix (10) actions, dans différents quartiers. Lire la suite »

Le FRAPRU dénonce la discrimination et revendique du logement social pour tous et toutes

Montréal, le 6 avril 2019 – Alors que la région métropolitaine de Montréal fait face à une pénurie de logements locatifs, le FRAPRU dénonce la discrimination dans l’accès au logement. Répondant à l’appel du regroupement, quelques centaines de personnes manifestent cet après-midi, à Montréal, dans le quartier Saint-Michel, pour revendiquer le respect du droit au logement pour tous et toutes.

Le regroupement rappelle que les ménages locataires issus de l’immigration et les personnes racisées payent généralement plus cher que les ménages non-immigrants. Ils sont également plus nombreux à vivre dans un logement de taille insuffisante et sont victimes de discrimination dans la recherche de logement. « Même si c’est absolument illégal, les personnes racisées et les Autochtones se font ouvertement refuser des logements quand les propriétaires se rendent compte de leur origine ethnique, de leur religion ou qu’ils appartiennent à un Peuple autochtone », dénonce Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU. Le FRAPRU note également la méconnaissance et la difficulté des recours pour ces victimes.

« Malheureusement, le logement social subventionné que nous revendiquons pour améliorer les conditions de logement n’est pas exempt de discrimination », souligne Véronique Laflamme. En effet, les locataires ayant un statut migratoire irrégulier ou précaire (permis de travail, demande d’asile, réfugiéEs, sans statut, etc.), n’ont pas droit au logement social, un des derniers remparts avant de se retrouver à la rue. C’est le Règlement sur l’admissibilité aux logements à loyer modique qui exclut les personnes ne détenant pas la résidence permanente.

Le FRAPRU est d’autant plus préoccupé qu’il y a pénurie de logements locatifs dans plusieurs villes du Québec, particulièrement dans les régions métropolitaines de Montréal et Gatineau. À Montréal, le taux d’inoccupation est passé à 1,9%, son plus bas en 14 ans. Pour les logements familiaux de trois chambres et plus, ce taux s’approche de zéro dans plusieurs secteurs. « Dans l’arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, la situation est dramatique; seulement 0,7% des logements sont libres », s’inquiète Olivier Vézina, du Bureau Info Logement du Centre éducatif communautaire René Goupil, un organisme du quartier qui appuie la manifestation.

Alors que des centaines de milliers de ménages locataires éprouvent de grandes difficultés à se loger adéquatement, le FRAPRU s’inquiète que le gouvernement caquiste ait présenté un des pires budgets en 20 ans pour le logement social. « Dans le contexte, il faudrait beaucoup plus de logements sociaux », insiste Véronique Laflamme. Selon elle, le logement social permettrait de répondre de façon durable aux besoins des ménages à faible revenu tout en assurant une offre de logements vraiment abordables, garantissant également le droit à la ville. « À Saint-Michel, par exemple, nous revendiquons la construction de nouveaux logements sociaux sur le site de l’ancienne carrière Francon », explique Olivier Vézina. Or, le premier budget du gouvernement Legault n’en a prévu aucun nouveau; il n’a budgété que l’ajustement du programme AccèsLogis, en vue de livrer au cours des sept prochaines années des logements sociaux annoncés depuis parfois 10 ans. Une décision qualifiée d’irresponsable par le FRAPRU.

L’organisme revendique le financement de 50 000 nouveaux logements sociaux en 5 ans, l’accès au logement social pour tous et toutes, sans égard au statut migratoire, une campagne d’information sur la discrimination et une amélioration des recours pour faciliter les démarches des personnes victimes de discrimination.

Release in English -> http://www.frapru.qc.ca/against-discrimination-release/

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Pour plus d’informations :
Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU: (418) 956-3403 (cellulaire)

FRAPRU denounces discrimination in access to housing

Montreal, April 6th, 2019 – In the context of scarcity of available rental units in the Montreal metropolitan region, the Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) denounces discrimination in access to housing. Responding to the organization’s invitation, a few hundred people demonstrate for the right to housing for all in the St-Michel neighborhood. Lire la suite »

40 ans au Front! Histoire des luttes du FRAPRU

🎉Le FRAPRU souligne ses quarante ans. Pour souligner notre anniversaire, et mettre en lumière nos luttes et nos gains, nous présentons un 🎥 documentaire dans lequel on peut voir des images d’archives et entendre différentes personnes impliquées à une époque ou à une autre, décrire l’histoire du regroupement.

📺On peut aussi voir la bande annonce: Lire la suite »

Un budget injuste qui ferme les yeux devant une crise du logement bien réelle

Québec, le 21 mars 2019 – Alors qu’une pénurie de logements frappe déjà plusieurs villes québécoises, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dénonce avec véhémence le choix du gouvernement Legault de ne pas financer de nouvelles unités de logement social pour la première fois depuis la création du programme AccèsLogis. « C’est complètement irresponsable » commente Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU. Le regroupement est malgré tout soulagé que le budget prévoit des sommes pour permettre la réalisation une partie des logements sociaux et communautaires déjà annoncés dans les budgets québécois des dernières années et annonce du même souffle l’amélioration d’AccèsLogis. Lire la suite »

Dernier budget Morneau avant les élections: Les libéraux n’auront finalement pas livré la marchandise en matière de logement social

Montréal, le 19 mars 2019 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) est amèrement déçu que le ministre des Finances, Bill Morneau, et le premier ministre, Justin Trudeau, n’aient dédié aucune somme au financement du logement social dans leur dernier budget avant les élections. Alors que plusieurs villes québécoises se dirigent vers une pénurie de logements locatifs et que le nombre de ménages locataires mal-logés se comptent par centaines de milliers, le FRAPRU considère que le gouvernement Trudeau a manqué l’occasion de contribuer à redresser la situation. « C’était le budget de la dernière chance et il n’a pas du tout été à la hauteur des besoins et des objectifs ambitieux énoncés dans la Stratégie nationale sur le logement, lancée il y a 18 mois par les Libéraux », commente Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU. Lire la suite »

Budget Morneau du 19 mars: Logement social: maintenant ou jamais!

Montréal, le 18 mars 2019 – Les attentes du FRAPRU sont élevées envers le dernier budget fédéral, avant les élections, qui sera présenté demain par Bill Morneau. Selon le regroupement pour le droit au logement, c’est le budget de la dernière chance et il espère qu’il soit à la hauteur des besoins et des objectifs ambitieux énoncés dans la Stratégie nationale sur le logement, lancée il y a 18 mois par les Libéraux.

« Jusqu’à maintenant, malgré leurs promesses, les Libéraux n’ont pas réussi à améliorer la situation du logement, surtout à cause de la lenteur et de l’insuffisance des investissements qu’ils ont prévus dans le logement social », soutient Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU. Lire la suite »

Dossier noir Femmes, logement et pauvreté 2019

À quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes 2019, le FRAPRU lance son 5ème dossier noir Femmes, logement et pauvreté.

Le FRAPRU produit après chaque recensement, depuis 2000, un dossier « Femmes, logement et pauvreté» pour faire le portrait des réalités vécues par les femmes locataires au Québec, leurs conditions particulières, les défis auxquels elles sont confrontées, tout en soulignant les solutions à mettre de l’avant.

Lire le communiqué de presse.

Logement et pauvreté des femmes : les inégalités persistent!

Sur la photo: Lucie Uwineza, intervenante à la Maison du réconfort; Manon Monastesse de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes; Céline Magontier du FRAPRU et Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Montréal, le 3 mars 2019 — À cinq jours de la Journée internationale des droits des femmes, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) unissent leurs voix pour dénoncer les problèmes de logement qui affligent les femmes locataires. Même si leur situation continue de s’améliorer, ce que démontre le 5ème dossier noir Femmes, logement et pauvreté publié par le FRAPRU, les inégalités restent tenaces. Lire la suite »

Manifestation Pour le droit au logement pour tous et toutes le 6 avril 2019

Les ménages locataires issus de l’immigration font face à plusieurs formes de discrimination. Ils vivent de la discrimination dans la recherche de logement sur le marché privé et, s’ils ont un statut atypique ou précaire (permis de travail, demande d’asile, sans statut, etc.), ils n’ont pas accès à un logement social subventionné. En bout de ligne, ils paient plus cher pour se loger!

Au Canada, 35,9% des ménages composés de personnes immigrantes ont un besoin impérieux de logement. Cette proportion est de 30,3% lorsqu’on parle de ménages composés de personnes non-immigrantes. Le tiers des plaintes déposées à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) pour discrimination lors de la recherche de logement sont motivées par une discrimination liée à l’origine ethnique et à la couleur de peau.

C’est pour ces raisons que le FRAPRU revendique l’accès au logement social pour tous et toutes, peu importe le statut d’immigration, et que ses membres organisent une manifestation nationale sur ce thème.

Manifestation pour le droit au logement pour tous et toutes, le 6 avril 2019, à Montréal
Départ du métro St-Michel (sortie ouest / Parc Sandro-Pertini) à 13h30
Une soupe sera servie.

Pour le droit au logement pour toutes et tous: non aux discriminations basées sur le statut d’immigration, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Matériel de mobilisation en français, anglais et espagnol: http://www.frapru.qc.ca/event/manif-logement-pour-tous-et-toutes/