Cri d’alarme du FRAPRU: un locataire sur dix consacre plus de 80 % de ses revenus pour se loger au Canada

Ottawa, le 20 août 2014 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un regroupement québécois de 150 organismes, profitera du Forum social des peuples qui se tiendra à partir de demain, à Ottawa, pour lancer un cri d’alarme sur l’état du droit au logement au Canada.

S’appuyant sur des chiffres obtenus de Statistique Canada à partir de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, le FRAPRU affirme que 382 590 ménages locataires canadiens, représentant 9,5 % de l’ensemble des locataires, consacrent plus de 80 % de leur revenu pour se loger. Il s’agit d’une augmentation de 20 % par rapport à la situation vécue en 2006, au moment de l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Le FRAPRU rappelle qu’un ménage ne devrait pas consacrer plus de 30 % de ses revenus pour se loger, ce qui, précise-t-il, est aujourd’hui le cas de 1 622 700 ménages locataires canadiens.

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FRAPRU Sounds the Alarm: 1 tenant out of 10 spends more than 80% of its income to housing in Canada

Ottawa, August 20th 2014Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), a Quebec network comprised of 150 organizations, will take advantage of the Peoples’ Social Forum that will take place starting tomorrow, in Ottawa, to sound the alarm on the state of the right to housing in Canada.

Based on figures obtained from Statistics Canada from the National Household Survey of 2011, FRAPRU identified that 382,590 Canadian tenant households, representing 9.5% of all tenants, spend more than 80% of their income on housing. This is an increase of 20% compared to the situation in 2006, at the time of the arrival in power of Stephen Harper’s Conservative Government. The FRAPRU reiterates that a household should not spend more than 30% of its income for housing, which is the case today of 1,622,700 Canadian tenant households.

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Le FRAPRU craint que le logement social ne puisse plus jouer un aussi grand rôle dans l’offre de logements abordables

Montréal, le 2 juillet 2014 –  Le Front d’action populaire en réaménagement urbain estime que le logement social, qui a permis de soutenir l’offre de logements locatifs abordables au cours des dernières années, pourrait ne plus être en mesure de jouer un rôle aussi significatif, compte tenu des orientations actuelles des gouvernements.

Le FRAPRU considère que le principal danger provient de la fin des subventions que le gouvernement fédéral verse depuis des décennies à 85 % du parc actuel de logements sociaux du Québec. En 2014, 34 coopératives comptant 401 logements ne recevront plus un tel financement. En 2015, ce sera le tour de 88 coopératives totalisant 2032 logements et ça continuera au cours des années suivantes. Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, affirme que « ce sont les locataires à plus faible revenu, qui occupent entre 25 % et 35 % des logements coopératifs et sans but lucratif financés directement par le gouvernement fédéral, qui en seront les principales victimes, puisqu’ils ne recevront plus l’aide financière additionnelle qui leur permet de payer des loyers de loin inférieurs à ceux payés par les autres locataires ». Mme Corriveau ajoute que « ce parc de logement deviendra du même coup moins accessible financièrement pour que les ménages qui ont besoin de logements à bas loyer ». Lire la suite »

Bilan du 1er juillet 2014: le FRAPRU estime que c’est le logement social qui a sauvé les meubles

Montréal, le 2 juillet 2014 –  Au lendemain du 1er juillet, le Front d’action populaire en réaménagement urbain estime que c’est le logement social qui a permis d’augmenter l’offre de logements locatifs abordables au Québec et de faire baisser la pression autour de la période annuelle des déménagements.

Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, constate que « le nombre de familles et de personnes qui se retrouvent sans logis durant la période des déménagements n’a plus rien à voir avec la réalité vécue au début des années 2000 ». Elle mentionne que, cette année, au moins 360 ménages ont contacté les services d’urgence des municipalités. De ce nombre, 156 ont reçu une aide à la recherche de logement dans les villes de Gatineau (50), Québec (45), Montréal (27), Sherbrooke (21), Longueuil (10) et Laval (3). Au lendemain du 1er juillet, au moins 19 ménages demeuraient sans logis à Gatineau, dont 5 familles avec enfants. À Montréal, 4 ménages dont 3 familles et une personne seule étaient toujours sans toit. Ce serait également le cas d’au moins 4 ménages de Rouyn-Noranda dont les meubles ont été entreposés par les services municipaux. Selon le FRAPRU, le nombre de sans-logis du 1er juillet est probablement plus important. Tous ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte de l’ensemble des personnes et des familles déjà en situation d’itinérance.

Grâce au logement social

Pour sa part, François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, affirme que « c’est le logement social qui a sauvé les meubles et permis au Québec de sortir à peu près complètement de la pénurie de logements ». Il précise, à l’appui de cette affirmation, que 23 468 logements coopératifs, publics ou sans but lucratif ont été construits au cours des dix derniers années au Québec : « Sans la construction de ces logements, l’offre de logements locatifs n’aurait tout simplement pas suffi à la demande. Quant à l’offre de logements réellement abordables, elle repose essentiellement sur le logement social. Un nombre beaucoup plus important de ménages vulnérables se seraient donc retrouvés carrément à la rue si le logement social n’avait pas joué un tel rôle ».

M. Saillant ajoute que l’importance de cette formule continue de croître au fil des années. Ainsi, selon des chiffres provenant de la Société d’habitation du Québec, sur les 8415 logements locatifs construits au Québec en 2013, 2600, soit 31 %, étaient des logements sociaux. La situation est, à son avis, encore plus flagrante sur l’île de Montréal: « Au cours des cinq premiers mois de 2014, à peine 96 logements locatifs privés ont été mis en chantier sur l’île de Montréal, ce qui est totalement ridicule. Sans la mise en chantier de 296 logements coopératifs, la construction de logements locatifs aurait été à peu près nulle, alors que celle de condominiums atteint des sommets, avec le démarrage de 2940 unités depuis le début de l’année ».

Le FRAPRU souligne par ailleurs que le Québec dispose d’un parc de logements sociaux qui atteint maintenant près de 142 000 unités dont une partie se libère à chaque année, ce qui augmente aussi l’offre de logements locatifs à bas loyer.

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Rapport de la SCHL sur le marché locatif: le FRAPRU n’y voit pas de bonnes nouvelles pour les locataires

Montréal, le 11 juin 2014 — Le Front d’action populaire en réaménagement urbain constate que le Rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour le printemps 2014 ne comprend rien d’encourageant pour les locataires. Le FRAPRU s’inquiète particulièrement de la baisse du taux de logements inoccupés dans les régions métropolitaines de Québec et de Montréal. Il se désole aussi de la persistance d’une pénurie extrême de logements locatifs dans les centres urbains de l’Abitibi, de même qu’à Sept-Îles.

Selon François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, «  il est préoccupant que le marché locatif se resserre à nouveau dans les régions de Montréal et de Québec, alors que la tendance était davantage à la détente, au cours des dernières années ».

Dans la région de Québec, le taux de logements inoccupés, qui était de 2,2 % au printemps 2013, est maintenant retombé à 1,8 %. Il est de 1,5 % dans les grands logements de trois chambres à coucher et plus. « Or, la construction de logements locatifs est en baisse de 18 % depuis le début de 2014, ce qui ne laisse rien augurer de bon pour les prochaines années », précise Véronique Laflamme, organisatrice du FRAPRU dans la région de la Capitale nationale.

Dans la région métropolitaine de Montréal, le taux de logements inoccupés est passé de 3,0 % à 2,7 %. Le FRAPRU admet que la rareté n’y est pas encore alarmante, sauf pour les logements familiaux de trois chambres à coucher et plus où le taux descend à 2,1 %, alors qu’il était à 3,4 % à pareille date l’an dernier. François Saillant estime toutefois qu’il pourrait à nouveau baisser dans les prochaines années, compte tenu de la faible construction de logements locatifs sur l’île même de Montréal : « Au cours des cinq premiers mois de l’année, à peine 392 logements locatifs, incluant un bon nombre de logements coopératifs, ont été mis en chantier sur toute l’île de Montréal. C’est encore moins qu’à Québec. Durant la même période, pas moins de 2940 unités de condominiums ont été mises en chantier sur l’île ».

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Budget Leitao : il faudra plus que 3000 nouveaux logements sociaux pour lutter contre la pauvreté, estime le FRAPRU

Québec, le 4 juin 2014- Même s’il est soulagé que le gouvernement Couillard continue d’investir dans la construction de nouveaux logements sociaux, le Front d’action populaire en réaménagement urbain considère que le budget Leitao échoue lamentablement en matière de redistribution de la richesse. « Les 3000 nouveaux logements sociaux annoncés pour l’an prochain montrent que le gouvernement a l’intention de poursuivre dans la voie empruntée par les gouvernements précédents, mais cette mesure ne suffira pas à lutter contre les problèmes de logement, d’itinérance et de pauvreté », s’offusque François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.

L’organisme fait remarquer que les 3000 logements prévus représentent une baisse de 250 par rapport aux 3250 annoncés dans le budget péquiste de février 2014. Il précise surtout que ce nombre est ridiculement bas par rapport aux besoins. Citant le discours même du budget qui souligne à raison que le coût du loyer réduit la capacité des ménages à combler d’autres besoins de base, le FRAPRU rappelle que, selon des chiffres officiels de 2011, 228 000 ménages locataires paient plus de la moitié de leur revenu en loyer. Selon François Saillant, « à coup de 3000 logements par an, ça va prendre 76 ans à répondre aux besoins de ces ménages et, là, on ne parle que des problèmes les plus urgents ». Il déplore par ailleurs que le gouvernement n’ait pas donné des assurances à plus long terme quand au financement du logement social : « Le sort des mal-logés et des sans-abri sera à nouveau soumis aux arbitrages budgétaires qui s’annoncent encore plus durs pour 2015-2016. Nous avons obtenu une année de sursis, mais l’avenir demeure incertain ».

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Manifestation pré-budgétaire à Québec: de l’argent, il y en a pour le logement social et l’itinérance.

DSCF7002 - copieRien ne saurait justifier que le budget qui sera présenté en juin par le ministre des Finances, Carlos Leitao, ne comprenne pas des investissements majeurs dans la réalisation de nouveaux logements sociaux et dans la lutte contre l’itinérance. C’est ce message qu’on lancé le 16 mai près de 500 personnes, venues de Montréal, de la Montérégie, de l’Estrie, du Centre-du-Québec, de la Mauricie, du Saguenay, du Bas-Saint-Laurent et de la Région de la Capitale nationale,  à l’invitation du FRAPRU et du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ). La manifestation s’est terminée devant ministère des Finances où une piñata représentant les banques a été installée. En sont sorties des dizaines de maisons en plastique. Il y en a de l’argent pour financer adéquatement le logement social et la lutte à l’itinérance! Lire le communiqué de presse.

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10 milliards $ de solutions fiscales à l’austérité budgétaire

L’austérité budgétaire n’est pas une fatalité! Avec sa campagne 10 milliards de $ de solutions, nous avons les moyens de faire autrement, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, dont le FRAPRU est membre, se mobilise pour une meilleure redistribution de la richesse. Elle propose 19 moyens pour financer adéquatement les services publics et  les programmes sociaux sans recourir aux compressions et à la tarification des services publics.

La Coalition  déplore que les milliards de revenus dont se sont privés les gouvernements successifs ces dernières années en diminuant les impôts des plus riches et des compagnies mettent à mal le respect des droits économiques et sociaux et la capacité de la société de financer adéquatement les programmes sociaux.

La richesse existe!
Au cours de la campagne, la coalition diffusera 5 fiches thématiques qui permettront à la population de mieux s’informer sur différentes solutions fiscales. La Coalition propose notamment d’augmenter le nombre de paliers d’imposition, de restaurer la taxe sur le capital des banques, de mieux contrôler le  coût des médicaments et d’augmenter l’impôt des grosses entreprises.

Le documentaire Au pied du mur maintenant en ligne

Le documentaire « Au pied du mur » réalisé autour de la Commission populaire itinérante sur le droit au logement initiée en 2012 par le FRAPRU est maintenant en ligne. À voir absolument! Durée: 35 minutes.

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à lire le rapport de cette commission.

20e anniversaire du retrait fédéral: le Québec a été privé de 65 000 logements sociaux

La décision du gouvernement fédéral de se retirer totalement du financement à long terme de nouveaux logements sociaux à partir du 1er janvier 1994 a privé le Québec de 65 000 logements sociaux, presque entièrement destinés à des ménages à très faible revenu. C’est à cette conclusion qu’en arrive le FRAPRU, au moment du vingtième anniversaire de la mise en application de cette décision.

Le FRAPRU évalue que ce manque à gagner se chiffre à 39 000 dans la seule région métropolitaine de Montréal, dont 28 600 dans la ville même de Montréal. La ville de Québec a été privée de 5900 logements. Quant aux régions métropolitaines de Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay, elles ont respectivement perdu 2200, 1700, 1600 et 1000 logements sociaux. Si tous ces logements avaient été réalisés, le nombre de mal-logés et de sans-abri du Québec aurait été réduit d’autant. On se rappellera que presque 228 000 ménages locataires du Québec consacrent plus de la moitié de leur revenu au loyer, selon l’enquête menée en 2011 par Statistique Canada. Quant au nombre de personnes itinérantes, il est évalué à au moins 30 000. Lire le communiqué de presse.