Dans quelle conjoncture devons-nous mener nos luttes?

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Texte préparé pour le 35 ième congrès du FRAPRU

Le texte qui suit trace un rapide portrait de la conjoncture générale au Québec et plus généralement de celle en habitation. Il visait à alimenter les discussions du 35ième congrès du FRAPRU qui a eu lieu, du 11 au 14 juin 2015, à Québec.

C’est deux jours à peine avant le 34ième congrès, tenu un an plus tôt, que le nouveau gouvernement libéral de Philippe Couillard a présenté son premier budget. Celui-ci était très clairement placé sous le signe de l’austérité que le gouvernement préférait qualifier de «rigueur budgétaire». Cette orientation allait donner le ton à une révision en profondeur du rôle de l’État dont le logement social n’allait pas sortir intact.

Du côté fédéral, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a poursuivi son travail de destruction dans tous les domaines. Il a continué à bafouer les responsabilités d’Ottawa à l’égard de la mise en oeuvre du droit au logement, en n’accordant que des miettes à l’aide aux ménages toujours mal-logés et en laissant se terminer les ententes de financement du parc actuel de logements sociaux, sans égard à l’accessibilité financière de ces logements.

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Le maire Coderre doit faire plus pour le logement social

Montréal, le 6 juillet 2015 — Une soixantaine de membres du FRAPRU et des comités logement de Montréal ont manifesté, avec casseroles et sifflets, ce matin, à l’hôtel de ville, réclamant des interventions plus convaincantes du maire Coderre en faveur du logement social, notamment durant la prochaine campagne électorale fédérale, de même que des engagements concrets de la Ville elle-même pour les futurs projets de logements sociaux.

Les groupes constatent qu’encore cette année, il s’est construit très peu de logements locatifs. Les données les plus récentes de la Société canadienne d’hypothèques et de logement indiquent en effet qu’il n’y a eu que 36 appartements privés mis en chantier, entre le 1er janvier et le 31 mai, à Montréal, plus précisément dans les arrondissements Lasalle, Montréal-Nord et Villeray/Saint-Michel/Parc Extension. « À ce rythme, on risque de replonger dans une pénurie de logements », a indiqué François Saillant, porte-parole des groupes.

Les groupes logement ont également souligné les appels à l’aide désespérés qu’ils reçoivent de la part de personnes qui ne réussissent tout simplement plus à se loger parce que les loyers exigés sont trop chers. Quelque 102 500 ménages montréalais doivent consacrer, mois après mois, 50 % et plus de leur revenu pour se loger, dont 53 000 plus de 80 %. Lire la suite »

Le FRAPRU s’inquiète de la place des locataires à faible revenu

Montréal, le 2 juillet 2015 – Au lendemain d’un 1er juillet qui a vu peu de ménages se retrouver sans logis au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain se dit néanmoins inquiet de certaines tendances actuelles du marché locatif, de même que du désengagement des gouvernements à l’égard du logement social. Il estime que ces deux facteurs mèneront à une exclusion encore plus grande des locataires à faible revenu.

Peu de logements locatifs

Le FRAPRU constate que la construction de logements locatifs demeure faible au Québec. En moyenne, 7798 logements locatifs ont été mis en chantier annuellement entre 2010 à 2014. C’est 18 % de moins qu’au cours des cinq années antérieures. Pendant ce temps, la construction d’unités de condominiums a progressé de 39 % pour atteindre une moyenne de 14 021 par an depuis le début de la décennie. Lire la suite »

Marché du logement locatif au Québec: Le FRAPRU fait deux mises en garde

Montréal, le 15 juin 2015 – « La situation n’est pas tout à coup devenue rose pour les locataires du Québec et en particulier pour les ménages qui sont présentement à la recherche d’un logement ». C’est en ces mots que François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain a réagi au Rapport sur le marché locatif du printemps 2015 publié, ce matin, par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Le Rapport montre une augmentation de l’offre et de la disponibilité de logements locatifs dans l’ensemble du Québec et dans cinq régions métropolitaines sur six. Le FRAPRU estime que ce grand constat masque toutefois deux réalités importantes.

Les grands logements sont toujours rares

La première mise en garde du FRAPRU porte sur la rareté persistante de logements pour les familles. Lire la suite »

Le Camp, un moment phare de la lutte pour le droit au logement

«Trois camps, trois endroits, trois démantèlements, une dizaine de contraventions et d’arrestations musclées, six ou sept assemblées de campeurs et campeuses, trois manifs, un comité d’accueil pour le ministre Denis Lebel, deux ateliers-conférences et après tout ça, dimanche, la grande majorité des militant-es étaient encore réuni-es pour laisser en cadeau au maire Coderre et aux PM Harper et Couillard, une belle tente!»

En un mot: persévérance!

C’est en ces mots que l’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue décrit, sur sa page Facebook, le Camp pour le droit au logement qui s’est déroulé, dans des conditions pour le moins difficiles, du 21 au 24 mai, au cœur de Montréal.

Depuis des mois, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) annonçait l’installation de ce camp dans le centre-ville de la métropole du Québec. Une campagne avait été menée au préalable, sous le thème Le logement, un droit. Elle comprenait notamment la diffusion de douze capsules vidéo illustrant les diverses facettes des problèmes de logement, de même que les bénéfices du logement social.

C’est pour poursuivre cette sensibilisation de la population et faire monter la pression sur les gouvernements qu’une centaine de personnes de plusieurs régions devait s’installer dans un parc pour y organiser des actions et des activités de toutes sortes. Le campement urbain devait être à durée indéterminée, puisque ce sont les personnes y participant qui auraient à décider de sa levée, en fonction de l’atteinte de leurs objectifs.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en ont décidé autrement.

Péripéties d’un campement urbain qui ne parvient pas à s’installer durablement Lire la suite »

Coup d’envoi du Camp du FRAPRU au centre-ville de Montréal

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Montréal, le 21 mai 2015 – C’est par une manifestation de plusieurs centaines de personnes venues de diverses régions au Québec que le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) donnera à 13 heures, cet après-midi, le coup d’envoi de son Camp pour le droit au logement, au centre-ville de Montréal. La marche, qui se mettra en branle au Square Dorchester, se dirigera vers le terrain qu’une centaine de personnes occupera pour une durée indéterminée. Plusieurs des personnalités qui ont appuyé le Camp prendront part à la manifestation, dont l’acteur et dramaturge Alexis Martin, le comédien Gilles Renaud et l’auteur François Avard.

Deux grands objectifs

Le Camp pour le droit au logement vise deux grands objectifs. Le premier est de dénoncer les politiques gouvernementales qui menacent l’avenir du logement social et d’accroître la pression pour qu’elles soient révisées. Lire la suite »

Le logement social change des vies: le témoignage de Liette

À une semaine d’une grande manifestation et de l’installation du Camp pour le droit au logement,  nous diffusons le dernier témoignage de la campagne Le logement, un droit.C’est celui de Liette, membre depuis peu de Loggia Pélican, un OSBL d’habitation pour les personnes de 50 ans et plus, dans le quartier montréalais de Rosemont. Elle témoigne de comment l’obtention d’un logement dans ce nouvel OSBL lui a permis de trouver «sa place» et du fait qu’il lui permettra de vivre plus dignement: «Comme tu paies moins cher, ça te permet de respirer, ça te permet de t’habiller, ça te permet de bien manger».

Pour que tout le monde ait sa place, assurons l’avenir du logement social! Dès le 21 mai, au centre-ville de Montréal, Camp pour le droit au logement.

Pour visionner l’ensemble des témoignages de la campagne: www.frapru.qc.ca/logementundroit

Le logement, un droit: le FRAPRU présente une campagne de témoignages

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Le FRAPRU présente, de novembre à mai 2015, une campagne de vidéos sur le thème « Le logement, un droit ». Douze capsules vidéos portant sur les réalités vécues par des locataires permettent d’aborder diverses facettes de la situation du logement au Québec: coût élevé des loyers, insalubrité, pénurie d’appartements locatifs, reprises de logement, problèmes particuliers vécus par les femmes, les personnes seules, les familles avec enfants, les jeunes, les personnes plus âgées, les Autochtones et les ménages issus de l’immigration. Les capsules montrent également les impacts positifs que le logement social a sur des locataires jusque là en difficulté.

Voyez ces témoignages! Celui de Gisèle, une personne résidant temporairement à la maison d’hébergement pour femmes en difficulté Le Chaînon, à Montréal; de Michel, un locataire retraité de Saguenay; de Geneviève, une mère de 5 jeunes enfants, vivant actuellement dans une coopérative d’habitation; de Roger, un locataire de Rosemont, victime d’une tentative de reprise de logement sous de faux motifs, de Denyse, une retraitée de 70 ans de Rouyn-Noranda qui à la recherche d’un logement qu’elle peut se payer, d’Amyne, qui témoigne des mauvaises conditions de logement qui sont souvent réservées aux familles ayant  immigré récemment et d’Izabeau et Alexis qui vivent en colocation avec 5 autres personnes, sur les conditions de logement des étudiants et étudiantes à bas revenus, de Marie-Ève, une mère monoparentale sur la sécurité que lui apporte sa coopérative d’habitation, de Pauline, une Crie qui habite à Val-d’Or sur la discrimination vécue par les Autochtones vivant en milieu urbain,  de Sandrine, une personne en situation de handicap de Gatineau, vivant dans un logement insalubre, en attendant un appartement adapté, celui de Marjolaine, une locataire de Hull qui a vécu l’insalubrité avec ses deux jeunes enfants qui a enfin trouvé un endroit convenable où vivre grâce au logement social et celui de Liettequi a trouvé «sa» place et pu reprendre sa vie en main grâce à un OSBL d’habitation.

Le FRAPRU invite tous les groupes et tous les individus intéressés par le droit au logement à relayer ces capsules vidéos, de manière à ce qu’elles circulent le plus largement possible. La campagne virale s’inscrit dans une campagne plus large visant à rappeler aux gouvernements leurs obligations à l’égard du droit au logement qui culminera le 21 mai par l’installation d’un Camp pour le droit au logement, au centre-ville de Montréal.

 

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Le FRAPRU et ses groupes membres participent à la grève sociale du 1er mai

Montréal, le 1er mai 2015 – Le FRAPRU, l’ensemble de ses 28 groupes membres participants de Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay, Rimouski ainsi que de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Montérégie, et plusieurs de ses membres associés, sont partie prenante de la grève sociale déclenchée au Québec, à l’occasion du 1er mai, Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Ils se joignent à un vaste mouvement de grève contre les politiques d’austérité du gouvernement Couillard qui implique quelque 850 organisations communautaires, féministes, syndicales et étudiantes partout au Québec.

Le FRAPRU et ses groupes membres participent à la grève, en suspendant toutes leurs activités régulières, en référant les demandes de service de locataires à la Régie du logement et aux bureaux des membres de l’Assemblée nationale et en participant à toutes sortes d’activités de mobilisation et de sensibilisation, incluant des actions de perturbation économique.  Lire la suite »

Un budget qui fait passer les privilèges fiscaux des riches avant les droits des pauvres, accuse le FRAPRU

Montréal, le 21 avril 2015 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain est furieux du budget du ministre des Finances, Joe Oliver. Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, l’a commenté en ces termes : « Le gouvernement Harper vient encore une fois de faire la démonstration du peu de considérations qu’il accorde au respect des droits des plus pauvres. Il n’investit que des miettes dans le logement social et pas un sou additionnel dans la lutte à l’itinérance et dans l’amélioration des conditions de logement des communautés autochtones. Pendant ce temps, il permet aux contribuables à haut revenu de mettre jusqu’à 10 000 $ par an dans un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI), en plus de confirmer le fractionnement du revenu des familles mieux nanties ». Lire la suite »