Journée d’actions : Non au projet de loi 70!

logo CODMontréal, 10 février 2016. Des citoyens et citoyennes de huit régions du Québec ont fait entendre aujourd’hui leur vive opposition au projet de loi 70 qui modifie l’aide sociale. Ce projet de loi largement dénoncé tant par les groupes sociaux et les syndicats que par la Commission des droits de la personnes et de la jeunesse, constitue une menace grave à l’aide de dernier recours et s’attaque aux personnes les plus vulnérables de notre société.

Les personnes rassemblées aujourd’hui se sont jointes au mouvement de plus de 250 organismes qui dénoncent le projet de loi 70 déposé par le ministre Sam Hamad en novembre dernier et actuellement en consultation publique. Le projet de loi 70 transformerait l’aide sociale pour les premiers demandeurs en une aide conditionnelle assortie d’obligations et de pénalités, niant ainsi le droit fondamental à un niveau de vie décent et à un travail librement choisi , ce qui constitue une attaque grave aux droits humains. Lire la suite »

Le nombre de ménages recevant de l’allocation-logement chute continuellement depuis l’an 2000

Pancarte Payer le loyer ou manger (Y. Mondion)

Montréal, le 9 février 2016– Le nombre de ménages recevant de l’allocation-logement a chuté continuellement au Québec depuis l’an 2000 et la baisse s’est poursuivie, quoiqu’à un rythme moindre, depuis que le gouvernement québécois a commencé à abaisser graduellement de 55 à 50 ans l’âge d’accès à cette aide financière. C’est à ce constat qu’en arrive le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), en examinant les statistiques compilées au fil des années par la Société d’habitation du Québec (SHQ). 
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La méthode de la carotte et du bâton jugée rétrograde et inefficace par la Coalition Objectif dignité

logo COD

Québec, le 27 janvier 2016 – Alors que débutent aujourd’hui les travaux parlementaires sur le projet de loi 70, une large coalition de groupes sociaux demande son retrait pur et simple. Selon eux, ce projet menace l’accès à l’aide sociale et introduit d’inquiétantes mesures punitives à l’encontre des personnes assistées sociales. Des centaines de manifestant.e.s vont braver le froid aujourd’hui pour faire entendre leurs préoccupations au ministre Hamad, qui ne semble pas très soucieux, jusqu’à maintenant, du sort des plus pauvres de notre société. Lire la suite »

Votre propriétaire veut hausser votre loyer? Vous avez le droit de dire non!

Si vous recevez un avis d’augmentation de loyer, vous avez le droit de refuser la hausse si elle vous semble abusive.

Assurez-vous d’abord que cet avis vous est envoyé dans les délais légaux. Si vous avez un bail de douze mois ou plus, l’avis du propriétaire doit être envoyé de 3 à 6 mois avant la fin du bail. Dans le cas d’un bail se terminant le 30 juin, l’avis doit vous parvenir avant le 31 mars.

Pour un bail de moins de 12 mois ou à durée indéterminée, l’avis doit être envoyé de 1 à 2 mois avant la fin du bail. Pour un bail d’une chambre, l’avis doit être envoyé entre 10 et 20 jours avant la modification de la demande.

Vous avez un mois après réception d’un avis d’augmentation de loyer pour accepter ou contester par écrit auprès du propriétaire. Il est important que vous ayez la preuve de l’envoi et de la réception de votre réponse. Nous vous conseillons donc de l’envoyer par courrier recommandé  (ou par huissier, ou dans un autre cas de vous assurez d’avoir un accusé de réception). Attention ! Si vous n’y donnez pas suite, il est présumé que vous acceptez la hausse. Si vous refusez, le propriétaire a un mois après réception de votre refus d’augmentation pour faire fixer le loyer par la Régie du logement ou pour tenter de négocier avec vous.

Pour savoir si une hausse de loyer est abusive, on peut se fier aux indices de la Régie du logement :
Logements chauffés par les locataires: 0,4 %

Logements chauffés par les propriétaires
à l’électricité: 0,7 %
au gaz: 0,2 %
au mazout: -4,2 %

Cependant, il faut aussi tenir compte des réparations effectuées par le propriétaire ainsi que de la hausse des taxes municipales et scolaires. Pour connaître les hausses de taxes, il faut contacter votre Ville (ou arrondissement) ainsi que la Commission scolaire.

Ne signez rien sous pression ou sur un coup de tête. Avant de prendre une décision, informez-vousLe FRAPRU vous recommande fortement de consulter votre comité logement ou association de locataires pour connaître vos droits, obtenir de l’aide pour le calcul de votre hausse de loyer, ainsi que les procédures à suivre.

Il est possible de télécharger un avis de réponse type ainsi qu’un formulaire de calcul sur le site web de la Régie.

Hausses de loyer : le FRAPRU évoque l’incapacité de payer d’une large partie des locataires

Chupucapablepayer(CédricMartin)

Montréal, le 22 janvier 2016 – Au moment où la Régie du logement publie ses estimations d’augmentations de loyer pour 2016, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) souligne qu’une large partie des ménages locataires rencontre déjà des difficultés majeures à assumer le coût actuel de leur logement.

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Nouveau coup d’éclat du FRAPRU pour sauver le programme de logement social AccèsLogis

imageMontréal, le 21 janvier 2016 – Plusieurs dizaines de membres du FRAPRU ont envahi le hall d’entrée de la Tour de la Bourse et bloqué les ascenseurs menant au bureau du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ce midi, à Montréal. Des centaines de ballons, sur lesquels était écrit le message « Sauvez AccèsLogis », ont été lâchés à l’intérieur de l’édifice, pendant qu’une manifestation d’appui se déroulait à l’extérieur. Ce coup d’éclat s’inscrivait dans le cadre de la semaine nationale d’actions organisée par le FRAPRU pour sauver le programme Accès Logis, le seul qui permet le financement de nouveaux logements sociaux au Québec.

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Semaine d’actions du FRAPRU pour sauver AccèsLogis

 

miettesMontréal, le 18 janvier 2016 – Des actions seront organisées tout au long de la semaine qui s’amorce pour sauver AccèsLogis, le seul programme qui permet de financer de nouveaux logements sociaux au Québec. Des occupations de bureaux, des manifestations et des actions symboliques ou théâtrales auront lieu à Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay, Rimouski et en Abitibi-Témiscamingue. Dès ce matin, deux bureaux sont occupés par des membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) à Montréal, soit celui de la nouvelle élue de Saint-Henri-Sainte-Anne, Dominique Anglade, au 3269, rue Saint-Jacques, et du député de Lafontaine et ex-président du Parti libéral, Marc Tanguay, au 11977, avenue Alexis-Carrel.

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Le FRAPRU déplore la baisse du nombre de nouveaux logements sociaux à Montréal, Québec, Gatineau et ailleurs au Québec

Montréal, le 18 décembre 2015– « Le gouvernement québécois vient de révéler les résultats concrets du dernier budget qui a diminué de moitié le nombre de nouveaux logements sociaux qui pourront être réalisés à l’aide du programme AccèsLogis. Montréal se retrouve avec 550 nouveaux logements sociaux de moins qu’en 2014-2015. La Ville de Québec en perd 190 et celle de Gatineau 180. Quant au reste du Québec, il ne pourra s’y réaliser que 600 logements, soit 580 de moins que l’an dernier ». C’est ce qu’a déclaré le coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant, suite à l’annonce de l’attribution aux trois grandes villes d’un total de 900 logements sur les 1500 qui seront réalisés avec le programme AccèsLogis, soit 550 à Montréal, 250 à Québec et 100 à Gatineau.

Le FRAPRU estime que la diminution du nombre de nouveaux logements sociaux pénalisera les citoyennes et les citoyens qui travaillent, souvent depuis des années, sur des projets concrets de coopératives d’habitation et de logements sans but lucratif. Il juge aussi qu’elle enlèvera beaucoup de marge de manœuvre aux villes dans le domaine du logement social. « Qu’est-ce qu’une ville comme Montréal qui compte 102 500 ménages locataires payant plus de la moitié de leurs revenus en loyer et 25 000 ménages sur sa liste d’attente pour un HLM pourra faire avec 550 logements? », se demande François Saillant. Lire la suite »

Logement locatif : un répit qui n’efface pas les dommages causés depuis le début des années 2000

Logement H.M. (AQ)Montréal, le 16 décembre 2015 – « L’offre générale d’appartements continue de s’améliorer, mais pas celle de logements abordables, réellement accessibles financièrement aux locataires à faible et modeste revenus. Le coût moyen du logement est beaucoup plus élevé maintenant qu’il ne l’était avant la crise du début des années 2000 ». C’est l’analyse que François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain, tire du Rapport sur le marché locatif, publié ce matin par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Le FRAPRU constate que le taux général de logements inoccupés est à son plus haut niveau depuis 1998 à l’échelle du Québec et dans la plupart des six régions métropolitaines de recensement. Il précise cependant que l’offre d’appartements se fait plus rare du côté des appartements familiaux. C’est particulièrement le cas en Abitibi où le taux d’inoccupation des logements de trois chambres à coucher et plus est de 0,9 % à Val-d’Or, 1,9 % à Rouyn-Noranda et 2,1 % à Amos. Lire la suite »

Discours du trône : des silences inexcusables, selon le FRAPRU

2015nov20 Pancarte Sauvons le logement social à Ottawa (F.Roy)

Ottawa, le 4 décembre 2015–«Le gouvernement Trudeau est-il déjà en train de renier les engagements électoraux que le Parti libéral a pris à l’égard des personnes et des familles mal-logées ou sans abri?». C’est la question que se pose, le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, suite au Discours du trône. L’organisme déplore que ce dernier ait totalement passé sous silence des enjeux comme le logement et l’itinérance sur lesquels il a pourtant pris des engagements durant la dernière campagne électorale.

«Le Discours du trône a bien évoqué les investissements que le gouvernement entendait faire dans les infrastructures sociales, mais en aucun moment il n’a dit que le logement allait en être une priorité, comme il l’avait fait durant la campagne électorale», déplore M. Saillant qui ajoute que, même si le Discours a été très général, il a tout de même abordé des enjeux aussi précis que l’habitation ou les sans-abri, par exemple la marijuana ou l’aide aux anciens combattants. Lire la suite »