Respecter les droits : une obligation. Présentation du FRAPRU à la Commission d’examen de le fiscalité québécoise

Après avoir manifesté juste avant aux côtés d’autres membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, le FRAPRU a présenté son mémoire à la Commission d’examen de la fiscalité québécoise, ce 20 octobre. Voici le texte de sa présentation.

Respecter les droits : une obligation

Le FRAPRU est un regroupement de 155 groupes qui lutte depuis 36 ans en faveur du droit au logement et des autres droits sociaux. Si nous nous intéressons de si près à la fiscalité québécoise, c’est parce que le gouvernement du Québec a l’obligation de respecter pleinement l’ensemble des ces droits et qu’il doit y consacrer le maximum de ses ressources disponibles, tel qu’il s’y engagé en endossant le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels. C’est pour cette raison que nous prenons ici partie en faveur d’un système fiscal basé sur une réelle redistribution de la richesse et mettant davantage à contribution les ménages et les entreprises qui en ont les moyens.

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À un an des élections, le FRAPRU presse Justin Trudeau de prendre des engagements sur l’avenir du logement social

Montréal, le 20 octobre 2014 – Plus de 150 membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) manifestent ce matin, devant les bureaux de circonscription de Justin Trudeau, à Montréal. Les manifestantes et les manifestants y ont déployé une bannière géante réclamant que le chef du Parti libéral du Canada prenne des engagements électoraux permettant d’assurer l’avenir du logement social. Cet évènement, organisé à un an de la date prévue des élections générales au Canada, s’inscrivait dans une série d’actions tenues dans plusieurs villes au Québec pour réclamer que les deux grands partis d’opposition, le Parti libéral du Canada et le Nouveau parti démocratique, se mouillent sans plus tarder sur cet enjeu trop souvent négligé en campagne électorale.

François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, considère que « le laisser-aller du gouvernement Harper dans le domaine du logement social crée une situation d’urgence qui nécessitera des gestes ambitieux et rapides de la part du prochain gouvernement fédéral, d’où la nécessité que les partis qui aspirent au pouvoir se prononcent dès maintenant».

Le logement social en péril

À son avis, Ottawa néglige dangereusement ses responsabilités face au droit au logement, en ne consacrant que des « miettes » à l’aide aux ménages mal-logés et en mettant en danger le parc existant de logements sociaux.

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Explosion du nombre de mal-logés à Gatineau

Gatineau, le 9 octobre 2014 – Le nombre de locataires en très grande difficulté financière a explosé à Gatineau entre 2006 et 2011. C’est ce que constatent le Front d’action populaire en réaménagement urbain et Logemen’occupe, à la lumière des données locales du Dossier noir sur le logement et la pauvreté, publié par le FRAPRU.

Les deux organismes se disent stupéfaits de l’augmentation de 57 % du nombre de ménages locataires gatinois consacrant plus de 80 % de leur revenu en loyer. Pas moins de 3890 ménages, dont 2700 personnes seules et 675 familles avec enfants, se retrouvent maintenant dans cette situation extrême, selon des données provenant d’une commande spéciale faite à Statistique Canada, à partir de l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011.

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Logement et pauvreté à Saguenay : l’amélioration de la situation n’a pas bénéficié à tout le monde

Saguenay, le 7 octobre 2014 – La situation du logement s’est légèrement améliorée à Saguenay entre 2006 et 2011, mais cette embellie est loin d’avoir bénéficié à l’ensemble des locataires. C’est en ces mots que le Front d’action populaire en réaménagement urbain et Loge m’entraide ont présenté les données locales du Dossier noir sur le logement et la pauvreté, publié récemment par le FRAPRU.

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Sérieuse détérioration de la situation des locataires de Sainte-Foy et de Sillery

Québec, le 6 octobre 2014 – Plus de 4 ménages locataires sur 10 paient un loyer trop élevé par rapport à leur revenu à Sainte-Foy et à Sillery. C’est ce que révèlent des chiffres rendus publics aujourd’hui par le Comité d’aide aux locataires (CLAL) du secteur Ouest de Québec et le Front d’action populaire en réaménagement urbain. Le FRAPRU y a présenté les données locales de son nouveau Dossier noir sur le logement et la pauvreté.

Selon des données inédites provenant de l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011 par Statistique Canada, 6220 ménages, représentant 41 % des locataires de Sainte-Foy et de Sillery consacrent plus que la norme de 30 % de leur revenu pour se loger.

Cheryl Ann Dagenais, du CLAL, se dit scandalisée du pourcentage de ménages vivant des situations encore plus dramatiques : « Pas moins de 21 % des locataires de Sainte-Foy et Sillery paient plus de la moitié de leur revenu pour se loger, alors que 11 % en engloutissent plus de 80 %. Il s’agit dans ce dernier cas, d’une augmentation de 34 % par rapport à 2006… Il est stupéfiant de penser que 1650 ménages de notre territoire doivent mois après mois payer les 4/5 de leur revenu uniquement pour avoir un toit sur la tête, ce qui ne leur laisse à peu près rien pour tous leurs autres besoins essentiels, à commencer par la nourriture».

« Le nombre de locataires en grande difficulté est beaucoup plus élevé à Sainte-Foy et Sillery qu’à l’échelle du Québec », précise Véronique Laflamme, organisatrice à Québec pour le FRAPRU. Elle explique que la situation s’y est détériorée entre 2006 et 2011, parce les revenus n’ont pas du tout suivi la progression des loyers. Alors que les revenus ont augmenté de 4 % durant cette période, les loyers, eux, ont connu une hausse de 14 %. Elle souligne par ailleurs que les revenus des locataires de l’Arrondissement ont augmenté de façon beaucoup moins importante que ceux de la moyenne des locataires de la ville.

Selon Mme Laflamme, « les revenus des locataires de Sainte-Foy sont un peu plus bas que ceux des locataires de Québec, alors que les loyers y sont beaucoup plus élevés ». Elle signale que le loyer médian était de 735 $ à Sainte-Foy et Sillery contre 655 $ à Québec.

La condition étudiante y est pour beaucoup

Parmi tous les types de ménages, ce sont ceux âgés entre 15 et 24 ans qui rencontrent les difficultés les plus importantes à Sainte-Foy et Sillery où ils comptent pour 22 % des locataires. Cette très forte proportion s’explique par la présence sur le territoire de l’Université Laval et de plusieurs autres maisons d’enseignement supérieur.

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À Québec, la hausse des loyers a appauvri les plus pauvres, estime le FRAPRU

Québec, le 24 septembre 2014 – « Même si la ville de Québec vit, depuis plusieurs années, une embellie économique, la forte augmentation des loyers y a aggravé le sort des ménages qui consacraient déjà une proportion beaucoup trop importante de leur revenu au logement ». C’est ce qu’a affirmé François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), lors de la présentation à Québec des données locales du Dossier noir sur le logement et la pauvreté publié par l’organisme.

Le Dossier, qui utilise des chiffres, souvent inédits, provenant de l’Enquête nationale auprès des ménages, menée par Statistique Canada, révèle que le loyer médian était de 655 $ par mois à Québec, en 2011. Il s’agit d’une hausse de 15 % par rapport à 2006. Ce pourcentage est de loin supérieur à la progression de l’Indice des prix à la consommation qui a été de 9 %. Le FRAPRU estime que seul l’accroissement de 14 % du revenu médian des locataires a permis d’éviter l’explosion du nombre de ménages payant plus que la norme de 30 % de leur revenu en loyer. Ce chiffre est resté plutôt stable à 39 495 dont 18 480 qui y consacrent plus de 50 %.

C’est le nombre de ménages locataires y engloutissant plus de 80 % qui a explosé, souligne le FRAPRU. Il est en effet passé de 7030 en 2006 à 8440 en 2011, pour une augmentation de pas moins de 20 %. Selon François Saillant, « ce sont les ménages les plus pauvres, ceux qui n’ont pas profité de la croissance économique, qui ont été affectés les plus durement par la hausse des loyers, de sorte qu’ils sont maintenant plus nombreux à vivre une situation aussi extrême que de verser les 4/5 de leur revenu uniquement pour se loger ».

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Le FRAPRU s’alarme de la situation du logement à Montréal

Montréal, le 9 septembre 2014 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain, qui lançait aujourd’hui un dossier noir sur le logement et la pauvreté au Québec, s’alarme particulièrement de la détérioration de la situation à Montréal. Selon des données provenant de l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011 par Statistique Canada, 195 170 ménages, représentant 40 % des locataires, consacrent désormais plus que la norme de 30 % de leur revenu pour se loger à Montréal. De ce nombre, 102 480 en paient plus de 50 % dont 53 080 plus de 80 %. Lire la suite »

Dossier noir sur le logement et la pauvreté : « Le Québec vit une crise du logement », affirme le FRAPRU

Montréal, le 9 septembre 2014 – Le Québec vit une crise du logement. C’est ce qu’affirme le Front d’action populaire en réaménagement urbain dans un Dossier noir sur le logement et la pauvreté, lancé aujourd’hui, à Montréal. Selon le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, « il y a lieu de parler de crise, tellement la disparité est grandissante entre la capacité de payer d’une proportion significative des locataires et les loyers en vigueur sur le marché privé de l’habitation ».

Le dossier, basé sur une commande spéciale faite à Statistique Canada à partir des données de l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011, montre une très sérieuse aggravation de la situation du logement au Québec. La donnée la plus troublante est assurément le chiffre de 108 475 ménages locataires devant engouffrer plus de 80 % de leur revenu pour se loger. Il s’agit d’une hausse de 25 % par rapport à 2006. Lire la suite »

10 milliards $ de solutions fiscales à l’austérité budgétaire

L’austérité budgétaire n’est pas une fatalité! Avec sa campagne 10 milliards de $ de solutions, nous avons les moyens de faire autrement, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, dont le FRAPRU est membre, se mobilise pour une meilleure redistribution de la richesse. Elle propose 19 moyens pour financer adéquatement les services publics et  les programmes sociaux sans recourir aux compressions et à la tarification des services publics.

La Coalition  déplore que les milliards de revenus dont se sont privés les gouvernements successifs ces dernières années en diminuant les impôts des plus riches et des compagnies mettent à mal le respect des droits économiques et sociaux et la capacité de la société de financer adéquatement les programmes sociaux.

La richesse existe!
Au cours de la campagne, la coalition diffusera 5 fiches thématiques qui permettront à la population de mieux s’informer sur différentes solutions fiscales. La Coalition propose notamment d’augmenter le nombre de paliers d’imposition, de restaurer la taxe sur le capital des banques, de mieux contrôler le  coût des médicaments et d’augmenter l’impôt des grosses entreprises.

Le documentaire Au pied du mur maintenant en ligne

Le documentaire « Au pied du mur » réalisé autour de la Commission populaire itinérante sur le droit au logement initiée en 2012 par le FRAPRU est maintenant en ligne. À voir absolument! Durée: 35 minutes.

Pour en savoir davantage, nous vous invitons à lire le rapport de cette commission.