Le logement, un droit, témoignage de Denyse, retraitée de Rouyn-Noranda

Le cinquième témoignage de la campagne Le logement, un droit, est celui de de Denyse, retraitée de 70 ans de Rouyn-Noranda qui vit dans le même logement depuis 17 ans. En raison d’une reprise par son propriétaire, elle doit quitter en mars 2015. Elle témoigne de la difficulté de trouver un logement à prix abordable, dans une ville où la pénurie sévit toujours et a entraîné une hausse importante des loyers. «Quand tu ne sais pas où tu vas, pis que t’entends 700$, 800$ pas chauffé… Moi, avec ma pension, quand je vais avoir payé ça, le câble, le téléphone, pis tout, je ne pourrai plus manger. Je ne suis pas toute seule là-dedans. Il y a plusieurs  personnes qui ne peuvent pas payer ce montant-là pour un logement. Des logements à prix modique, il n’y en a pas. L’attente est très longue. Ça fait 3 ans que j’ai demandé au HLM, j’attends la réponse», témoigne-t-elle.

Votre propriétaire veut hausser votre loyer? Vous avez le droit de dire non!

Si vous recevez un avis d’augmentation de loyer, vous avez le droit de refuser la hausse si elle vous semble abusive.

Assurez-vous d’abord que cet avis vous est envoyé dans les délais légaux. Si vous avez un bail de douze mois ou plus, l’avis du propriétaire doit être envoyé de 3 à 6 mois avant la fin du bail. Dans le cas d’un bail se terminant le 30 juin, l’avis doit vous parvenir avant le 31 mars.

Pour un bail de moins de 12 mois ou à durée indéterminée, l’avis doit être envoyé de 1 à 2 mois avant la fin du bail. Pour un bail d’une chambre, l’avis doit être envoyé entre 10 et 20 jours avant la modification de la demande.

Vous avez un mois après réception d’un avis d’augmentation de loyer pour accepter ou contester par écrit auprès du propriétaire. Il est important que vous ayez la preuve de l’envoi et de la réception de votre réponse. Nous vous conseillons donc de l’envoyer par courrier recommandé  (ou par huissier, ou dans un autre cas de vous assurez d’avoir un accusé de réception). Attention ! Si vous n’y donnez pas suite, il est présumé que vous acceptez la hausse. Si vous refusez, le propriétaire a un mois après réception de votre refus d’augmentation pour faire fixer le loyer par la Régie du logement ou pour tenter de négocier avec vous.

Pour savoir si une hausse de loyer est abusive, on peut se fier aux indices de la Régie du logement :
Logements chauffés par les locataires: 0,6 %

Logements chauffés par les propriétaires
à l’électricité: 1 %
au gaz: 1,8 %
au mazout: 1,4 %

Cependant, il faut aussi tenir compte des réparations effectuées par le propriétaire ainsi que de la hausse des taxes municipales et scolaires. Pour connaître les hausses de taxes, il faut contacter votre Ville (ou arrondissement) ainsi que la Commission scolaire.

Ne signez rien sous pression ou sur un coup de tête. Avant de prendre une décision, informez-vousLe FRAPRU vous recommande fortement de consulter votre comité logement ou association de locataires pour connaître vos droits, obtenir de l’aide pour le calcul de votre hausse de loyer, ainsi que les procédures à suivre.

Il est possible de télécharger un avis de réponse type ainsi qu’un formulaire de calcul sur le site web de la Régie.

Hausses de loyer : la vigilance des locataires reste de mise, affirme le FRAPRU

Montréal, le 23 janvier 2015 – Même si le taux de logements inoccupés est remonté à 3,7 % au Québec à l’automne 2014 et que le marché semble, de ce fait, moins favorable aux propriétaires, le Front d’action populaire en réaménagement urbain conseille aux locataires de faire preuve de vigilance face à la hausse de loyer demandée pour leur logement.

En analysant l’évolution respective des loyers et des revenus des locataires depuis la création de la Régie du logement en 1980, le FRAPRU en vient à la conclusion que le loyer a progressé bien davantage que le revenu des ménages locataires durant cette période de trente ans pendant laquelle le Québec a connu aussi bien des surplus que des pénuries de logements locatifs. Entre le Recensement canadien de 1981 et l’Enquête nationale auprès des ménages, menée en 2011 par Statistique Canada, le loyer médian a augmenté de 188,3 % au Québec, passant de 223 $ à 643 $ par mois. Pendant ce temps, le revenu médian des ménages locataires, qui était de 14 746 en 1981, est monté à 32 118 $, pour une progression d’à peine 117,8 %.

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Le FRAPRU rend visite à dix ministres pour faire pression pour la poursuite du programme AccèsLogis

Montréal, Québec et Châteauguay, le 22 janvier 2015 – À quelques semaines du second budget du gouvernement Couillard, le Front d’action populaire en réaménagement urbain augmente la cadence pour obtenir la poursuite du financement de nouveaux logements sociaux au Québec. Plusieurs dizaines de membres du FRAPRU se rendent donc, ce matin, devant les bureaux de circonscription de dix ministres ayant des responsabilités majeures au sein du cabinet libéral.

Sur l’Île de Montréal, six ministres sont visités : le ministre des Finances, Carlos Leitao; le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux; la vice-première ministre, Lise Thériault; le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier; le ministre des Transports et ministre responsable de Montréal, Robert Poéti; le ministre de l’Économie, Jacques Daoust. À Québec, c’est le cas de François Blais, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et d’Yves Bolduc, ministre de l’Éducation. En Montérégie, les membres du FRAPRU se rendent chez Pierre Moreau, ministre responsable de l’Habitation, Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux, et Nicole Ménard, présidente du caucus du gouvernement.

Le FRAPRU ne cache pas sa profonde inquiétude quant à l’avenir d’AccèsLogis, le seul programme permettant encore le financement de nouveaux logements sociaux. Les mesures d’austérité appliquées par le gouvernement Couillard, de même que les contacts peu rassurants que l’organisme a eus avec des membres de la députation libérale et des hauts responsables de la Société d’habitation du Québec (SHQ), lui laissent craindre le pire. Lire la suite »

Plan d’action du FRAPRU d’ici l’été: camp pour le droit au logement et grève sociale sont au programme

Montréal, le 8 janvier 2015 – C’est par une série de coups d’éclat que le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) accroîtra la pression sur les gouvernements afin de les obliger à sortir de leur indifférence et de leur insensibilité à l’égard des problèmes de logement et de pauvreté.

Le point culminant de ces actions sera la tenue, à partir du 21 mai prochain, d’un camp à durée indéterminée en plein centre-ville de Montréal. Une grande manifestation donnera le coup d’envoi de l’évènement. Plus d’une centaine de personnes, mal-logées, itinérantes ou militantes, occuperont un terrain bien en vue du cœur de Montréal. Elles y organiseront des activités de toutes sortes, ouvertes à la population. Le campement urbain visera à attirer l’attention de l’opinion publique et à forcer la main des gouvernements, tant provincial que fédéral, pour qu’ils investissent de manière beaucoup plus importante dans le logement social. Lire la suite »

Le logement, un droit: le FRAPRU présente une campagne de témoignages

 

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Genevieve_webGisele_webRoger_webLe FRAPRU présente, de novembre à mai, une campagne de vidéos sur le thème « Le logement, un droit ». Douze capsules vidéos portant sur les réalités vécues par des locataires. À toutes les deux semaines, le FRAPRU diffusera une nouvelle capsule, ce qui lui permettra d’aborder diverses facettes de la situation du logement au Québec: coût élevé des loyers, insalubrité, pénurie d’appartements locatifs, reprises de logement, problèmes particuliers vécus par les femmes, les personnes seules, les familles avec enfants, les jeunes, les personnes plus âgées, les Autochtones et les ménages issus de l’immigration. Les capsules montreront également les impacts positifs que le logement social a sur des locataires jusque là en difficulté.

Celui de Gisèle, une personne résidant temporairement à la maison d’hébergement pour femmes en difficulté Le Chaînon, à Montréal; de Michel, un locataire retraité de Saguenay; de Geneviève, une mère de 5 jeunes enfants, vivant actuellement dans une coopérative d’habitation; de Roger, un locataire de Rosemont, victime d’une tentative de reprise de logement sous de faux motifs et de Denyse, une retraitée de 70 ans de Rouyn-Noranda qui à la recherche d’un logement qu’elle peut se payer ont déja été mis en ligne.

Le FRAPRU invite tous les groupes et tous les individus intéressés par le droit au logement à relayer ces capsules vidéos, de manière à ce qu’elles circulent le plus largement possible. La campagne virale s’inscrit dans une campagne plus large visant à rappeler aux gouvernements leurs obligations à l’égard du droit au logement.

Dans le cadre de cette campagne, des déménagements aux bureaux des premiers ministres Stephen Harper et Philippe Couillard, respectivement à Ottawa et Saint-Félicien, ont eu lieu le 21 novembre, Journée canadienne sur l’habitation. Plusieurs autres actions auront lieu dans les prochains mois, dont un camp au centre-ville de Montréal qui débutera le 21 mai.

État du marché locatif au Québec : le FRAPRU met en garde contre les conclusions hâtives

Montréal, le 16 décembre 2014 – « Il aura fallu quinze ans au Québec pour sortir presque totalement de la pénurie de logements locatifs, mais il en faudra beaucoup plus pour réparer les pots cassés ». C’est la mise en garde que François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), a livré suite à la publication par la Société canadienne d’hypothèques et de logement de son Rapport sur le marché locatif de l’automne 2014. Il met en garde les autorités politiques contre toute volonté de se désengager du logement social ou de relâcher les minces protections mises en place pour protéger les logements locatifs existants.

Le FRAPRU fait notamment remarquer que le logement locatif est beaucoup moins accessible financièrement aujourd’hui qu’il ne l’était, il y a quinze ans. À l’échelle de la province, le loyer moyen des logements de deux chambres à coucher, qui était de 491 $ par mois en 1999 atteint aujourd’hui 711 $, pour une hausse de 44,8 %. « C’est de loin supérieur à l’évolution de l’Indice des prix à la consommation », précise François Saillant. Il ajoute que l’Enquête nationale auprès des ménages menée en 2011 par Statistique Canada a démontré comment la hausse du coût du logement a fait exploser le nombre de ménages locataires en grandes difficultés financières. Selon cette Enquête, 479 750 ménages locataires consacraient plus de 30 % de leur revenu pour se loger au Québec, 227 835 plus de 50 % et 108 475 plus de 80 %.

L’organisme national de défense et de promotion du droit au logement note aussi que l’offre de grands logements familiaux demeure basse dans plusieurs coins du Québec, comme le prouvent les taux d’inoccupation des appartements de trois chambres à coucher et plus à Rouyn-Noranda (0,2 %), Val-d’Or (0,3 %), Sept-Îles (0,9 %), Matane (1,1 %) ou encore Laval (1,3 %). « Les grands logements se font rares, même sur l’Île de Montréal où le taux général d’inoccupation est pourtant monté à 3,5 %. Le taux d’inoccupation des logements pour familles n’est que de 2,5 % et il descend beaucoup plus bas dans des arrondissements comme le Plateau Mont-Royal (0,1 %), Ahuntsic-Cartierville (0,2 %), LaSalle (0,5 %) et le Sud-Ouest de Montréal (0,6 %).

Des chiffres qui ne disent pas tout Lire la suite »

Les groupes en défense collective des droits réclament 40 millions $ de plus

Le 8 décembre, des dizaines de personnes, dont plusieurs membres du FRAPRU, ont chahuté avec des sifflets et des casseroles devant le bureau du ministre des Finances, à Montréal. Elles réclament 40 millions $ de plus dans le prochain budget Leitão, pour les organismes en défense collective des droits.

Organisée par le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD), la manifestation vise à protester contre la faiblesse des subventions versées actuellement par Québec à quelque 325 organismes qui ont pour principale mission de regrouper et de défendre les personnes et les collectivités dont les droits humains sont bafoués. « Les subventions aux groupes en défense collective des droits n’ont pas été augmentées, ni même indexées, depuis 1996 », précise Caroline Toupin, porte-parole du Regroupement.

D’autres actions du même genre ont également lieu aujourd’hui à Québec, Gatineau, Chicoutimi et Laval, demain en Estrie et mercredi à Rouyn-Noranda. Des sorties publiques et des campagnes de visibilité pour dénoncer l’impact des mesures d’austérité sur les droits humains sont également prévues en Mauricie, Montérégie, Centre du Québec, Lanaudière, Côte-Nord, Gaspésie et Bas-Saint-Laurent.

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Plan d’action interministériel en itinérance: Le FRAPRU reste sur sa faim quant aux mesures touchant le revenu et le logement

Montréal, le 7 décembre 2014 - Même s’il salue la présentation ce matin, à Montréal, du Plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) reste sur sa faim quant aux mesures annoncées par le gouvernement Couillard en matière de revenu et de logement.

Selon François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, « sur l’enjeu du revenu, le gouvernement se contente d’un vœu pieux, soit celui d’élaborer des mesures touchant le revenu disponible des personnes en situation d’itinérance, dont les personnes seules ». Il se questionne : « Qu’est-ce que ça signifie concrètement? Le gouvernement veut-il oui ou non augmenter les prestations d’aide sociale qui, dans le cas de la majorité des prestataires, sera encore au niveau indécent de 620 $ par mois en 2015? On ne pouvait s’attendre à moins qu’à une augmentation substantielle de cette somme dans un plan d’action sur cinq ans »

Sur le logement, le FRAPRU avoue que le document est plus précis, en confirmant qu’en 2014-2015, 500 logements seront réservés aux personnes itinérantes ou à risque de le devenir, dont 240 à Montréal, une centaine à Québec et quelques dizaines à Gatineau. C’est sur l’avenir que l’organisme se pose plus de questions. « C’est beau de dire qu’à partir de 2015-2016, au moins 10 % des logements prévus annuellement avec le programme AccèsLogis seront réservés aux personnes itinérantes ou sur le bord de l’itinérance, mais de combien de logements parle-t-on? Absolument rien n’est présentement assuré quant à l’avenir de ce programme qui est le seul qui permette présentement le financement de nouveaux logements sociaux au Québec », affirme François Saillant.

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Le Bulletin 130 de «Toujours au Front» est en ligne

VignetteFRAPRU_130-8Le bulletin numéro 130 du FRAPRU est sorti des presses. Les groupes membres du FRAPRU et les abonné.e.s recevront leurs copies par la poste.

Vous trouverez également tous les articles en ligne. Dans ce numéro: des nouvelles de la campagne Le logement, un droit; du dossier de la fin des subventions fédérales aux logements sociaux existants; des surplus fédéraux annoncés; de la situation du logement des Premières nations qui continue de se dégrader; de l’austérité en habitation; des politiques d’austérité mises en oeuvres par le gouvernement Couillard et des résistances qu’elle engendre; des coupes à l’aide sociale et de la campagne Les droits, ça se défend du RODCD.