Rapport annuel 2018-2019 de la SHQ: seulement 835 logements sociaux ont levé de terre l’an dernier!

Le rapport annuel de gestion de la Société d’habitation du Québec publié ce matin confirme les craintes du FRAPRU sur la lenteur avec laquelle le nombre déjà insuffisants de logements sociaux budgetés se réalise.

Alors que le budget précédent prévoyait le financement de 3000 nouveaux logements sociaux, le rapport annuel 2018-2019 rendu public ces jours-ci nous apprends que seulement 835 logements sociaux et communautaires (logements publics, sans but lucratifs ou coopératives d’habitation) ont été livrés pour tout le Québec en 2018-2019.

C’est beaucoup trop peu considérant que 40 000 ménages locataires sont en attente pour un HLM, sans compter ceux qui attendent pour une coopérative ou un OSBL d’habitation et que 244 120 ménages locataires du Québec ont des besoins impérieux de logement selon Statistiques Canada.

Malgré les promesses faites il y a un an durant la campagne électorale ayant mené à son élection, et les surplus budgétaires majeurs dont il dispose, le gouvernement de la CAQ n’a rendu disponible que 260 millions $ pour permettre la réalisation des 15 000 logements sociaux promis depuis 10 ans, dans les budgets des gouvernements antérieurs. Maintenant qu’il a enfin apporté les modifications nécessaires au programme AccèsLogis (le 9 juillet), il doit profiter de son mini-budget attendu le 7 novembre, pour prévoir les sommes manquantes supplémentaires.

Alors que tout porte à croire que la situation des ménages locataires va aller en s’aggravant dans le contexte de spéculation immobilière et pénurie de logements qui frappe plusieurs grandes villes au Québec (dont Gatineau, Montréal, Longueuil, Laval,Gaspé, Rouyn-Noranda, Drummondville et Val d’Or), phénomènes qui contribuent à une nouvelle flambée du coût des loyers et à une augmentation des cas de discrimination: il faut agir vite ! 

Dans son prochain budget, le gouvernement du Québec doit faire preuve d’ambition et prévoir une programmation sur plusieurs années d’au moins 50 000 logements sociaux en 5 ans. Rappelons que pour la première fois en 20 ans, le budget 2019-2020 ne prévoyait aucun investissement pour la réalisation de nouveaux logements sociaux.

Des regroupements québécois pressent les partis fédéraux de faire mieux en matière de logement

Montréal, le 4 octobre 2019 – À la veille de la Journée mondiale de l’Habitat décrétée par l’ONU, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHMLQ), le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ), le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) ont fait le point en conférence de presse sur les entraves à l’avancement du droit au logement dans un contexte de pénurie de logements abordables, notamment de logements sociaux.

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Pour la justice sociale et climatique: le FRAPRU en grève le 27 septembre

Comme des centaines d’autres groupes communautaires, les membres du FRAPRU se mobilisent pour affirmer l’urgence d’agir contre les dérèglements climatiques et mettre en lumière leurs conséquences sur les personnes les plus pauvres.  Le 27 septembre, une majorité d’entre eux suspendront leurs activités régulières afin de participer au mouvement de grève planétaire pour le climat.

Les canicules, sécheresses et autres catastrophes « naturelles » (ouragans, cyclones, inondations, coulées de boue, effondrements des glaciers, fonte du pergélisol, etc.) font des milliers de victimes chaque année et détruisent des régions entières. Le réchauffement et la montée des eaux menacent la vie sous toutes ses formes.

Cette crise menace les droits humains, dont le droit au logement !

Au Québec, comme ailleurs, ce sont les populations les plus vulnérables qui subissent le plus durement les dérèglements climatiques; les épisodes récents de vagues de chaleur, les inondations et les tornades l’ont bien démontré.

Mais la lutte contre les dérèglements climatiques elle-même peut creuser les inégalités sociales et priver certaines personnes de leurs droits si elle n’est pas entièrement pensée dans une perspective de diminution des inégalités et de justice sociale. Inversement, il restera vain du lutter contre les inégalités si dans le même temps, on ne fait rien pour assurer la survie de l’espèce humaine.

Le 27 septembre joignez-vous au mouvement et participez aux actions organisées dans votre région.

À Montréal, le contingent du FRAPRU se rassemble dans la partie nord-est du parc Jeanne-Mance, coin du Parc et Mont-Royal Ouest, à 12h.

Le 27 septembre, marchons ensemble
pour une transition écologique basée sur le respect de tous les droits!

Matériel d’information et de mobilisation:

Dépliant «Droit au logement et crise climatique: même combat» publié par le FRAPRU 

Fiche «Pourquoi la grève dans le communautaire», diffusée par La planète s’invite au parlement

Tract de mobilisation du FRAPRU pour le 27 septembre

Campagne électorale fédérale: Le FRAPRU et les organismes de Pointe-Saint-Charles manifestent pour le logement social

Montréal, le 15 septembre  2019 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), compte bien profiter des prochaines semaines pour rappeler aux partis en lice aux élections fédérales leurs responsabilités envers les ménages locataires mal-logés et réclamer des engagements ambitieux pour le logement social. Le regroupement démarre la campagne électorale par une manifestation de près de 200 personnes, organisée conjointement avec le Regroupement Information Logement (RIL) de Pointe Saint-Charles et l’appui d’Action-Gardien, la Corporation de développement communautaire (CDC) du quartier. Rappelant que plusieurs grandes villes au Québec et au Canada font face à une pénurie de logements locatifs sans précédent depuis le début du millénaire, les groupes demandent notamment que le terrain fédéral du bassin Peel serve à réaliser du logement social et des équipements collectifs pour la communauté locale et les besoins montréalais.

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Élections fédérales 2019 : des $$$ pour le logement social

Le futur gouvernement fédéral doit mettre un terme à la crise du logement qui s’enracine au Québec et au Canada !  Trop de ménages voient leur budget défoncé, mois après mois, à cause d’un loyer qui n’en finit plus de monter.  Trop de personnes tombent malades à cause de mauvaises conditions de logement.  Trop de familles sont chassées de leur quartier parce le privé construit surtout des petites habitations très chères.

Les partis politiques doivent s’engager pour le droit au logement et pour le logement social !

C’est pourquoi le FRAPRU, dans le cadre de sa campagne Des $$$ pour le logement social revendique des engagements électoraux ambitieux de la part des partis politiques en lice aux élections générale d’octobre 2019, soit :

  1. d’investir au moins 2 milliards $ par année dans la construction de nouveaux logements sociaux;
  2. de dédier l’essentiel des sommes prévues dans la Stratégie canadienne sur le logement au logement social, notamment pour rénover des logements privés en mauvais état et les transférer à des coopératives ou des OBNL d’habitation;
  3. de garantir tous les fonds nécessaire pour rénover, améliorer et moderniser les logements sociaux déjà construits, de même que pour maintenir les loyers des ménages pauvres qui y habitent à moins de 30 % de leur revenu.

Nous vous invitons à consulter et utiliser le matériel (en français et anglais) d’information et de mobilisation sur les enjeux logement de la campagne fédérale:

Droit au logement et crise climatique: même combat!

Lors du 39ème congrès du FRAPRU tenu en juin 2019, ses membres ont adopté que le FRAPRU appuie les mobilisations portant sur l’urgence climatique et que ses membres soient invités à y participer, notamment pour mettre en lumière ses conséquences sur les personnes les plus pauvres.

Dans cette perspective, les membres du FRAPRU sont invités à participer aux activités locales et régionales de la grève pour le climat prévues le 27 septembre 2019 et les groupes membres sont invités à consulter leurs instances en vue d’une participation à la grève du climat. Si la majorité de ceux-ci ont des mandats de grève, le FRAPRU sera également en grève.

En vue des mobilisations du 27 septembre 2019, le FRAPRU produit un premier dépliant d’information sur les liens entre crise climatique et droit au logement

Les canicules, sécheresses et catastrophes « naturelles » (ouragans, tornades, cyclones, inondations, orages violents, etc.) font des milliers, voire des centaines de milliers de victimes chaque année et détruisent des régions entières. Le réchauffement et la montée des eaux menacent la vie sous toutes ses formes. Cette crise menace les droits humains, dont le droit au logement !

Le Québec ne fait pas exception et comme ailleurs, ce sont les populations les plus précaires qui sont les plus vulnérables aux dérèglements climatiques.

Si cette crise environnementale touche en premier lieu les plus démunis, la lutte contre les dérèglements climatiques elle-même peut creuser les inégalités socio-économiques et priver certaines populations de leur accès aux droits culturels, économiques et sociaux si elle n’est pas entièrement pensée dans une perspective de diminution des inégalités. Et inversement, il restera vain du lutter contre les inégalités si dans le même temps, on ne fait rien pour assurer la transition écologique.

La crise environnementale accentue fortement la crise du logement qui sévit au Québec. Les logements sont endommagés mais les ménages précaires se voient contraints d’y habiter par absence d’alternative saine. Les logements insalubres, humides, mal isolés, infestés font augmenter les factures des locataires et les exposent à des problèmes de santé été comme hiver.

Tandis que le droit au logement des ménages à faible revenu est menacé par les dérèglements climatiques, les décisions politiques prises pour lutter contre ces phénomènes ne tiennent pas compte de leurs besoins et contribuent à les précariser encore davantage.

Pour en savoir plus, lisez le dépliant

Des locataires dénoncent les réno-victions et les pratiques abusives d’un holding immobilier

Montréal, le 28 août 2019 – Lors d’une conférence de presse tenue ce matin, à la veille d’une audience à la Régie du logement demandant leur évacuation «temporaire» de 12 mois, des locataires montréalais ont témoigné de tentatives d’éviction qu’ils subissent depuis des mois de la part de L.S. Capital Group, après que la compagnie ait acheté leurs immeubles. Les locataires ayant témoigné vivent dans trois bâtiments appartenant à la compagnie, où 11 des 33 appartements sont toujours habités par les mêmes locataires qu’avant l’acquisition dans les quartiers de Verdun et de Côte-des-Neiges. Le Comité d’action des citoyennes et citoyens de Verdun (CACV), comité logement du secteur où sont situés la majorité des immeubles visés, et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) appuient les locataires et dénoncent le recours systématique à des travaux majeurs aux fins d’éviction déguisée de locataires.

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Annonce de l’indexation du programme AccèsLogis: Le FRAPRU espère la réalisation rapide de milliers de logements sociaux

Montréal et Québec, le 9 juillet 2019 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par la ministre responsable de l’Habitation, Andrée Laforest, des améliorations apportées à AccèsLogis, seul programme permettant la réalisation de nouveaux logements sociaux.  Malgré la croissance rapide du prix de l’habitation, le programme n’avait pas été ajusté depuis 2009, rendant impossible la livraison de quelque 15 000 logements sociaux pourtant budgétés par les gouvernements antérieurs. La Coalition Avenir Québec avait d’ailleurs pris cet engagement auprès du FRAPRU durant la campagne électorale.

Le gouvernement concrétise aujourd’hui les sommes de 260 millions $ annoncées dans le budget du 21 mars dernier. Le FRAPRU espère qu’elles seront toutes rendues disponibles le plus rapidement possible, puisque le budget 2019-2020 étirait la planification des dépenses sur 7 ans.

Le FRAPRU apprécie particulièrement que le nombre de subventions au loyer dédiées aux ménages les plus mal pris soit augmenté comme il le demandait depuis longtemps. Ainsi, leur minimum passera de 20% à 50% et leur maximum de 50% à 80%.

Cependant, le regroupement estime que les investissements de 260 millions $ annoncés dans le budget du 21 mars, ne suffiront pas pour permettre le déblocage de tous les logements programmés.

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Le FRAPRU juge sévèrement le gouvernement du Québec et Montréal

Montréal, le 2 juillet 2019 Alors que sévit une pénurie de logements dans plusieurs villes au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tire un bilan sévère des approches adoptées par les instances publiques. Selon l’organisme, bien qu’insuffisante, le gouvernement Legault et l’administration Plante auraient pu éviter bien des angoisses à des centaines de locataires si l’aide finalement accordée était arrivée plus tôt. Il rappelle que dès l’automne dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement avait confirmé la rareté des logements locatifs dans la plupart des grandes villes québécoises.  

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Bulletin 137 – Élections fédérales et logement : Cibler la bonne solution et répondre aux besoins les plus urgents

Le bulletin numéro 137 du FRAPRU est sorti des presses.  Vous pouvez le consulter en ligne ici.

Alors que 244 120 ménages locataires du Québec ont déjà des besoins urgents d’un logement adéquat, plusieurs villes québécoises voient poindre une pénurie de logements locatifs qui va détériorer la situation. Les partis politiques fédéraux sont directement interpelés; la première stratégie canadienne sur le logement ne donnant toujours pas les résultats escomptés. 

Des engagements ambitieux doivent être pris afin que les fonds fédéraux permettent réellement de faire face à la crise du logement et de protéger les logements sociaux déjà construits.

Les partis en lice aux élections feront-ils le bon choix?  Logement abordable ou logement social? Vont-ils continuer à miser sur le logement abordable, qui ne répond pas réellement aux besoins, ou enfin financer le logement social, la seule formule permettant de mettre en œuvre le droit au logement?

Dans cette édition :