COVID-19

Si vous êtes locataire et avez un problème de logement ou des préoccupations en lien avec votre logement? Prenez quelques minutes pour répondre à ce sondage !

Alors que le Québec n’est pas épargné par la pandémie mondiale, tous les ménages ne sont pas égaux face aux conséquences qu’impliquent l’épidémie de la Covid-19. Perte de revenus et dépenses imprévues liées au confinement; pressions de propriétaires ou de compagnies de gestion immobilière pour payer le loyer ou pour accepter des visites de leur logement; angoisse de se retrouver à la rue faute de logement disponible le 1er juillet pour les ménages, etc., en somme, les locataires à faible et modeste revenu sont très durement affectéEs par la crise sanitaire qui perdure. 

Comme la conjoncture évolue vite, afin de vous permettre de rester à jour et de trouver des ressources en cas de problème de logement ou de perte de revenu, nous avons créé une section Covid-19 sur notre site Internet.


Vous y trouverez les sous-sections suivantes :

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Du logement social pour mieux protéger nos communautés contre les crises

Alors que les crises – sanitaire, économique, du logement et climatique – se multiplient au Québec, creusant les inégalités et menaçant toujours plus le droit au logement, plus de 25 organisations sociales, syndicales, autochtones, féministes et communautaires joignent leurs voix au FRAPRU pour demander que les plans de relance prévus par les gouvernements comprennent un développement conséquent de logements sociaux et communautaires. 

La crise sanitaire l’a encore une fois démontré : l’équilibre fragile dans lequel vivent plusieurs ménages est vite mis à mal. Alors que le logement est un déterminant de la santé, le droit au logement des locataires les plus vulnérables est plus que jamais compromis.

La pandémie a mis en lumière les limites du marché locatif privé pour répondre au besoin fondamental de se loger : quand on perd la moitié de son revenu ou que nos dépenses d’épicerie augmentent drastiquement, le prix élevé du loyer devient un problème encore plus criant.  Quand en plus sévit une pénurie de logements locatifs qui complique la recherche de logement et laisse plus de place aux abus et à la discrimination, la situation peut tourner au drame pour de trop nombreuses personnes.

La Covid-19 et la crise économique qui risque de suivre entraineront un accroissement des besoins, qui étaient déjà effarants : près de 200 000 ménages locataires du Québec consacraient plus de la moitié de leur revenu lors du dernier recensement. S’ajouteront à ces personnes déjà à risque, les nouveaux chômeurs et les nouvelles chômeuses, et toutes les autres personnes qui n’auront pu payer le loyer et qui risquent une éviction dès que le moratoire instauré le temps de l’urgence sanitaire prendra fin. Les femmes, déjà moins favorisées économiquement, ont été plus nombreuses à perdre leur emploi en raison de la pandémie.

Alors que renforcer le filet social s’avère plus important que jamais, les gouvernements se trainent les pieds, concédant des mesures partielles, insuffisantes, qui ne sont pas du tout à la hauteur des défis actuels en matière de droit au logement.

Pourtant, la crise du logement, la crise sanitaire, la crise économique subséquente et la crise climatique sont autant de circonstances qui imposent aux gouvernements Legault et Trudeau l’urgence d’agir. Ils ont le devoir de mettre en place des mesures permettant d’éviter qu’encore plus de personnes soient mal-logées, exclues de leurs milieux de vie, ou se retrouvent à la rue.

Le Québec et le Canada se sont engagés à respecter, à protéger et à mettre en œuvre le droit à la santé, à un logement convenable et à une nourriture suffisante. Malheureusement, ils ont fait trop peu en ce sens et les conséquences ont été exacerbées durant la pandémie. Ils doivent maintenant y remédier !

Pour ce faire, des investissements majeurs sont requis, notamment dans un grand chantier de logements sociaux, prenant autant la forme de coopératives et d’organismes sans but lucratif d’habitation que de logements publics. Non seulement parce que ce type de logement assure des loyers rencontrant la capacité de payer des ménages occupants, mais aussi parce qu’ils sont hors marché, donc, à l’abri des reprises de possession bidons et de la spéculation immobilière. Ce sont des investissements publics durables dans le temps, pour les générations actuelles et futures, en plus de permettre aux personnes à faible et à modeste revenus, d’avoir un meilleur contrôle sur leur milieu de vie. Avec du soutien communautaire, ils sont une solution pour prévenir l’itinérance ou en sortir. Ils répondent aux besoins d’une variété de populations telles que les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les femmes victimes de violence conjugale qui autrement, ont difficilement accès à des logements abordables à la sortie d’une ressource d’hébergement, les Autochtones vivant en milieu urbain où le racisme et la discrimination risquent d’être exacerbés par la crise, etc,. Ils sont aussi une solution pour les familles qui ne peuvent pas accéder à la propriété, alors que les grands logements locatifs sont une denrée rare. Doit-on rappeler à ce sujet que pendant de nombreuses années, la plupart des logements familiaux construits dans les grandes villes l’ont été par des coopératives d’habitation?

Par ailleurs, la construction de logements sociaux et communautaires a de nombreuses retombées économiques positives. Au Québec, chaque dollar investi par le gouvernement génère des investissements d’au moins 2,31 $ dans l’économie. De plus, les sommes, que les locataires de logements sociaux et communautaires économisent sur le prix de leur loyer, sont dirigées vers d’autres dépenses locales.

En bref, il est évident que le logement social, qui ne constitue actuellement que 4% du parc de logements au Canada, doit absolument être renforcé pour répondre aux besoins, pour réduire les inégalités socioéconomiques, pour contrer les effets néfastes de la spéculation immobilière et de la gentrification des villes et ainsi que pour bâtir des communautés plus résilientes.

C’est pourquoi, dans le cadre de son plan de relance économique « post-coronavirus », le Québec doit prévoir les investissements nécessaires au développement d’au moins 10 000 nouveaux logements sociaux et communautaires pour la prochaine année et planifier des investissements pour les 5 années à venir. De son côté, Ottawa doit reconnaître que sa « Stratégie nationale sur le logement » est largement inadaptée pour répondre aux besoins des personnes et des familles les plus mal logées. Il doit donc augmenter considérablement ses investissements dans l’aide au logement qui ont baissé de 300 millions de dollars entre 2018 et 2019, selon Rapport annuel 2019 de la SCHL, et signer une entente fédérale-provinciale avec le Québec reconnaissant la juridiction de ce dernier en habitation. La seule exigence fédérale doit être que l’entièreté des sommes versées pour le logement serve au logement. Nos organisations s’engagent, pour leur part à tout mettre en œuvre pour s’assurer, que ce soit le logement social qui soit privilégié par le gouvernement québécois dans l’utilisation des investissements fédéraux et dans ses propres programmes de financement.

Signataires :

  1. Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU
  2. Chantal Desfossés, Directrice générale, Réseau québécois des organismes sans but lucratif d’habitation
  3. Philippe Meilleur, président, Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.
  4. Véronique De Sève, vice-présidente, Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  5. Louise Riendeau, Coresponsable des dossiers politiques, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  6. Manon Monastesse, directrice générale et porte-parole, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes 
  7. Ève-Marie Lacasse, coordonnatrice, Ligue des droits et libertés
  8. Robert Pilon, Coordonnateur, Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec 
  9. France-Isabelle Langlois, Directrice générale, Amnistie internationale Canada francophone
  10. France Latreille, Directrice, Union des consommateurs
  11. Anne-Marie Boucher, Responsable des communications et de l’action sociopolitique, Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec
  12. Marie-Line Audet, Directrice générale, Table nationale des Corporations de développement communautaire (TNCDC)
  13. Adi Jakupović, Secrétaire général, Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, (SPGQ)
  14. Christian Daigle président général, Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec
  15. Benoît Lacoursière, Secrétaire général et trésorier, Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
  16. Marie-Andrée Gauthier, Coordonnatrice générale, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  17. Mathieu Francoeur, Coordonnateur, Mouvement PHAS (Personnes handicapées pour l’accès aux services)
  18. Maxime Roy-Allard, porte-parole, Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec
  19. Stéphanie Tremblay, Regroupement québécois des CALACS
  20. Sylvie Lévesque, directrice générale, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
  21. Serge Petitclerc, Porte-parole, Collectif pour un Québec sans pauvreté
  22. Sylvie Sarrasin, présidente, Regroupement des cuisines collectives du Québec
  23. Dominique Daigneault, Présidente, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
  24. Annie Savage, directrice par intérim, Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)
  25. Élisabeth Garant, directrice, Centre justice et foi
  26. Valérie Lépine, Coordonnatrice, Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec 
  27. Christian Pelletier, coordonnateur, Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec

Règlement pour une métropole mixte : Montréal doit revoir ses objectifs d’inclusion de logements sociaux à la hausse !

Montréal, le 14 mai 2020 – Alors que le rapport de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) au sujet du Règlement pour une métropole mixte, publié ce matin, reconnaît l’ampleur des besoins des ménages locataires montréalais en demandant à la Ville d’aller de l’avant avec le volet social de son règlement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) déplore qu’il n’y ait aucune recommandation à l’effet d’augmenter le pourcentage d’inclusion de logements sociaux.

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Covid-19 et crise du logement: des mesures déconnectées de la réalité des locataires

Montréal, le 5 mai 2020 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) est profondément déçu par les critères d’éligibilité imposés par le gouvernement Legault pour son programme de prêts sans intérêt aux locataires affectés par la crise sanitaire. L’organisme, qui avait pourtant salué ce début de réponse lors de son annonce, constate à la lecture des détails supplémentaires rendus disponibles par la Société d’Habitation du Québec, que trop de ménages en sont exclus. Il demande à Québec de réajuster le tir cette semaine, avant que ne soient rendus disponibles les formulaires de demandes.

Un système de prêts trop restrictif

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Mesures d’aide aux locataires en vue du 1er juillet: un début de réponse trop timide

Québec et Montréal, le 29 avril 2020 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) accueille positivement l’annonce par la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, de deux mesures en habitation visant à venir en aide aux ménages locataires affectés par la crise sanitaire. Celles-ci incluent un système de prêts sans intérêts et un programme d’aide à l’hébergement d’urgence pour les ménages en attente d’un logement dont la construction est retardée. Le regroupement est cependant extrêmement déçu qu’aucune aide ne soit encore annoncée pour rassurer les locataires n’ayant pas renouvelé leur bail et qui n’auront pas réussi en à trouver un autre en vue du 1er juillet.

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Sondage à l’intention des locataires

English will follow

Vous êtes locataire et :

  • vous devez déménager bientôt mais vous êtes inquiet ou inquiète de ne pas réussir à trouver de logement dans le contexte de pénurie et de crise sanitaire actuelle;
  • vous avez de la difficulté à payer votre loyer en raison d’une perte de revenu liée à la Covid-19;
  • votre propriétaire exerce des pressions sur vous ou cherche à vous évincer;
  • vous avez d’autres préoccupations ou problèmes en lien avec votre logement en ce moment;

Prenez quelques minutes pour répondre à ce sondage !

Alors que la crise sanitaire frappe durement les locataires au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) souhaite documenter leur situation en vue d’adresser ses revendications aux gouvernements et d’obtenir les mesures adéquates pour leur venir en aide. Merci d’avance pour votre participation !

Pour en savoir plus sur les interventions et les revendications du FRAPRU durant la crise sanitaire, c’est ICI.

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Logement et COVID-19: Un plan d’action est nécessaire maintenant en vue du 1er juillet

Montréal, 9 avril 2020 – Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) sont très déçus des réponses fournies aujourd’hui par le premier ministre François Legault concernant la situation des locataires du Québec devant déménager le 1er juillet. M. Legault affirme qu’il est encore trop tôt pour décider du report des déménagements et de la prolongation des baux, évoquant même que cela sera étudié « dans les prochaines semaines ». Pour les deux regroupements, il est urgent que le gouvernement aille dans cette direction afin d’éviter que des milliers de locataires se retrouvent sans logis dans les prochains mois.

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COVID-19 : Des mesures urgentes pour aider les locataires à affronter le 1er avril réclamées par le FRAPRU et le RCLALQ

Montréal, 25 mars 2020 – À une semaine du 1er avril, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) unissent leur voix pour réclamer, de manière urgente, des mesures concrètes du gouvernement Legault pour venir en aide aux ménages locataires qui ne seront pas en mesure de payer leur prochain mois de loyer. 

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COVID-19 et droit au logement : les gouvernements doivent réagir au plus vite !

Alors que la situation d’urgence sanitaire due à la COVID-19 continue d’entraîner des pertes d’emplois massives, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) fait écho aux inquiétudes de nombreux ménages qui font face à des pertes subites de revenus. À l’approche du 1er avril, échéance de paiement des loyers, il demande aux gouvernements de prendre acte de l’urgence de la situation en mettant en œuvre au plus vite les mesures nécessaires pour leur permettre de payer le loyer.

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La crise du logement doit être une priorité du budget Morneau

Montréal, le 11 mars 2020 – Alors que le gouvernement de Justin Trudeau s’apprête à déposer son budget 2020-2021, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) presse le fédéral de contribuer à lutter contre la crise du logement qui sévit au Québec et dans plusieurs provinces. À l’instar de plusieurs grandes villes canadiennes qui ont multiplié les appels à ce sujet récemment, le FRAPRU demande au ministre des Finances de prévoir des investissements supplémentaires nécessaires à la réalisation de milliers de logements sociaux à travers le pays.

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