Le minibudget prend parti pour le marché privé, celui-là même qui nourrit la crise du logement actuelle!

Dans le mini budget qu’il vient de déposer, le ministre des Finances abandonne son programme AccèsLogis et mets tous ses œufs dans le panier du secteur privé. Il annonce 2200 unités de logements « abordables », en précisant en conférence de presse que ce ne sont pas des logements sociaux, hors marché (bien qu’on comprend à la lecture des documents que des logements sociaux et communautaires pourraient être réalisés avec ce programme, il n’y a aucune assurance que les mesures seront réservées au logement communautaire et la pérennité du logement social). Il annonce du même souffle 1500 subventions de supplément au loyer, à verser au secteur privé, en recyclant 500 unités d’urgence prévues pour le 1er juillet et en ajoutant 1000 autres de plus), tout ça dans un contexte où plusieurs propriétaires avantagés par la pénurie logements, refusent ces subventions.

En refusant de privilégier le logement social, le gouvernement Legault refuse de répondre aux besoins les plus urgents.  Il refuse de prioriser la seule formule qui garantissedes logements véritablement abordables pour les ménages qui subissent la crise du logement de plein fouet, de façon pérenne.  Il abandonne sciemment des projets sans but lucratif qui appartiennent aux communautés et non pas à des intérêts privés qui alimentent et perpétuent la logique spéculative.

En choisissant d’annoncer maintenant des 123,5 millions $ pour un nouveau programme qui n’est pas encore en place, le gouvernement reporte la construction de ces logements à dans plusieurs mois, alors qu’il aurait pu simplement ajouter cette somme dans le programme AccèsLogis, comme des dizaines d’organisations communautaires, sociales, écologistes et économiques ainsi que plusieurs dizaines de municipalités lui demandaient. Ainsi, les milliers de logements sociaux qui n’attendent actuellement qu’un financement de Québec devront encore attendre.

Québec annonce 500 nouveaux logements par année d’ici 2028: une réponse aux besoins loin d’être suffisante!

Montréal, le 23 novembre 2021 – Dans ce qui semble être une tentative de calmer le jeu au lendemain d’élections municipales où l’enjeu du logement s’est largement imposé comme une priorité, et alors que la pression monte de toutes parts pour exiger un réinvestissement majeur en logement social et communautaire, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, a publié un communiqué pour « confirmer ses priorités » pour l’utilisation des sommes qui découlent de l’Entente Canada-Québec sur le logement.

D’entrée de jeu, l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires d’HLM du Québec (FLHLMQ), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) constatent que le communiqué de la ministre n’annonce en fait aucun nouvel investissement en logement. En effet, les montants qui s’y trouvent avaient déjà été annoncés il y a un an quand Ottawa et Québec avaient finalement conclu leur entente, dans le cadre de la stratégie fédérale sur le logement. En ce sens, pour les regroupements, le communiqué d’hier sent un peu le réchauffé.

L’utilisation des sommes allouées dans le troisième volet de cette entente pour bonifier le programme Allocation-logement était déjà connue. Pour ce qui est du deuxième volet, la rénovation du parc de logements HLM, confirmée hier, s’imposait et était attendue avec impatience, ce dont on ne peut que se réjouir. Il reste à voir, cela dit, si les fonds qui seront consacrés à la rénovation des HLM incluront les 6 000 logements des habitations à loyer modique appartenant à des coopératives et organismes sans but lucratif d’habitation, ou si le gouvernement les réservera uniquement aux HLM de propriété publique.

Dans son communiqué, la ministre précise par ailleurs l’utilisation que le gouvernement compte faire des sommes allouées dans le premier volet de l’entente. Ce montant de 279 millions $, nous dit-on, permettra « la construction de plus de 3 000 logements sociaux et abordables entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2028 ». Or, les regroupements constatent qu’on ne nous donne aucun détail sur le type de logements dont il est ici question.

On sait que le programme AccèsLogis est actuellement en révision et que la ministre a déjà annoncé sa volonté de le remplacer par un programme qui sera ouvert aux promoteurs privés à but lucratif. Est-ce que ce sera le cas de ces 3 000 logements, en tout ou en partie? Ces logements seront-ils alors réellement abordables et si oui, pour combien de temps? À cet égard, les regroupements rappellent que le seul logement abordable pérenne est le logement social et communautaire, de propriété collective – qu’il soit public et à loyer modique, coopératif ou sans but lucratif.

Aussi, les regroupements s’interrogent à savoir s’il s’agira bel et bien de nouveaux logements, ou si ces 3 000 unités ne font pas simplement partie des 7 000 logements dont le communiqué nous informe être déjà « en développement ».

Pour l’AGRTQ, la CQCH, la FLHLMQ, le FRAPRU et le RQOH, s’il s’agit en effet de 3 000 nouveaux logements sur un horizon de six ans, cela demeure de toutes façons bien en-deçà des besoins criants et de la demande d’au moins 5 000 logements par année portée par les intervenants sur le terrain un peu partout au Québec. En ce sens, les regroupements réitèrent leur demande que le mini-budget déposé jeudi prévoit de nouveaux investissements pour lancer sans délai la construction massive de nouveaux ensembles de logements sociaux et communautaires. S’il le fait, le gouvernement montrera qu’il veut réellement répondre aux besoins des dizaines de milliers de ménages locataires actuellement forcés de vivre dans des logements trop chers, insalubres ou non-sécuritaires.

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Pour informations ou demandes d’entrevue :

Véronique Laflamme, FRAPRU : 418 956-3403

Éloïse Houpert, AGRTQ : 438 351-5245

Claude Rioux, RQOH : 514 523-6928

Nathalie Genois, CQCH,  418 572-6084

Robert Pilon, FLHLMQ :  514-951-1837

Minibudget du 25 novembre: Des investissements supplémentaires immédiats nécessaires pour contrer la crise du logement et faire lever de terre des milliers de logements sociaux et communautaires

Montréal, le 21 novembre 2021 – Alors que plusieurs villes viennent de se doter d’objectifs clairs de réalisation de plusieurs milliers de logements sociaux et communautaires au sortir de la campagne électorale municipale, les attentes envers le minibudget qui sera déposé le 25 novembre sont grandes dans le milieu communautaire en habitation. L’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ),  le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) sonnent l’alarme : si le ministre des Finances ne prévoit pas d’investissements supplémentaires immédiats, les centaines de nouveaux logements sans but lucratif, coopératifs et publics attendus dans plusieurs régions du Québec devront encore attendre.

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Un Grand Forum expose les conséquences désastreuses de la crise du logement

Montréal, le 10 novembre 2021 – Un Grand Forum virtuel sur les crises du logement organisé hier par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), a réuni 150 personnes provenant de différentes régions du Québec et même d’autres provinces canadiennes, pour entendre une trentaine de témoignages révélateurs des conséquences désastreuses des crises du logement. Ils provenaient de plusieurs quartiers de Montréal, mais aussi de Rimouski, Grande-Rivière, Joliette, Mirabel, Gatineau, Longueuil et Saint-Jérôme.

Les locataires, et dans certains cas, des intervenantes, ont raconté les difficultés vécues lors de la recherche d’un logement adéquat par les femmes victimes de violence conjugale, les grandes familles, les Autochtones, les personnes racisées, surtout celles qui ont immigré récemment, les personnes en situation d’handicap et toutes les personnes dont le revenu ne permet plus de payer le loyer sans couper dans d’autres besoins essentiels. Plusieurs ont également témoigné des conséquences des tentatives d’évictions sur leurs vies et celles de leurs voisinages: insécurité, stress, dépression, perte de réseaux d’appartenance. Des locataires ayant obtenu gain de cause ont insisté sur l’importance de défendre ses droits, mais également d’obtenir de meilleures protections juridiques.

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Crise du logement: Front commun contre le financement du privé

Québec, le 28 octobre 2021 – Une semaine après le discours inaugural qui ne plaçait pas la situation préoccupante du logement dans les priorités de la session parlementaire, l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ),  le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) interpellent le gouvernement Legault, avec l’appui des porte-parole en habitation des trois partis d’opposition, Marie-Claude Nichols, députée de Vaudreuil (PLQ), Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion (QS) et Véronique Hivon, députée de Joliette (PQ).

Alors que la majorité des villes du Québec sont aux prises avec une sévère pénurie de logements locatifs, dont les effets s’ajoutent à ceux de la spéculation immobilière, et qu’on assiste à l’effritement du parc de logements locatifs encore abordables, les 5 regroupements impliqués dans le développement du logement social et communautaire craignent que les problèmes de logement vécus par les locataires ne s’intensifient si le gouvernement du Québec n’annonce pas rapidement des fonds supplémentaires.  Ils pressent Québec de le faire dès la mise à jour financière prévue cet automne.

Malgré des appels répétés, le logement social et communautaire — le seul de propriété collective dont on a la certitude qu’il sera abordable de façon pérenne — continue d’être réalisé au compte-gouttes. Depuis l’élection de la Coalition avenir Québec, à peine 3750 ont été bâtis, malgré la promesse d’en livrer 15 000. Résultat : les logements hors marché privé représentent un faible pourcentage des logements construits ces dernières années, et il y a de moins en moins d’alternatives pour les locataires qui cherchent à se loger décemment.  Les logements privés récemment construits s’avèrent hors de prix, ne répondant pas aux besoins de la majorité des ménages locataires du Québec, dont le revenu médian est de 37 392$, encore moins à ceux des ménages à revenus faibles et modestes, s’inquiètent les regroupements

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Grand forum sur les crises du logement

Le manque de logements sociaux, l’insalubrité, les logements de taille inadéquates ou trop chers, les hausses de loyers abusives et les pratiques discriminatoires sont monnaie courante au Québec. La pénurie de logements locatifs encore abordables, la spéculation immobilière qui s’intensifie, la pandémie et les changements climatiques rendent la situation carrément dramatique.

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Des engagements plus ambitieux demandés pour le droit au logement et le logement social à Montréal

Montréal, le 7 octobre 2021 – Quelques centaines de personnes manifestent au centre-ville de Montréal cet après-midi, à l’appel des groupes membres de Montréal du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), du Regroupement des comités logement et associations de locataire du Québec (RCLALQ) et du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes du Québec (RAPSIM), pour exiger des candidats et des candidates en lice à la mairie de Montréal des engagements clairs et ambitieux pour le développement du logement social, contre l’effritement du parc de logements locatifs encore abordables et pour un plan solide de lutte à l’itinérance. Plusieurs autres organismes communautaires se sont joints à la manifestation qui a pris fin devant l’hôtel de ville. Pour lancer cette journée de mobilisation, tôt ce matin des bannières interpellant Valérie Plante et Denis Coderre ont été déroulées devant les bureaux officiels de leurs partis.

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Bulletin électoral du FRAPRU : Conservateurs et Libéraux obtiennent les pires résultats sur le logement social

Montréal, le 17 septembre 2021 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se réjouit que, pour une rare fois, le logement ait été un des enjeux qui ont retenu l’attention durant la campagne électorale fédérale qui s’achève. Cependant, il déplore que le Parti libéral et le Parti conservateur, qui mènent dans les sondages, n’aient pas pris d’engagements clairs en faveur des personnes mal-logées, même si leurs discours pouvaient laisser croire qu’ils s’en préoccupaient. Le regroupement craint que les graves problèmes vécus par les 1,2 million de ménages locataires canadiens (dont 244 120 au Québec), qui ont des besoins impérieux de logement, ne soient banalisés.  

« Les solutions mises de l’avant par les partis qui risquent de prendre le pouvoir lundi sont des incitatifs au marché privé pour construire et pour acheter », résume Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU. « Or, cela ne permettra pas aux locataires à faible et modeste revenus qui ont des besoins urgents de sortir de la crise », souligne-t-elle au moment où l’organisme publie son bulletin de fin de campagne, en attribuant à chacun des partis des notes pour leurs engagements en logement.

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Des militantes et des militants du FRAPRU interpellent Justin Trudeau sur la crise du logement

Montréal, le 14 septembre 2021 – À moins d’une semaine de la fin de la campagne électorale, déçus de l’absence d’engagements de son parti pour améliorer la situation des ménages locataires ayant des besoins impérieux de logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et les comités logement de sa circonscription interpellent bruyamment le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau. Une action tintamarre rassemblant 80 personnes se tient devant son bureau de campagne, au 7000 avenue du Parc, à Montréal.

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Vous ne trouvez pas de logement?

Si vous craignez de vous retrouver sans logement à la fin de votre bail, n’attendez pas: contactez le Comité logement de votre secteur ou le FRAPRU (514 522-1010). Si vous résidez dans l’une des villes où un service d’aide d’urgence local est disponible à l’année (voir la liste ci-bas), contactez votre Office d’habitation (OH ou OMH) ou le service d’aide local pour faire part de votre situation et demander de l’aide. Pour les autres villes, contactez le service à la clientèle de la SHQ, au 1 800 463-4315 (appuyez ensuite sur le #1 et ensuite sur le #7) et contactez le FRAPRU si vous n’obtenez pas l’aide attendue.

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