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Crise du logement : «le gouvernement Legault doit descendre de sa tour d’ivoire», clame le FRAPRU

Montréal, le 8 mai 2021 – Alors que le gouvernement Legault s’obstine à nier une crise du logement pourtant bien réelle au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) lance une série d’actions régionales afin d’obtenir des investissements supplémentaires dans le logement social. Cet après-midi, 250 militantes et de militants pour le droit au logement ont manifesté dans les rues du Sud-Ouest de la métropole, secteur montréalais où le loyer moyen a le plus augmenté en un an. Alors que le premier ministre François Legault déclarait la semaine dernière à l’Assemblée nationale, en parlant du logement social : « s’il faut en faire plus, on va en faire plus », le FRAPRU et ses groupes membres l’exhortent à procéder sans attendre pour répondre aux besoins les plus criants.

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Logement social : c’est dès maintenant que François Legault doit en faire plus, selon le FRAPRU

Québec, le 29 avril 2021 — Après avoir entendu les explications du premier ministre François Legault quant à son estimation du prix du loyer médian à Montréal, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) n’est pas rassuré par sa désinvolture quant aux crises du logement vécues actuellement par les locataires du Grand Montréal, mais également de tout le Québec.  En réaction au dernier budget québécois, le FRAPRU déplorait que le gouvernement n’ait pas compris l’urgence d’agir, notamment en matière de financement du logement social. Après avoir entendu le premier ministre affirmer ce matin, en parlant du programme québécois AccèsLogis qui finance la réalisation de coopératives et d’organismes sans but lucratifs d’habitation, que « s’il faut en faire plus, on va en faire plus », le FRAPRU l’enjoint à passer sans plus tarder de la parole aux actes en augmentant le nombre de nouveaux logements sociaux dont la réalisation pourra démarrer cette année.

Oui il y a une crise du logement

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Dépliant Le logement pas une marchandise, un droit!

Dépliant (version française) sur la marchandisation et la financiarisation du logement (avril 2020).
Leaflet (English version) on the commodification and financialization of housing (April 2020)

À l’heure actuelle, des propriétaires investisseurs défient effrontément la loi québécoise et font pression sur les locataires pour les obliger à abandonner leur logement et-ou pour arracher des augmentations de loyer abusives.  Leur appétit semble sans fond et le désespoir des locataires victimes de ces pratiques mercantiles, font les manchettes. 

Cette dérive du marché n’est pas qu’une simple manifestation de la marchandisation du logement; après tout, le logement est depuis longtemps considéré comme une occasion de profits au Canada et au Québec, et bien que la location soit balisée par la Loi, le droit au logement n’y est toujours pas reconnu formellement.  Ce nouveau phénomène est le résultat des pressions exercées par des grands fonds d’investissements, recherchant des taux de rendement aussi juteux que rapides.  On appelle ça la financiarisation du logement.  Il est aggravé par l’inertie des gouvernements, qui refusent d’imposer des limites aux promoteurs immobiliers.

Pour l’expliquer, le FRAPRU publie un dépliant intitulé «Le logement :  pas une marchandise, un droit!».  Ce document rappelle que le logement social reste l’alternative la plus efficace et durable contre les dérives du marché et le mal-logement, justement parce qu’il est hors marché, sans but lucratif, propriété collective et subventionné, permettant aux locataires de se loger convenablement, sans compromettre leurs autres besoins essentiels.  Le dépliant s’adresse donc aussi aux gouvernements qui doivent investir dans le logement social, beaucoup plus qu’ils ne le font actuellement.  Selon le FRAPRU, pour envoyer un signal clair au marché et à la population, un grand chantier d’au moins 50 000 logements sociaux d’ici cinq ans doit être lancé par Québec et Ottawa. 

Dépliant Pour une transition énergétique porteuse de justice sociale

C’est maintenant un fait établi :  la réalisation des droits humains, dont le droit au logement, est menacée par les dérèglements climatiques.  Toutefois, les mesures visant à réduire l’émission des gaz à effets de serre et à contrer le réchauffement de la planète, peuvent aussi faire reculer le droit au logement.  Si des décisions ne sont pas prises en amont — notamment pour garantir le droit au maintien dans les lieux, le droit de cité et pour contrer les hausses abusives de loyer — les nouvelles pratiques écoresponsables pourraient se solder par un appauvrissement des locataires et des processus d’écogentrification.  

Pour sensibiliser la population et la classe politique à ces enjeux, le FRAPRU a produit un dépliant «Pour une transition énergétique porteuse de justice sociale», affirmant que la lutte aux changements climatiques ne doit pas se faire au détriment des personnes les plus vulnérables.

Le dépliant du FRAPRU est inspiré de la « Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité », publiée en novembre 2020, par le Front commun pour la transition énergétique.  La feuille de route QuébecZen propose une vision globale, dans une perspective de justice sociale et fait un grand nombre de propositions pour une transition vers un Québec « zéro émission nette » (ZéN).   Le FRAPRU a décidé de prendre part au mouvement qui réclame la justice climatique.  N’hésitez pas à diffuser son dépliant.

Réaction du FRAPRU au budget Freeland: Des demi-mesures qui ne répondent pas à tous les besoins urgents de logement

Montréal, le 19 avril 2021 – Même s’il salue l’annonce du financement d’une deuxième phase de l’Initiative de création rapide de logement (ICRL), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) aurait souhaité que le budget de la ministre Chrystia Freeland contienne des investissements beaucoup plus significatifs et complets en matière d’aide au logement. « On espérait beaucoup mieux, compte tenu de l’adoption récente d’une loi reconnaissant le droit au logement, des promesses du dernier discours du Trône de bonifier la Stratégie sur le logement et des promesses de la nouvelle ministre des Finances disant vouloir reprendre la lutte contre les inégalités sociales », a réagi Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU, en ajoutant que le budget présenté aujourd’hui n’est malheureusement pas à la hauteur de la crise actuelle du logement.

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Théâtre engagé

Afin d’illustrer les conséquences les conséquences des crises du logement, sanitaire et économique sur les ménages locataires dans le cadre de sa campagne Pour du logement social maintenant, le FRAPRU a lancé le 19 mars 2021 un projet de théâtre engagé.

Ce projet prend la forme d’une tournée dans plusieurs villes au Québec et secteurs montréalais, consistant en des ateliers avec des ménages mal logés du secteur et des performances improvisées interactives, tenues le lendemain. Chaque atelier et performance permettent d’écrire une pièce de théâtre sur le thème des crises du logement, dont la représentation finale sera offerte à Montréal en septembre 2021.

S’agissant de théâtre in situ (consistant en l’habitation artistique de lieux non théâtraux faisant partie du quotidien des gens, en s’inspirant de l’histoire du lieu, de ce qu’il évoque), plusieurs types d’espaces vont être sollicités tant pour les performances improvisées interactives lors de la tournée que pour la représentation finale.

Le projet est élaboré en partenariat avec Temps publics, une compagnie composée d’artistes engagéEs et d’une production au service des causes sociales. La question politique est au centre de leur pratique artistique, autant par les thématiques explorées que par le processus de création.

Pour en savoir plus et connaître le calendrier de la tournée, c’est ici.

Un Québec résilient aurait eu besoin de plus d’aide au logement

Québec, le 25 mars 2021 — « Le gouvernement n’a pas compris l’urgence d’agir », telle est la réaction du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) au troisième budget intitulé Un Québec résilient et confiant présenté aujourd’hui par le ministre des Finances, Éric Girard. Selon la porte-parole du regroupement pour le droit au logement, Véronique Laflamme, « pour améliorer la résilience du Québec comme il le prétend, le budget aurait dû prévoir des investissements beaucoup plus ambitieux pour le logement social et annoncer un plan sur plusieurs années ». Le regroupement est d’autant plus déçu que près de la moitié des investissements annoncés proviennent des fonds fédéraux

Alors que la pénurie de logements s’étend dans plusieurs municipalités et que les loyers montent en flèche, le FRAPRU est en partie soulagé que le gouvernement ait prévu le financement de nouvelles unités, comme lui demandaient non seulement les organismes communautaires, mais aussi de nombreuses municipalités. Or, les 500 unités budgétées sont très largement insuffisantes pour répondre rapidement aux besoins urgents des 244 120 ménages locataires qui avaient des besoins impérieux de logement lors du dernier recensement, et ce avant la pandémie et la pénurie des dernières années. « Comparativement aux besoins, ça semble une goutte d’eau Pour les regroupements communautaires en habitation, le seuil minimal était de 5000 nouvelles unités pour la prochaine année. La Ville de Montréal, à elle seule, demandait 1500 unités, pour pouvoir atteindre son objectif de 6000 logements sociaux durant le présent mandat de l’administration Plante, alors que celle de Québec en réclamait 500 par année pour les 5 prochaines années.. Selon le FRAPRU, le manque d’ambition du gouvernement Legault est d’autant plus inexplicable que le Québec disposait d’un montant rétroactif de plus de 132,6 millions $ reçu d’Ottawa, en vertu de la nouvelle Entente Québec-Canada sur le logement.

500 nouvelles unités pour tout le Québec !? Des besoins qui ne peuvent plus attendre

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La discrimination lors de la recherche de logement, c’est illégal! Des recours existent pour les locataires qui en sont victimes

Au Québec, un propriétaire ne peut vous refuser un logement sur la base de votre âge (y compris celui de vos enfants), votre état civil, votre condition sociale (occupation ou provenance des revenus), sexe, orientation sexuelle, identité ou expression de genre, « race », couleur, origine ethnique ou nationale, langue, religion, handicap, convictions politiques. Si cela vous est déjà arrivé et que vous craignez que cela se reproduise, il serait préférable de vous faire accompagner d’une autre personne lors de la visite d’un logement; elle pourrait éventuellement en témoigner.

VOUS AVEZ DES RECOURS…

Si vous cherchez un logement et qu’on vous exclut sur la base d’un des 14 motifs de discrimination interdits par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

Si vous cherchez un logement et que le propriétaire vous demande de remplir un formulaire comportant des questions très personnelles qui vous mettent mal à l’aise, en lien avec les motifs de discrimination prévus par la Charte.

Si vous n’avez pas fourni toutes les informations demandées et que votre demande a été rejetée sur cette base ou que vous avez répondu à toutes les questions et vous croyez qu’on a refusé de vous louer à cause de vos réponses.

Il est possible qu’on vous ait discriminé. En demandant rapidement une intervention de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPJQ), vous pourriez obtenir une résolution rapide de la situation.

Pour dénoncer la discrimination d’un propriétaire, contactezla Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. C’est confidentiel et gratuit.

📞 1 800 361-6477

N’oubliez pas! Lors d’une visite, il vaut mieux se faire accompagner !

Le comité logement de votre secteur est là pour vous appuyer!

À consulter également:  fiche d’information à l’intention des locataires préparée par la CDPJQ.

Prochain budget du Québec: des investissements nécessaires pour le logement social destiné aux femmes victimes de violence conjugale.

Montréal, le 28 février 2021 —À une semaine de la journée internationale des droits des femmes et à la suite de trois féminicides en contexte conjugal en moins de 3 semaines, ayant arraché à la vie Elisapee Angma, Marly Edouard et Nancy Tremblay, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et l’Alliance des maisons de 2eme étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2) lancent un cri du cœur pour le droit au logement des femmes victimes de violence conjugale, particulièrement mal prises en contexte pandémique et de pénurie de logement. Lors d’une conférence de presse, les deux regroupements ont sommé le gouvernement Legault de réagir en annonçant dès son prochain budget, les sommes nécessaires à un grand chantier de logements sociaux et le déblocage de 106 unités en maisons d’hébergement de 2ème étape, en attente d’approbation depuis 1 an et demi.

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Mémoire prébudgétaire fédéral 2021

Dans le budget 2021, parlons logement social. Mémoire présenté par le FRAPRU dans le cadre des consultations prébudgétaires fédérales 2021.