Bulletin 134 – Avril 2017

Bulletin numéro 134

Le bulletin numéro 134 du FRAPRU est sorti des presses.  Vous pouvez le consulter en ligne ici.

Dans cette édition:

Pour garantir le droit au logement, il faut investir à la hauteur des besoins !

 

Blocage du ministère des Finances, à Québec, le 19 janvier 2017, dès 6 h 45 du matin (photo : Réal Michaud).

Même s’ils contiennent des investissements en matière d’habitation, obtenus notamment grâce à la mobilisation, les budgets déposés en mars 2017, à Ottawa et à Québec, confirment le manque de volonté des gouvernements dans la mise en oeuvre du droit au logement.

Ni l’un, ni l’autre n’a apparemment décidé de s’attaquer sérieusement aux dénis du droit au logement, ni à lutter avec conviction contre la pauvreté. Pire, les gouvernements Trudeau et Couillard continuent de se priver de sommes considérables en diminuant la contribution fiscale des mieux nantis et en ne luttant pas efficacement contre l’évasion et l’évitement fiscal. Comme nous le scandons souvent : « De l’argent, il y en a dans les poches du patronat ! ».

Pour du logement social, ici !

Photo: Céline Magontier

Le 22 mai prochain, le FRAPRU et ses groupes membres amorceront des occupations de bâtiments et de terrains pour revendiquer le financement par Québec et Ottawa, nécessaire à la mise en chantier de 10 000 logements sociaux par année, pendant 5 ans. Lire la suite »

Budget fédéral – Une Stratégie canadienne sur le logement sans ambition

Par Émilie E. Joly, organisatrice communautaire et responsable des dossiers fédéraux au FRAPRU

Le 22 mars dernier, le ministre des finances, Bill Morneau, a déposé son deuxième budget, lequel compte très peu d’investissements dédiés spécifiquement au logement social. Le gouvernement Trudeau y lance pourtant ses premiers engagements concrets dans le cadre de sa toute nouvelle Stratégie sur le logement. Le FRAPRU est déçu du manque d’ambition de celle-ci. Les Libéraux n’ont pas encore confirmé que le droit au logement était au coeur de leurs préoccupations. Lire la suite »

L’accessibilité universelle ou Comment rendre l’égalité concrète

Par Laurent Trépanier Capistran, agent de défense des droits, responsable en Santé et services sociaux – Habitation, Ex Aequo

L’accessibilité universelle (AU) est un concept qui vise à rendre un bien ou un service utilisable de manière autonome par toute personne, peu importe ses caractéristiques intrinsèques ou ses limitations fonctionnelles. Loin de se limiter au cadre bâti, l’AU comporte quatre axes, soit celui des communications, du cadre bâti, des services et de la sensibilisation. Elle a été pensée afin de rendre les personnes en situation de handicap capables de fonctionner sans aide extérieure. Lire la suite »

Budget Leitão – Pas d’espoir retrouvé pour les personnes mal-logées

Par  Véronique Laflamme, organisatrice communautaire et responsable des dossiers québécois au FRAPRU

Illustration: Philippe Colas

Alors que le gouvernement Couillard avait les moyens d’investir beaucoup plus, il s’est limité à revenir, dans son budget déposé le 28 mars, au financement, pour l’année 2017-2018, de 3000 nouveaux logements sociaux pour tout le Québec. Lire la suite »

La lutte pour 15 $ de l’heure – Le choix entre vivre et survivre

Par Norman Laforce, militant au POPIR-Comité logement

Illustration : Philippe Colas

Si l’idée du 15 $ de l’heure nous est arrivée des États Unis, il faut clarifier le contexte dans lequel elle a pris naissance. C’est en 2012, à New York, dans le domaine de la restauration, que des travailleuses et des travailleurs précaires, dont plusieurs sans statut, exigent une augmentation du salaire minimum. La revendication est reprise à travers les États-Unis pour finalement arriver au Canada et au Québec. Elle y est reprise par le Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrant (CTI-IWC) qui, en 2013, forme une coalition de travailleuses et travailleurs étrangers temporaires, domestiques, d’agences de placement ou sans papiers, alors que le Parti Québécois veut revoir sa politique sur le travail précaire. Le ministre de l’époque refusera de les rencontrer, mais les membres continueront à se réunir sur la question. Cette coalition comprend, à ce moment, le CTI, l’Association des travailleurs et travailleuses étranger (ATTET), l’Association des travailleurs d’agences temporaires (ATTAP), Pinay, une organisation des femmes philippines du Québec regroupant surtout des travailleuses domestiques, Mexicain.e.s uni.e.s pour la régularisation (MUR) et Dignité migrante. Lire la suite »

Des nouvelles de la France – Le DAL en lutte pour le droit au logement !

Photo : Droit au logement (DAL)

L’Association Droit Au Logement (DAL) a été créée à Paris, par des familles mal-logées ou sans-logis et des militantEs, suite au campement de 48 ménages, essentiellement des familles avec enfants, expulsées en mai 1990 de deux immeubles squattés. Après quatre mois de campement et de manifestations, les familles ont été relogées. Depuis, le DAL poursuit la lutte pour le droit au logement. Lire la suite »

Le revenu minimum garanti – Solution à la pauvreté ou attrape-nigaud néolibéral ?

Par Jean-François Carrier, intervenant au soutien communautaire à la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal (FOHM)

Photo: Véronique Laflamme

Même si le revenu social universel garanti (RSUG) semble être un nouveau concept, il est intéressant d’apprendre qu’il fût présent dès 1601 dans la loi anglaise sur les pauvres (Poor Law) et qu’il servait à faire le lien entre l’assistance sociale et les principes de dignité et de citoyenneté. Malheureusement, il entre souvent en conflit avec l’aide sociale, la redistribution de la richesse et l’incitation au travail. Lire la suite »

Le soutien gouvernemental aux groupes communautaires et aux fondations – Le diable est dans les détails

Par Marie-José Corriveau, coordonnatrice du FRAPRU

Action de perturbation à la Caisse de dépôt et placement du Québec, le 7 février 2017, dans le cadre de la campagne « Engagez-vous pour le communautaire », à Montréal. Une action s’est également déroulée simultanément au Complexe G, à Québec. (photo : Céline
Magontier).

Au milieu des années 2000, Québec a accordé 350 millions $ sur 12 ans à la Fondation Chagnon, pour ses programmes Québec en forme (2007- 2017) et Avenir d’enfants (2009-2019). Le milieu communautaire a alors grincé des dents ; on n’acceptait pas que des montants aussi importants soient détournés des programmes sociaux et que la Fondation choisisse dorénavant les groupes bénéficiaires des subventions gouvernementales et privées. Lire la suite »