Bulletin

Bulletin 141 – Logement : besoin d’une réponse globale

Le bulletin numéro 141 du FRAPRU est sorti des presses. Vous pouvez le consulter en ligne ici.

Depuis des mois, des locataires témoignent des abus qu’ils et elles subissent, abandonnéEs sans alternative, ni recours efficace, face à un marché avide de profits.


La ministre responsable de l’Habitation est régulièrement interpelée, mais elle nie la crise et refuse de resserrer les règles concernant les évictions et les augmentations de loyer dans les immeubles neufs. Elle promet un plan d’action gouvernemental ce printemps, mais a déjà décidé de remplacer le programme de logements sociaux, par un autre ouvert au privé, qui construira des logements supposément abordables, sans obligation de réserver une part de ces logements aux ménages à faible revenu.


Le FRAPRU réclame une Politique d’habi-tation basée sur la reconnaissance du droit au logement, l’offre de logements sociaux et une meilleure protection des droits des locataires. Plus de 530 organismes l’appuient dans cette demande, de même qu’une cinquantaine de personnalités.

Dans cette édition:

Les crises du logement au Québec

Action à Montréal pour du logement social maintenant, le 12 février 2022.
Photo: Ophélie Chambily

Des 44 régions métropolitaines, villes et agglomérations du Québec, recensées en octobre dernier par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, toutes sauf trois, avaient un taux d’inoccupation des logements locatifs sous le seuil d’équilibre, réputé être de 3 %. Ainsi, seulement 2 sur mille étaient vacants à Granby, 0,1 % à Drummondville et aucun ne l’était à Prévost, dans les Laurentides*.

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Pour une politique globale en habitation

Vu la vitesse avec laquelle la situation des locataires se dégrade et avant que des tors irréparables ne soient commis, le FRAPRU remet à l’ordre du jour sa demande : Québec doit se doter d’une Politique en habitation, qui oriente les interventions de l’État en matière de logement.

La Politique en habitation revendiquée par le FRAPRU est basée sur trois principes :
• la reconnaissance formelle du droit au logement;
• la protection et le développement du logement social;
• une meilleure protection des droits des locataires.

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Des projets de logements sociaux en péril

De nombreux locataires et comités logement sont inquiets pour l’avenir des projets de logements sociaux au Québec. Sans financement additionnel dans AccèsLogis, ils risquent ne jamais voir le jour.

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Le gouvernement Legault abandonne le logement social en pleine crise du logement !

Le budget déposé le 22 mars par le ministre des Finances, Éric Girard, est un affront aux locataires aux prises avec une crise du logement qui s’approfondit. Il n’annonce aucune nouvelle unité de logement social dans le programme AccèsLogis. Cela aurait été pourtant la façon la plus rapide de mettre en chantier des dizaines de projets en attente de financement

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Bulletin 140 – Urgence ! Sortir le logement de la logique du marché

Le bulletin numéro 140 du FRAPRU est sorti des presses. Vous pouvez le consulter en ligne ici.

Ces derniers mois, les crises du logement ont largement été incarnées par les nombreux témoignages de locataires, incapables de se reloger à un prix respectant leur capacité de payer. La pénurie de logements sociaux, la rareté de logements locatifs et la spéculation immobilière entrainent des hausses de loyer faramineuses, des évictions souvent illégales et laissent sur le carreau un nombre croissant de locataires au Québec. Des dizaines de milliers de ménages locataires sont ainsi forcés de vivre dans des logements totalement inadéquats, insalubres, trop chers ou encore non-sécuritaires; condamnés à couper mois après mois dans d’autres besoins essentiels pour payer leur loyer.  

Pour faire entendre la voix des mal-logéEs, et mettre en lumière les conséquences des crises du logement qui frappent les différentes régions du Québec, le FRAPRU tiendra un Grand forum sur les crises du logement les 9 et 10 novembre prochains.

Dans cette édition:

Les crises du logement ne doivent plus être balayées sous le tapis!


Affiche installée sur la rue Wellington, dans Verdun à Montréal, le 15 novembre 2020.        Photo: Steve Baird

La majorité des villes du Québec sont aux prises avec une sévère pénurie de logements locatifs, dont les effets s’ajoutent à ceux de la spéculation immobilière. Les plus récentes données publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ont confirmé ce que les comités logement constatent sur le terrain : les logements disponibles sont rares et ne sont pas à la portée de la majorité des locataires, leur revenu étant inférieur à 37 400 $ par an. Dans ce contexte, les pratiques discriminatoires deviennent monnaie courante et la gentrification mine le tissu social des quartiers populaires, fragilisant d’autant plus les locataires en situation de précarité.

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Élections municipales: s’engager pour des villes plus résilientes et pour accroître l’offre de logements sociaux.

Pancarte réalisée par un millitant du Comité BAILS pour la manifestation organisée par le FRAPRU, le RCLALQ et le RAPSIM pour obtenir des engagements  des candidatEs à la mairie de Montréal,  le 7 octobre 2021.
Photo: Véronique Laflamme

Les villes et villages sont aux premières loges des crises du logement, ayant notamment la responsabilité d’accompagner les locataires sans-logis sur leur territoire le 1er juillet. Ce sont elles aussi qui vivent les conséquences de la dégradation de leur tissu social quand leurs populations ne trouvent plus à s’y loger. Il n’est donc pas surprenant que le logement soit un des principaux enjeux des campagnes électorales en cours. Voyant le désespoir grandir et l’itinérance augmenter, le monde municipal interpelle ouvertement les gouvernements supérieurs sur le sujet.

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Deuxième gouvernement minoritaire pour Justin Trudeau: fera-t-il mieux et plus pour le logement social ?

Discours de Véronique Laflamme, porte parole du FRAPRU, lors de la manifestation pour des terrains fédéraux dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, le 15 septembre 2019.
Photo: Céline Magontier

Le 20 septembre dernier, un gouvernement minoritaire libéral a été réélu à Ottawa. Durant la campagne électorale, le Parti libéral du Canada (PLC) n’a pris aucun engagement pour le logement social. Il a pratiquement réduit la crise du logement aux nouvelles difficultés pour la classe moyenne d’accéder à la propriété privée, écartant les besoins urgents des ménages locataires à modeste et à faible revenus mal-logés. Le logement social n’est aucunement apparu comme une solution à cette crise du logement, qui oblige plusieurs à choisir entre payer le loyer et se nourrir. 

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Grand Forum sur les crises du logement, les 9 et 10 novembre 2021, en virtuel

Le manque de logements sociaux, l’insalubrité, les logements de taille inadéquates ou trop chers, les hausses de loyers abusives et les pratiques discriminatoires sont monnaie courante au Québec. La pénurie de logements locatifs encore abordables, la spéculation immobilière qui s’intensifie, la pandémie et les changements climatiques rendent la situation du logement carrément dramatique. Résultat : des centaines de milliers de ménages locataires vivent différentes crises du logement, au détriment de leur santé physique et mentale, de leur sécurité, de leur dignité, etc. D’autres sont sans logis, hébergés par des proches ou carrément à la rue. D’autres encore ont dû quitter leur milieu de vie en raison de rénovictions ou de reprises de possession ou sont victimes de discriminations parce que pauvres, autochtones, racisés, avec des enfants ou encore en situation de handicap. 

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