Communiqués

Annonce de l’indexation du programme AccèsLogis: Le FRAPRU espère la réalisation rapide de milliers de logements sociaux

Montréal et Québec, le 9 juillet 2019 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par la ministre responsable de l’Habitation, Andrée Laforest, des améliorations apportées à AccèsLogis, seul programme permettant la réalisation de nouveaux logements sociaux.  Malgré la croissance rapide du prix de l’habitation, le programme n’avait pas été ajusté depuis 2009, rendant impossible la livraison de quelque 15 000 logements sociaux pourtant budgétés par les gouvernements antérieurs. La Coalition Avenir Québec avait d’ailleurs pris cet engagement auprès du FRAPRU durant la campagne électorale.

Le gouvernement concrétise aujourd’hui les sommes de 260 millions $ annoncées dans le budget du 21 mars dernier. Le FRAPRU espère qu’elles seront toutes rendues disponibles le plus rapidement possible, puisque le budget 2019-2020 étirait la planification des dépenses sur 7 ans.

Le FRAPRU apprécie particulièrement que le nombre de subventions au loyer dédiées aux ménages les plus mal pris soit augmenté comme il le demandait depuis longtemps. Ainsi, leur minimum passera de 20% à 50% et leur maximum de 50% à 80%.

Cependant, le regroupement estime que les investissements de 260 millions $ annoncés dans le budget du 21 mars, ne suffiront pas pour permettre le déblocage de tous les logements programmés.

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Le FRAPRU juge sévèrement le gouvernement du Québec et Montréal

Montréal, le 2 juillet 2019 Alors que sévit une pénurie de logements dans plusieurs villes au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tire un bilan sévère des approches adoptées par les instances publiques. Selon l’organisme, bien qu’insuffisante, le gouvernement Legault et l’administration Plante auraient pu éviter bien des angoisses à des centaines de locataires si l’aide finalement accordée était arrivée plus tôt. Il rappelle que dès l’automne dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement avait confirmé la rareté des logements locatifs dans la plupart des grandes villes québécoises.  

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À 1 semaine du 1er juillet: le FRAPRU s’inquiète pour les 220 ménages locataires n’ayant toujours pas trouvé de logement

Montréal, le 26 juin 2019 – Alors qu’au moins 220[1] ménages locataires du Québec n’ont toujours pas trouvé de logement, à une semaine du 1er juillet, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s’inquiète du peu de mesures disponibles pour leur venir en aide. Le regroupement presse le gouvernement Legault d’adopter, dès demain, un programme d’urgence lors de son conseil des ministres, le dernier avant le jour des déménagements. Selon le FRAPRU, la pénurie de logements locatifs, particulièrement abordables, démontre la nécessité de débloquer sans plus attendre des fonds pour relancer le développement de logements sociaux, au moment où Québec dispose de surplus colossaux.

À Montréal, 106 ménages sont toujours en recherche d’un logement. À Gatineau, au moins 46 sont dans la même situation, 18 à Québec, 16 à Sherbrooke, une vingtaine en Montérégie, 11 à Drumondville et plus d’une dizaine à Laval.

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Spéculation immobilière à Montréal : le FRAPRU manifeste contre les évictions

Montréal, le 14 juin 2019 – Trois jours après le dépôt du projet de règlement d’inclusion de la Ville de Montréal, les comités logement montréalais membres du FRAPRU organisent une manifestation dans Côte-Des-Neiges, le samedi 15 juin. Alors que Montréal fait face à une pénurie de logements locatifs sans précédant depuis 14 ans, ils dénoncent les évictions liées à la spéculation immobilière et revendiquent du logement social.

En résumé

12h :          Début du rassemblement, au Parc Nelson-Mandela (Métro Plamondon), pour un « grand dîner des évincé.e.s».

12h30 :      Point de presse, de Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, et de Youssef Benzouine, organisateur communautaire à projet Genèse et porte-parole des membres du FRAPRU à Montréal. En cas de pluie forte, le rassemblement et le point de presse se tiendront au 4735 chemin de la Côte Sainte-Catherine.

12h45 :            Animation, discours et témoignages de locataires

13h00 :            Départ de la manifestation

13h45 :            Arrivée à Projet Genèse (4735, ch. Côte Sainte-Catherine – Métro Côte-Sainte-Catherine)

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Pour plus d’informations :

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU : (418) 956-3403 (cellulaire)

Youssef Benzouine, porte parole des groupes de Montréal du FRAPRU (514) : 436-4501

Détails sur l’événement:

Logement social à Montréal – Un règlement d’inclusion qui manque de courage !

Montréal, le 12 juin 2019 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) salue le fait que la Ville de Montréal aille de l’avant avec son projet de règlement sur l’offre de logement social, abordable et familial, que la mairesse Valérie Plante et M. Robert Beaudry, responsable de l’habitation et du développement économique et commercial de la Ville, ont dévoilé ce matin. Cela dit, il déplore le manque de courage et d’ambition de la Ville face aux pressions des promoteurs immobiliers.

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Le Comité logement Rimouski-Neigette souligne son 20e anniversaire et fait état des dossiers prioritaires pour améliorer la situation du logement avec le FRAPRU et le RCLALQ

Rimouski, le 30 mai 2019 – Le Comité logement Rimouski-Neigette souligne aujourd’hui son 20e anniversaire par une journée d’activités à la fois informatives et revendicatives. Des porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), les deux regroupements nationaux dont est membre le comité et qui fêtent eux-mêmes cette année leurs 40 ans, sont présents pour l’occasion. Les trois organismes en ont profité pour faire le point sur la situation du logement Rimouski.

Le Comité logement Rimouski-Neigette a été créé officiellement en 1999 à l’initiative du Regroupement contre l’appauvrissement Rimouski-Neigette, avec le soutien du FRAPRU. Guy Labonté, l’actuel coordonnateur du Comité logement est d’ailleurs un de ses membres fondateurs. Depuis sa création, ce sont des milliers de locataires qui ont fait appel à l’organisme. Malgré certaines avancées depuis, Guy Labonté déplore que tant de locataires n’arrivent toujours pas à trouver un logement décent qui répond à leur capacité de payer sur le marché privé. Malgré une situation budgétaire plus que favorable, il remarque un désengagement du gouvernement québécois. Selon lui, les données du plus récent Dossier noir du FRAPRU sur le logement et la pauvreté illustre la persistance des besoins l’insouciance des gouvernements.

Selon les données du Dossier noir, issues d’une commande spéciale du FRAPRU à Statistiques Canada 1150 ménages locataires de Rimouski ont des besoins impérieux de logement parce que leurs loyers sont trop chers, parce que leurs logements sont trop petits, non adaptés à leurs besoins ou encore insalubres. Les personnes seules, les personnes âgées, en particulier les femmes, et les jeunes, sont parmi les locataires les plus à risque de vivre des problèmes de logement. Entre les recensements de 2011 et de 2016, les proportions des locataires consacrant une part trop importante de leur revenu pour se loger est demeurée la même, ce qui fait dire à la porte-parole du FRAPRU que les politiques gouvernementales sont clairement insuffisantes pour répondre aux besoins des locataires de Rimouski

« Le revenu annuel médian des ménages locataires rimouskois qui paient plus de la moitié de leur revenu pour se loger est de 12 491 $, le logement social sous ses différentes formules (coopérative, organisme à but non lucratif ou HLM) est la seule solution durable aux problèmes des locataires à faibles et modestes revenus, car il assure des loyers respectant leur capacité de payer et une sécurité d’occupation. Avec les investissements prévus dans le dernier budget du Québec, il n’y a pratiquement aucun espoir d’améliorer leur sort », souligne Véronique Laflamme. La porte-parole rappelle au passage que pour la première fois en 20 ans il n’y avait aucune nouvelle unité de prévue dans le programme AccèsLogis.

Régie du logement : urgence de réinvestir dans le Bas-Saint-Laurent

Dans les 20 dernières années, le Comité logement a remarqué une diminution des services de la Régie du logement. « Il y a eu des coupes à Rivière-du-Loup et à Matane qui ont eu des conséquences sur le bureau de Rimouski » explique Guy Labonté qui dit se faire référer de nombreux cas. Il souhaite que le projet de loi 16 qui prévoit le remplacement du nom de la Régie du logement par celui de Tribunal administratif du logement ne soit pas un prétexte pour couper encore dans le mandat d’information de la Régie.

Avec le RCLALQ, le comité logement revendique une réforme de la Régie pour la rendre juste et accessible, ainsi que des investissements conséquents. « La ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, dit vouloir diminuer les délais à la Régie du logement, mais si son projet de loi est adopté, cela se fera en bonne partie au détriment de mesures qui complexifieront l’accès à la Régie pour les locataires », explique Philippe Girouard, organisateur communautaire au RCLALQ. « Il faudrait au contraire favoriser l’accès à la justice dans l’ensemble des régions du Québec et adopter des mesures concrètes pour mieux protéger les droits des locataires. Par exemple, la Régie devrait prendre en compte les motifs de non-paiement des locataires et proposer des ententes de paiement avant d’autoriser les expulsions », explique-t-il. Le RCLALQ a par ailleurs élaboré sa propre réforme de la Régie qui contient l’ensemble des changements réclamés et recueillit 10 500 signatures à une pétition qui a pris fin cette semaine. 

Le Comité logement Rimouski-Neigette, le FRAPRU et le RCLALQ interpellent le gouvernement Legault afin qu’il prenne au sérieux ses obligations à mieux mettre en œuvre le droit au logement en augmentant rapidement ses investissements dans le logement social et en instaurant un contrôle des loyers. « Avec les surplus anticipés qui se comptent en milliards, ce n’est pas un problème d’argent, mais bien de volonté politique » concluent les porte-parole.

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Informations et entrevues:

Guy Labonté, Comité logement Rimouski-Neigette, 418 725-4483

Véronique Laflamme, FRAPRU, 418 956-3403

Philippe Girouard, RCLALQ: 514 430-4073

Grave pénurie de logements à Gatineau Les mesures d’urgence ne peuvent plus attendre !

Montréal et Gatineau, le 23 mai 2019 – Alors que les logements locatifs se font rares à Gatineau et que des ménages se retrouvent sans logis, le maire de la ville et les groupes communautaires impliqués dans le logement social ont fait connaître ce matin une série de demandes à la ministre responsable de l’Habitation, Andrée Laforest. Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) presse la ministre d’y donner suite rapidement. Selon le regroupement et Logemen’Occupe, son groupe membre en Outaouais, le gouvernement du Québec doit adopter sans plus tarder un programme d’aide d’urgence adapté à la réalité de Gatineau, comparable à celui mis en place en 2002.

Le taux d’inoccupation des logements n’est que de 0,7 % dans la ville (1,2 % pour la région métropolitaine), très en dessous du seuil d’équilibre de 3%. Les récentes inondations et les tornades de l’automne dernier ont encore détérioré la situation, Depuis le mois d’avril, 4 familles se sont retrouvées à la rue, en raison d’une éviction ou d’une reprise de possession de leur logement; elles ont dû être prises en charge par Logemen’Occupe, qui a assumé la quasi totalité des frais liés à leur hébergement temporaire.

Le comité logement a pressé les élus caquistes de la région à réagir, sans résultat jusqu’à présent; il commence à perdre patience. « Alors qu’on sait depuis presque 6 mois que la situation est particulièrement alarmante à Gatineau, c’est incompréhensible qu’aucune aide d’urgence n’ait encore été prévue pour les victimes de la pénurie de logements et qu’on laisse un groupe communautaire avec peu de moyen prendre en charge le déménagement et le relogement des personnes se retrouvant sans-logis. », réagit Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

Le FRAPRU et Logemen’Occupe demandent à la ministre Laforest et au gouvernement Legault de prévoir dès maintenant des mesures d’urgence pour héberger temporairement les sans-logis et entreposer leurs biens. Il est également indispensable qu’ils mettent à disposition des suppléments au loyer d’urgence en nombre suffisant pour aider les locataires à trouver un logement convenable, malgré la hausse des loyers dans la région.

À l’instar du maire Maxime Pedneaud-Jobin et des groupes logement de l’Outaouais, le FRAPRU croit cependant que la solution la plus durable à la pénurie, la seule qui permette de loger à un prix décent les locataires à faible et modeste revenus, est la réalisation de logements sociaux. Pour y arriver il faut sans tarder relancer le développement de logements sociaux. « Le budget du 21 mars annonçait que le programme AccèsLogis serait enfin bonifié, mais on attend toujours! Avec les surplus importants dont Québec dispose, on a pourtant amplement les moyens de donner un grand coup pour contrer la pénurie qui sévit en en Outaouais », conclut Véronique Laflamme.

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Pour informations ou demandes d’entrevues :

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, bureau : 514 522-1010, cell. : 418-956-3403

François Roy, coordonnateur de Logemen’Occupe, 819 210-8888

Terrain fédéral du Bassin Peel: Du logement social, pas du baseball!

Montréal, le 22 mai  2019 –  Alors que les organismes communautaires de Pointe-Saint-Charles, regroupés autour de la Corporation de développement communautaire Action-Gardien réagissent aux plus récentes annonces concernant le développement du Bassin Peel, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) joint sa voix à la leur pour revendiquer que le terrain public fédéral au sud du bassin Peel serve d’abord à réaliser du logement social. Lire la suite »

Pénurie de logement et gentrification à Montréal : Les membres du FRAPRU déterminés à obtenir des logements sociaux !

Montréal, le 15 avril 2019 – Alors que Montréal fait face à une pénurie de logements locatifs et que la spéculation immobilière fait bondir le prix du logement, les membres montréalais du FRAPRU revendiquent des investissements en logement social à la hauteur des besoins. Que ce soit pour dénoncer les reprises de possessions factices, la transformation de logements modestes en condos, l’accaparement de logements par les plateformes touristiques comme Airbnb, la discrimination effrontée lors de la location qui est pratiquée contre les ménages avec enfants et les personnes racisées, ou encore la main mise des propriétaires et des promoteurs sur le développement résidentiel, les groupes montréalais du FRAPRU organisent, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 juin, une série de dix (10) actions, dans différents quartiers. Lire la suite »

Le FRAPRU dénonce la discrimination et revendique du logement social pour tous et toutes

Montréal, le 6 avril 2019 – Alors que la région métropolitaine de Montréal fait face à une pénurie de logements locatifs, le FRAPRU dénonce la discrimination dans l’accès au logement. Répondant à l’appel du regroupement, quelques centaines de personnes manifestent cet après-midi, à Montréal, dans le quartier Saint-Michel, pour revendiquer le respect du droit au logement pour tous et toutes.

Le regroupement rappelle que les ménages locataires issus de l’immigration et les personnes racisées payent généralement plus cher que les ménages non-immigrants. Ils sont également plus nombreux à vivre dans un logement de taille insuffisante et sont victimes de discrimination dans la recherche de logement. Lire la suite »