Communiqués

Un plan gouvernemental en vue du 1er juillet qui doit être accompagné d’actions fortes pour se sortir de la crise

Montréal, le 19 mai 2022 – Même s’il apprécie que la ministre de l’Habitation Andrée Laforest ait annoncé plus tôt que l’an dernier son plan d’action en vue du 1er juillet, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) aurait souhaité qu’il soit accompagné d’annonces à plus long en terme, à commencer par des investissements supplémentaires en logement social, afin d’éviter qu’autant de ménages se retrouvent dans une telle situation de précarité. Il demande par ailleurs au gouvernement de se préparer à bonifier son plan pour la période des déménagements, s’il se montre insuffisant. Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, constate que les demandes d’aide de ménages à risque de se retrouver sans logis sont déjà en plus grand nombre que l’an dernier : « Il faut s’attendre à ce que la situation soit pire encore, la rareté s’étant étendue à plus grand nombre de milieux et la crise du logement continuant à se complexifier avec la flambée du coût du logement et la multiplication de pratiques spéculatives entraînant l’éviction des locataires  », affirme Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.

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Le collectif Sauvons le Mont-Carmel récipiendaire du prix François Saillant pour son action en faveur du droit au logement des aîné.e.s

Québec, le 12 mai 2022 – Le prix François Saillant, visant à reconnaître une action collective participant à l’avancement du droit au logement au Québec, est attribué cette année au collectif montréalais «Sauvons le Mont-Carmel» pour sa lutte afin d’éviter l’éviction des locataires de la Résidence privée pour aîné.e.s (RPA) Mont-Carmel , mais aussi de faire en sorte qu’une telle situation ne se reproduise pas dans d’autres résidences du même genre, et ce,  partout au Québec. Sa contribution exceptionnelle pour la défense des droits des résident.e.s  des RPA est ainsi soulignée. L’annonce en a été faite dans le cadre de la Grande fête de la solidarité de la Caisse d’économie solidaire qui a eu lieu aujourd’hui au Diamant.

Les résident.e.s de la RPA Mont-Carmel se sont fortement mobilisé.e.s dans la foulée d’un avis d’éviction les informant que leur complexe de 221 logements serait converti en août 2022 en un édifice de logements locatifs. Ils faisaient ainsi face à la fermeture de leur RPA en pleine crise du logement, comme des milliers d’autres personnes au Québec. Conséquemment, leurs loyers seraient considérablement augmentés tout en perdant les services spécialisés pour les aîné.e.s, tels la présence d’infirmières, les mesures de sécurité, l’accès à des espaces communs, etc.

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Le FRAPRU réagit au budget Freeland: «Une pluie de mesures, mais peu de progrès pour le droit au logement»

Montréal, le 7 avril 2022 – Même s’il consacre 10 milliards $ en cinq ans à l’habitation, le budget de la ministre des Finances, Chrystia Freeland, laisse le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) sur sa faim. « Le gouvernement Trudeau avait l’occasion de réellement faire progresser le droit au logement, comme il s’est engagé légalement à le faire; il a préféré multiplier les initiatives dont bien peu bénéficieront aux ménages à faibles revenus qui sont les premières victimes des crises actuelles », déplore Véronique Laflamme, porte-parole du regroupement québécois de 145 groupes. Il aurait, à son avis, été « préférable que le gouvernement concentre ses ressources sur la construction de logements sociaux, à caractère sans but lucratif, qui représentent la seule façon non seulement de réaliser en très grand nombre des logements locatifs vraiment abordables, mais aussi de s’assurer qu’ils le demeureront à long terme ».

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Budget Freeland: le FRAPRU espère un coup de barre en matière de logement

Montréal, le 4 avril 2022 – À quelques jours de la présentation du budget par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) réclame qu’il marque un changement majeur dans la Stratégie nationale sur le logement adoptée, il y a près de cinq ans, par le gouvernement Trudeau. Selon le regroupement québécois pour le droit au logement, les annonces budgétaires doivent aller bien au-delà de l’entente conclue, le 22 mars dernier, avec le Nouveau parti démocratique. La porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme, affirme que « la crise du logement qui sévit partout au Canada et notamment au Québec, nécessite autre chose que des demi-mesures comme celles contenues dans l’entente ». À son avis, « la Stratégie nationale sur le logement doit dorénavant être clairement orientée vers le développement de logements à caractère sans but lucratif, permettant de produire des appartements locatifs dont le loyer sera durablement accessible aux ménages à faibles et modestes revenus ».

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Manifestation pour exiger que le Québec protège mieux le droit au logement

Montréal, le 2 avril 2022– Alors que la période de recherche d’un logement s’annonce encore une fois éprouvante pour des milliers de locataires à travers le Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a profité d’une manifestation dans les rues de Montréal pour dénoncer les reculs actuels dans la mise en œuvre du droit au logement et réclamer que le gouvernement québécois se dote sans tarder d’une politique globale d’habitation. Des locataires de Gatineau, Longueuil, Châteauguay, Beauharnois, Trois-Rivières, Joliette, Québec et de différents quartiers montréalais ont rejoint la manifestation qui s’est terminée devant les bureaux montréalais du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Un peu plus tôt, plusieurs dizaines de personnes ont également pris part à une manifestation à Sherbrooke.

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Budget Girard – Le FRAPRU dénonce l’abandon du logement social en pleine crise du logement

Québec, le 22 mars 2022 – Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) réagit avec consternation au dernier budget déposé avant les élections générales par le ministre des Finances du Québec, Éric Girard. Alors que la pénurie de logements locatifs atteint presque tout le Québec, prenant en plusieurs endroits une ampleur dramatique, et que les loyers continuent de grimper en flèche, rendant intenable la situation des locataires à faibles et modestes revenus, le budget n’annonce le financement d’aucune nouvelle unité de logement social dans le programme AccèsLogis. « Comment le gouvernement Legault peut-il ignorer aussi grossièrement la crise du logement ? Comment peut-il abandonner ainsi des milliers de ménages locataires désespérés ? », a réagi la porte-parole du regroupement, Véronique Laflamme.

L’absence d’investissements pour la réalisation de nouveaux logements sociaux et communautaires dans le programme AccèsLogis, scandalise le FRAPRU qui y voit la preuve de son abandon par le gouvernement. Selon le regroupement, ça aurait été pourtant la façon la plus rapide de mettre rapidement en chantier des projets d’habitation sociale en attente de financement. Véronique Laflamme accuse le gouvernement de parler des deux côtés de la bouche : « la ministre de l’habitation, Andrée Laforest, continue d’affirmer qu’AccèsLogis se poursuit en complémentarité du nouveau Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ), mais le budget ne lui donne ni les moyens de finaliser enfin la totalité des milliers de logements déjà annoncés, qui sont bloqués faute d’un financement insuffisant, ni les moyens d’en réaliser d’autres ».

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500 organisations s’unissent pour réclamer une politique d’habitation au Québec

Montréal, le 1er mars 2022 – Quelque 500 organisations communautaires, syndicales, féministes, écologistes, étudiantes et autres, en plus d’une cinquantaine de personnalités publiques, se joignent au Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pour réclamer l’adoption par le gouvernement québécois d’une politique globale d’habitation basée sur le droit au logement, la réalisation massive de logements sociaux, tant coopératifs, sans but lucratif que publics, et un meilleur encadrement du marché privé.

Selon ces organisations, une telle politique est plus que jamais nécessaire compte tenu de la gravité et de la profondeur des crises en cours, dont la flambée du coût du logement, la rareté persistante de logements locatifs à loyer abordable, ainsi que l’aggravation de l’itinérance et de la discrimination lors de la location d’un logement. Les organismes affirment que l’adoption d’une politique d’habitation est aussi devenue incontournable, compte tenu de la montée de phénomènes comme les rénovictions, la location temporaire à des fins touristiques et la spéculation immobilière. Prenant exemple sur les conséquences qu’a eues la COVID-19 sur les populations les moins nanties, elles estiment impérieux d’agir pour éviter que leurs mauvaises conditions d’habitation les rendent plus vulnérables aux pandémies et aux dérèglements causés par les changements climatiques.

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Budget du 22 mars 2022: Les acteurs du logement social et communautaire dans l’attente d’un financement à la hauteur des besoins

Montréal, le 23 février 2022 – Alors que les plus récentes données sur le logement locatif publiées par la SCHL démontrent que la situation déjà précaire de milliers de ménages locataires risque de se détériorer, les principaux regroupements communautaires québécois impliqués dans le développement du logement social et communautaire ainsi que dans la lutte à l’itinérance ont de grandes attentes envers le 4ème budget du ministre des Finances, Eric Girard, qui sera finalement déposé le 22 mars.

L’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ) et le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ) s’alarment que la crise du logement qui sévit au Québec met à mal les conditions d’une grande partie de la population québécoise. Avant la pandémie, ce sont plus de 244 120 ménages locataires québécois qui avaient déjà des besoins impérieux en logement. Les attentes sont immenses pour pouvoir faire face à cette situation alors que la pénurie de logement s’accentue dans plusieurs régions du Québec. Avec un taux général d’inoccupation de la province s’élevant à 2,5%, la rareté de logements locatifs est maintenant présente partout au Québec. Elle est encore plus intense dans les petites municipalités. La hausse rapide des loyers qui en découle et qui s’ajoute aux autres effets de l’inflation menace les locataires déjà pris à la gorge selon les regroupements.

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Analyse plus approfondie sur le rapport sur le marché locatif : Le 1er juillet 2022 sera difficile pour les familles

Montréal, le 18 février 2022 –  « La période des déménagements sera difficile pour les familles en 2022, peut-être davantage que l’an dernier ». C’est l’avertissement qu’a lancé Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), en ajoutant que « ce sera aussi le cas dans la région métropolitaine de Montréal, même si le taux de logements inoccupés y atteint 3 % ».

Certaines données du Rapport sur le marché locatif, publié ce matin par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), inquiètent particulièrement le FRAPRU, notamment la rareté de logements de 3 chambres à coucher et plus, surtout s’ils sont à loyer moins élevé. Ainsi, dans la région métropolitaine de Montréal, leur taux d’inoccupation est de 2,1 % ce qui représente une baisse de 0,5 % par rapport à l’an dernier. Il n’est toutefois que de 0,2 % pour les logements se louant entre 750 $ et 899 $ et de 0,6 % pour ceux dont le loyer se situe entre 900 $ et 999 $. À l’opposé, le taux de vacance monte à 2,3 % dans les grands logements se louant plus de 1000 $ par mois. La situation est encore pire sur la Rive-Nord de Montréal, le taux de logements inoccupés des logements de 3 chambres à coucher et plus étant carrément de 0,0 %.

Dans la région métropolitaine de Québec, le taux de logements inoccupés des logements de 3 chambres à coucher et plus n’est que de 1,5 %, mais l’offre est encore plus serrée dans certains secteurs comme la Basse-Ville où il n’atteint que 0,3 %, la Rive-Sud où il est de 0,7 % et le secteur Saint-Augustin-Cap-Rouge où il est carrément de 0,0 %. À Gatineau, le taux est de 0,8 %, mais il descend à 0,1 % dans les logements dont le loyer se situe entre 800 $ et 899 $.

Les logements familiaux sont également très rares dans la région de Trois-Rivières, leur taux de logements inoccupés n’étant que de 0,6 %. À Saguenay, il est de 0,9 %.

Dans la ville de Sherbrooke, le taux de logements inoccupés des grands logements familiaux n’est que de 0,5 %. Même si les données ne sont disponibles que pour la région métropolitaine dans son ensemble, ces logements sont plus rares quand le loyer est moins élevé. Le taux de logements inoccupés est en effet de 0,0 % pour les logements se louant moins de 700 $ et de 0,2 % dans ceux dont le loyer varie entre 700 $ et 799 $ par mois.

Plus cher encore pour les logements disponibles à la location

L’autre grande donnée considérée inquiétante par le FRAPRU est la plus grande cherté des loyers dans les logements qui sont en location que dans ceux qui sont présentement occupés. Même l’écart entre les logements inoccupés et occupés est sous-estimé dans le Rapport de la SCHL par rapport aux logements en location sur Kijiji (dont la compilation est faite annuellement par le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec), certaines disparités sont néanmoins remarquables. Ainsi, sur l’Île de Montréal, le loyer moyen est de 905 $ dans les logements occupés, mais il monte à 992 $ dans ceux qui sont inoccupés, ce qui représente une différence de près de 10 %. À Laval, cette différence est de 27 % et sur la Rive-Sud de 16 %. Certains arrondissements de Montréal connaissent aussi des écarts importants dont Rosemont-Petite-Patrie où il est de 24 %, Anjou-Saint-Léonard où il se situe à 9 % et le centre-ville où il atteint 7 %.

À Gatineau, le loyer moyen des logements qui sont en location atteint maintenant 1063 $, ce qui représente une différence de 8 % par rapport aux logements occupés. Dans la région métropolitaine de Québec, où le loyer des logements inoccupés est de 1050 $, l’écart est de 15 %. À Saguenay, il est de 7 %. Dans la région de Sherbrooke, il est de 10 %, mais il grimpe à 21 % dans les logements de trois chambres à coucher et plus.

Véronique Laflamme constate que « les personnes à la recherche d’un logement pour le 1er juillet se buteront à des logements dont les loyers seront hors de la portée de leur budget, surtout dans le cas des ménages à plus faible revenu ». « Comme la situation ne s’améliorera visiblement d’elle-même, il est temps que le gouvernement du Québec agisse en mettant en place des mesures structurantes, notamment en lançant un grand chantier de logements sociaux pour répondre à la diversité des besoins dans son prochain budget », conclut la porte-parole.


Ce communiqué détaillé fait suite à une première réaction générale publiée plus tôt.

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Pour plus d’informations

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU :  418 956-3403

www.frapru.qc.ca

Rapport sur le marché locatif de la SCHL: La crise est encore plus vive, constate le FRAPRU

Montréal, le 18 février 2022 Même si le Rapport sur le marché locatif de l’automne 2021, publié ce matin par la SCHL, montre une légère augmentation des taux de logements inoccupés dans la région métropolitaine de Montréal, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) constate que la pénurie de logements locatifs s’aggrave dans les autres régions métropolitaines du Québec, en particulier à Sherbrooke (0,9 %), Trois-Rivières (0,9), Gatineau (1,1 %) et Saguenay (1,7 %), ainsi que dans la presque totalité des centres urbains du Québec.

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