Communiqués

Québec annonce 500 nouveaux logements par année d’ici 2028: une réponse aux besoins loin d’être suffisante!

Montréal, le 23 novembre 2021 – Dans ce qui semble être une tentative de calmer le jeu au lendemain d’élections municipales où l’enjeu du logement s’est largement imposé comme une priorité, et alors que la pression monte de toutes parts pour exiger un réinvestissement majeur en logement social et communautaire, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, a publié un communiqué pour « confirmer ses priorités » pour l’utilisation des sommes qui découlent de l’Entente Canada-Québec sur le logement.

D’entrée de jeu, l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires d’HLM du Québec (FLHLMQ), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) constatent que le communiqué de la ministre n’annonce en fait aucun nouvel investissement en logement. En effet, les montants qui s’y trouvent avaient déjà été annoncés il y a un an quand Ottawa et Québec avaient finalement conclu leur entente, dans le cadre de la stratégie fédérale sur le logement. En ce sens, pour les regroupements, le communiqué d’hier sent un peu le réchauffé.

L’utilisation des sommes allouées dans le troisième volet de cette entente pour bonifier le programme Allocation-logement était déjà connue. Pour ce qui est du deuxième volet, la rénovation du parc de logements HLM, confirmée hier, s’imposait et était attendue avec impatience, ce dont on ne peut que se réjouir. Il reste à voir, cela dit, si les fonds qui seront consacrés à la rénovation des HLM incluront les 6 000 logements des habitations à loyer modique appartenant à des coopératives et organismes sans but lucratif d’habitation, ou si le gouvernement les réservera uniquement aux HLM de propriété publique.

Dans son communiqué, la ministre précise par ailleurs l’utilisation que le gouvernement compte faire des sommes allouées dans le premier volet de l’entente. Ce montant de 279 millions $, nous dit-on, permettra « la construction de plus de 3 000 logements sociaux et abordables entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2028 ». Or, les regroupements constatent qu’on ne nous donne aucun détail sur le type de logements dont il est ici question.

On sait que le programme AccèsLogis est actuellement en révision et que la ministre a déjà annoncé sa volonté de le remplacer par un programme qui sera ouvert aux promoteurs privés à but lucratif. Est-ce que ce sera le cas de ces 3 000 logements, en tout ou en partie? Ces logements seront-ils alors réellement abordables et si oui, pour combien de temps? À cet égard, les regroupements rappellent que le seul logement abordable pérenne est le logement social et communautaire, de propriété collective – qu’il soit public et à loyer modique, coopératif ou sans but lucratif.

Aussi, les regroupements s’interrogent à savoir s’il s’agira bel et bien de nouveaux logements, ou si ces 3 000 unités ne font pas simplement partie des 7 000 logements dont le communiqué nous informe être déjà « en développement ».

Pour l’AGRTQ, la CQCH, la FLHLMQ, le FRAPRU et le RQOH, s’il s’agit en effet de 3 000 nouveaux logements sur un horizon de six ans, cela demeure de toutes façons bien en-deçà des besoins criants et de la demande d’au moins 5 000 logements par année portée par les intervenants sur le terrain un peu partout au Québec. En ce sens, les regroupements réitèrent leur demande que le mini-budget déposé jeudi prévoit de nouveaux investissements pour lancer sans délai la construction massive de nouveaux ensembles de logements sociaux et communautaires. S’il le fait, le gouvernement montrera qu’il veut réellement répondre aux besoins des dizaines de milliers de ménages locataires actuellement forcés de vivre dans des logements trop chers, insalubres ou non-sécuritaires.

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Pour informations ou demandes d’entrevue :

Véronique Laflamme, FRAPRU : 418 956-3403

Éloïse Houpert, AGRTQ : 438 351-5245

Claude Rioux, RQOH : 514 523-6928

Nathalie Genois, CQCH,  418 572-6084

Robert Pilon, FLHLMQ :  514-951-1837

Minibudget du 25 novembre: Des investissements supplémentaires immédiats nécessaires pour contrer la crise du logement et faire lever de terre des milliers de logements sociaux et communautaires

Montréal, le 21 novembre 2021 – Alors que plusieurs villes viennent de se doter d’objectifs clairs de réalisation de plusieurs milliers de logements sociaux et communautaires au sortir de la campagne électorale municipale, les attentes envers le minibudget qui sera déposé le 25 novembre sont grandes dans le milieu communautaire en habitation. L’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ),  le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) sonnent l’alarme : si le ministre des Finances ne prévoit pas d’investissements supplémentaires immédiats, les centaines de nouveaux logements sans but lucratif, coopératifs et publics attendus dans plusieurs régions du Québec devront encore attendre.

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Un Grand Forum expose les conséquences désastreuses de la crise du logement

Montréal, le 10 novembre 2021 – Un Grand Forum virtuel sur les crises du logement organisé hier par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), a réuni 150 personnes provenant de différentes régions du Québec et même d’autres provinces canadiennes, pour entendre une trentaine de témoignages révélateurs des conséquences désastreuses des crises du logement. Ils provenaient de plusieurs quartiers de Montréal, mais aussi de Rimouski, Grande-Rivière, Joliette, Mirabel, Gatineau, Longueuil et Saint-Jérôme.

Les locataires, et dans certains cas, des intervenantes, ont raconté les difficultés vécues lors de la recherche d’un logement adéquat par les femmes victimes de violence conjugale, les grandes familles, les Autochtones, les personnes racisées, surtout celles qui ont immigré récemment, les personnes en situation d’handicap et toutes les personnes dont le revenu ne permet plus de payer le loyer sans couper dans d’autres besoins essentiels. Plusieurs ont également témoigné des conséquences des tentatives d’évictions sur leurs vies et celles de leurs voisinages: insécurité, stress, dépression, perte de réseaux d’appartenance. Des locataires ayant obtenu gain de cause ont insisté sur l’importance de défendre ses droits, mais également d’obtenir de meilleures protections juridiques.

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Élections montréalaises et logement social: le FRAPRU publie son bulletin de fin de campagne

Montréal, le 4 novembre 2021 – À deux jours du vote, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se réjouit que le logement ait été un enjeu central de la campagne électorale montréalaise. Vu la hausse affolante des loyers dans tous les arrondissements, la pénurie de logements locatifs en périphérie et les opérations de « réno-viction » qui chassent les locataires de leurs logements et de leurs quartiers, il est satisfait que les principaux partis en lice aient pris des engagements chiffrés de développement de logement social. Il est toutefois déçu que Projet Montréal et Ensemble Montréal aient fait preuve de si peu d’ambition dans leurs promesses, malgré les besoins criants. Le regroupement est aussi consterné que la protection des locataires contre les évictions illégales n’ait fait l’objet d’aucune attention de la part des principaux partis. Il publie aujourd’hui son traditionnel bulletin de fin de campagne.

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Crise du logement: Front commun contre le financement du privé

Québec, le 28 octobre 2021 – Une semaine après le discours inaugural qui ne plaçait pas la situation préoccupante du logement dans les priorités de la session parlementaire, l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ),  le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) interpellent le gouvernement Legault, avec l’appui des porte-parole en habitation des trois partis d’opposition, Marie-Claude Nichols, députée de Vaudreuil (PLQ), Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion (QS) et Véronique Hivon, députée de Joliette (PQ).

Alors que la majorité des villes du Québec sont aux prises avec une sévère pénurie de logements locatifs, dont les effets s’ajoutent à ceux de la spéculation immobilière, et qu’on assiste à l’effritement du parc de logements locatifs encore abordables, les 5 regroupements impliqués dans le développement du logement social et communautaire craignent que les problèmes de logement vécus par les locataires ne s’intensifient si le gouvernement du Québec n’annonce pas rapidement des fonds supplémentaires.  Ils pressent Québec de le faire dès la mise à jour financière prévue cet automne.

Malgré des appels répétés, le logement social et communautaire — le seul de propriété collective dont on a la certitude qu’il sera abordable de façon pérenne — continue d’être réalisé au compte-gouttes. Depuis l’élection de la Coalition avenir Québec, à peine 3750 ont été bâtis, malgré la promesse d’en livrer 15 000. Résultat : les logements hors marché privé représentent un faible pourcentage des logements construits ces dernières années, et il y a de moins en moins d’alternatives pour les locataires qui cherchent à se loger décemment.  Les logements privés récemment construits s’avèrent hors de prix, ne répondant pas aux besoins de la majorité des ménages locataires du Québec, dont le revenu médian est de 37 392$, encore moins à ceux des ménages à revenus faibles et modestes, s’inquiètent les regroupements

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Bulletin électoral du FRAPRU : Conservateurs et Libéraux obtiennent les pires résultats sur le logement social

Montréal, le 17 septembre 2021 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) se réjouit que, pour une rare fois, le logement ait été un des enjeux qui ont retenu l’attention durant la campagne électorale fédérale qui s’achève. Cependant, il déplore que le Parti libéral et le Parti conservateur, qui mènent dans les sondages, n’aient pas pris d’engagements clairs en faveur des personnes mal-logées, même si leurs discours pouvaient laisser croire qu’ils s’en préoccupaient. Le regroupement craint que les graves problèmes vécus par les 1,2 million de ménages locataires canadiens (dont 244 120 au Québec), qui ont des besoins impérieux de logement, ne soient banalisés.  

« Les solutions mises de l’avant par les partis qui risquent de prendre le pouvoir lundi sont des incitatifs au marché privé pour construire et pour acheter », résume Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU. « Or, cela ne permettra pas aux locataires à faible et modeste revenus qui ont des besoins urgents de sortir de la crise », souligne-t-elle au moment où l’organisme publie son bulletin de fin de campagne, en attribuant à chacun des partis des notes pour leurs engagements en logement.

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Des militantes et des militants du FRAPRU interpellent Justin Trudeau sur la crise du logement

Montréal, le 14 septembre 2021 – À moins d’une semaine de la fin de la campagne électorale, déçus de l’absence d’engagements de son parti pour améliorer la situation des ménages locataires ayant des besoins impérieux de logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et les comités logement de sa circonscription interpellent bruyamment le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau. Une action tintamarre rassemblant 80 personnes se tient devant son bureau de campagne, au 7000 avenue du Parc, à Montréal.

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FRAPRU Activists Call on Justin Trudeau to Take Action on the Housing Crisis in his Own Riding

Montreal, September 14 2021 – With less than a week to go before the end of the election campaign, disappointed by the lack of commitments from his party to improve the situation of tenant households with urgent housing needs, the housing committees in his riding, along with FRAPRU, are loudly calling on the Liberal Party leader, Justin Trudeau. A noise demonstration gathering 80 people has just begun in front of his campaign office at 7000 avenue du Parc, which is currently being occupied by tenants from his riding.

Montreal tenants are facing a serious housing crisis that is likely to continue if strong measures aren’t quickly put in place. In Villeray and Parc-Extension, neighbourhoods represented by the Liberal party leader, the scarcity of rental units, the rapid rise in rents, real estate speculation and the increasing number of fraudulent evictions is making the situation very precarious for many tenant households. Many are no longer able to find housing in the neighborhoods they’ve lived in for years. Even before the pandemic and the rent increases of the last years, 16,100 tenant households in the borough of Villeray-Saint-Michel-Parc-Extensions lived in unaffordable housing and 6,445 lived in housing that was too small. “The public health crisis exposed the serious physical and mental health consequences for tenants in Mr. Trudeau’s riding living in substandard or overcrowded housing, and in particular for the development of children and the safety of abused women. One would hope that this would lead to greater interest on his part, but it didn’t”, lamented Amy Darwish, coordinator with the Comité d’Action de Parc-Extension. “We can’t be satisfied with half-measures when faced with the magnitude of needs, either in Parc-Extension or in Villeray. Much more needs to be done to support low-income tenants in these two neighborhoods.”

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La gravité de la crise du logement commande des engagements ambitieux de la part des partis fédéraux

Pour du logement vraiment abordable, il faut cibler le logement social (photo: André Querry)

Montréal, le 23 août 2021 – Alors que les locataires du Québec et d’ailleurs au Canada sont aux prises avec une sévère et durable crise du logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) interpelle les partis voulant former le prochain gouvernement canadien afin qu’ils prennent des engagements clairs en faveur du logement social. Selon Véronique Laflamme, porte-parole de l’organisme, « le logement social est la seule formule qui soit abordable de façon pérenne et qui permette de diminuer significativement le nombre astronomique de ménages locataires ayant des besoins urgents».

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Bilan du 1er juillet : le FRAPRU exige des mesures structurantes pour sortir de la crise

Montréal, le 2 juillet 2021 – Lors de son bilan annuel de la journée des déménagements, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) affirme que près de 500 ménages locataires du Québec étaient toujours à la recherche d’un nouveau logement le 1er juillet. Il précise que les chiffres dont il dispose ne tiennent compte que des ménages qui sont accompagnés par les services d’aide mis en place par les municipalités. Ils excluent les locataires qui ne les ont pas contactés parce qu’il n’y en avait pas dans leur municipalité ou parce qu’ils ont choisi de se débrouiller par leurs propres moyens. Il ne compte pas non plus les nombreux ménages qui ont été accompagnés au cours des derniers jours et qui ont réussi à signer un bail pour le 1er juillet. Le FRAPRU souligne que ce chiffre est supérieur à celui de l’an passé, mais aussi à ce qu’il était il y a vingt ans, en 2001, alors que le gouvernement québécois avait dû reconnaître, après bien des hésitations, l’existence d’une crise du logement.

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